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Critiques Séries : CSI : Cyber. Saison 2. Episodes 2 à 4.

6 Janvier 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : CSI Trilogie

Critiques Séries : CSI : Cyber. Saison 2. Episodes 2 à 4.

CSI : Cyber // Saison 2. Episodes 2 à 4. Heart Me / Brown Eyes, Blue Eyes / Red Crone.


Le problème avec CSI : Cyber, c’est qu’elle ne renouvelle pas du tout le genre. Elle tente de nous faire croire qu’elle est plus originale, plus moderne avec sa technologique omniprésente sauf que le résultat est toujours aussi décevant. Le premier épisode de la saison 2 démontrait à quel point CSI : Cyber avait finalement déjà tout dit de ce qu’elle pouvait raconté. Si Anthony E. Zuiker pensait probablement que le sujet des nouvelles technologies et des crimes qui pouvaient être liés était quelque chose d’intéressant à développer, je crois que l’erreur a été de penser CSI : Cyber comme une version de CSI traditionnelle. Je me demande si au fond la série n’aurait pas dû développer cette série comme une sorte d’anthologie, permettant de prolonger le plaisir que l’on a pu prendre devant les trois séries inspirées de CSI. La saison 2 poursuit son exploration des thèmes possibles : que cela soit des applications de rencontre (2.02), le kidnapping au travers d’une application pour enfants (2.04) et j’en passe. Sauf que toutes ces idées mettant en scène Internet, le téléphone, etc. n’a pas véritablement de sens ou en tout cas ne nous réserve aucune surprise. Le meilleur épisode de ces trois est « Red Crone » mais ce dernier avait tout d’un épisode d’Esprits Criminels avec le twist qui va avec (nous plongeant en plus dans une sorte de chasse à l’homme).

Ce qui m’amuse tout de même avec CSI : Cyber c’est le fait qu’elle se prenne autant au sérieux. L’arrivée de Ted Danson aurait pu apporter un peu plus à la série mais j’ai l’impression que c’est tout le contraire. Il raccroche encore un peu plus la série aux racines de la série originale. Ce devrait être une bonne chose que de faire le lien entre les deux séries sauf que c’est une façon de rappeler les techniques passées et donc de faire de CSI : Cyber une série datée qui parle pourtant de choses modernes (mais pas avec le ton moderne que l’on pouvait saluer quand Les Experts est apparue en 2000 à la télévision américaine). Ces trois épisodes tentent aussi de développer un peu plus les relations entre les personnages. Notamment autour d’Elijah dont l’histoire personnelle confronte Avery, les peurs de cette dernière qui viennent constamment la hanter, sans parler de la relation entre Avery et D.B. qui semble plonger la série dans une sorte de catatonie romancée. Il y a une alchimie entre Ted Danson et Patricia Arquette mais c’est tellement mal fichu que l’on a l’impression que les scénaristes de la série ont appris à créer des romances ailleurs que dans la réalité. Tout est surréaliste mine de rien là dedans. Le fait est que CSI : Cyber a besoin de développer ses personnages pour que l’on ait de la peine pour eux ou que l’on ait en tout cas envie de s’en faire dès qu’ils vont mal.

C’est justement là que l’échec de CSI : Cyber est d’autant plus palpable. On ne ressent jamais le besoin de se soucier de ce qui arrive à Avery (alors que ce devrait justement être quelque chose de très important) ou même de ce que la série cherche à faire entre Raven et Brody, et j’en passe. Au travers des thématiques exploitées dans ces trois épisodes, le mythe du Petit Poucet ou de Hansel & Gretel fonctionne bien dans « Red Crone ». La série mère a souvent réécrit des contes à sa façon afin d’en faire des affaires policières. C’est souvent des épisodes originaux mais pour le coup, je trouve que ici il manque un petit quelque chose. Ce qui prend du temps c’est de mettre en place l’histoire autour des cas de la semaine. L’épisode 2.03 est d’ailleurs l’un des plus mauvais que j’ai pu voir. Je n’ai même pas envie d’en garder une once tant le tout évolue de façon particulièrement ennuyeuse. Certes, CSI : Cyber a ses moments bien à elle mais tout le monde surnage au milieu d’un scénario qui part dans tous les sens et qui nous donne l’impression de voir une série datée. C’est assez drôle de voir que finalement, le ton de cette série est très proche de ce qui se faisait dans les années 90 alors que quand CSI a débarqué dans le paysage sériel, c’était une révolution, une nouvelle vision du monde des séries policières avec un point de vue jamais vraiment exploité.

Ici, c’est tout le contraire qui se passe. Cette régression technologique va de paire avec la technophobie qu’elle cherche à mettre en scène (sans succès). On ne peut pas vraiment avoir peur de la technologie car l’on sait très bien (enfin, pour beaucoup je pense) ce dont elle est capable. Plutôt que de se concentrer sur des crimes originaux, sur des hackings qui valent le coup, CSI : Cyber reste la petite série à la semaine qui consomme des cas perdus au fond des Etats-Unis, là où CSI : Cyber aurait pu avoir une dimension plus internationale et faire interagir des choses plutôt que de rester aussi statique que les autres séries de la franchise (qui étaient d’ailleurs plus vivantes en restant cloisonnées dans un seul et même lieu). Le lieu est aussi important pour CSI : Cyber alors qu’aucun des épisodes ne nous donne l’impression que l’on va ailleurs. Si ce n’est pas un problème pour une série comme Esprits Criminels dont les décors restent souvent assez similaires, ça l’est pour CSI : Cyber qui doit démontrer un sentiment de globalité.

Note : 3/10. En bref, ce n’est pas une romance entre D.B. et Avery qui va sauver la série du trou dans lequel elle est tombée.

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