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Critiques Séries : Jericho (UK). Saison 1. Pilot (UK).

12 Janvier 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Jericho

Critiques Séries : Jericho (UK). Saison 1. Pilot (UK).

Jericho // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Quand ITV tente de faire son Hell on Wheels, cela donne Jericho. La série de Steve Thompson n’est pas forcément brillante mais le scénariste qui a déjà travaillé sur Doctor Who ou encore Sherlock, parvient à entrer dans les clous avec une série historique qui colle parfaitement à l’idée que l’on peut se faire d’une série historique britannique. Avec tout ce que cela comporte de trucs pas toujours très finauds bien évidemment. L’histoire là dedans, n’est peut-être pas non plus ce qu’il y a de plus passionnant mais ils tentent de nous raconter ce qui se passait dans le Yorkshire en 1870. C’est ambitieux et visuellement, la série parvient à nous lécher les yeux. C’est quelque chose qui est souvent (voire toujours) réussi chez les britanniques et leurs séries d’époque. Ils savent toujours comment s’y prendre afin de nous émerveiller. Du coup, Jericho n’offre rien d’exceptionnel mais pourrait bien être une petite série à suivre sans trop de problèmes si jamais la suite se donne les moyens d’être réussie bien évidemment. Il y a encore sept épisodes avant la fin de la saison alors il  y a encore énormément de choses à découvrir. Je pense que ITV cherche désespérément une digne descendante à Downton Abbey. Visuellement, on retrouve d’ailleurs un peu de l’ancienne série de ITV, dans les vêtements, l’ambiance, etc.

1870, dans le Yorkshire Dales, la famille Quaintain se lance dans une épopée pour rejoindre la ville de Jericho. A l’ombre du viaduc en construction se joue une histoire humaine, entre romance, danger et dépaysement. Ce cadre spectaculaire est le théâtre d’une communauté de frontière et de la lutte épique de survie des Quaintain.

La narration est un peu trop proprette ce qui peut être une erreur dans le sens où j’aurais préféré une série un poil plus prise de risques. De plus, Jericho oscille entre les genres, entre le western et la série en costume sur le monde industriel de l’époque. Pour prendre un point de comparaison, Hell on Wheels a toujours assumé le fait qu’elle était un western. Ici, Jericho n’assume pas suffisamment bien ses idées ce qui ne permet malheureusement pas de prendre autant de plaisir que l’on ne pourrait probablement le souhaiter. Jericho n’est donc pas vraiment un western (ou un northern pour jouer avec les mots). Et pourtant, la série a tous les poncifs du film de cowboys avec ses protagonistes, ses intrigues et son ambiance. Mais je pense que le but de cette série est bien différent, notamment celui de nous raconter l’histoire d’un point de vue plus conventionnel, comme ce que les britanniques font habituellement avec les séries en costumes. C’est donc prendre un point dans l’Histoire du pays, en faire une série (ou tenter d’en faire une) et voir ce qui se passe par la suite. Le résultat n’est pas tout aussi passionnant que l’on ne pourrait probablement l’espérer, mais il y a de bonnes idées malgré tout.

Notamment car on retrouve derrière certains personnages comme Annie Quaintain (incarnée par Jessica Raine vue dans Call the Midwife). Dans ce premier épisode, on ne perd pas vraiment de temps alors que nous avons très rapidement une explosion, trois morts, deux enterrements, etc. En somme, Jericho veut nous démontrer qu’elle n’a pas froid aux yeux et qu’elle est capable de surprendre son téléspectateur. Je pense que Jericho prend le problème à l’envers et c’est bien dommage, d’autant plus que l’on ne peut pas dire que Jericho n’ait pas réussi à faire énormément de choses. Au contraire, je trouve que globalement avec son casting il y a quelque chose qui fonctionne correctement (et c’est bien ça le but aussi de cette série). En étant un peu hybride sur les bords (western/série historique en costumes sur le monde industriel d’une époque), Jericho tente d’être un peu marginale et de proposer aux téléspectateurs une vision un peu novatrice des choses. Malheureusement, on ne peut pas dire que cela soit brillant non plus. C’est bien pour cela que je me demande vraiment ce dont Jericho est capable sur la longueur. Enfin, on verra bien de toute façon.

Note : 5/10. En bref, en étant un peu bancale, Jericho hésite et c’est dommage.

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