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Critiques Séries : Les Experts : Cyber. Saison 2. Episodes 5 à 10.

15 Janvier 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : CSI Trilogie

Critiques Séries : Les Experts : Cyber. Saison 2. Episodes 5 à 10.

Les Experts : Cyber // Saison 2. Episodes 5 à 10.
BILAN


CBS a tout de même eu l’oeil en commandant CSI : Cyber. Je dis ça ironiquement bien entendu. Le problème c’est que cette saison 2 avait toutes les cartes en main pour faire oublier les problèmes de la saison 1. Mais ce qui était annoncé comme une sorte de reboot (l’arrivée de Ted Danson, quelques changements ici et là) s’est avéré être tout sauf original. CSI : Cyber use et abuse encore des mêmes codes même si la bonne idée aura tout de même été d’apporter un peu de lumière dans un monde qui était au départ ultra sombre. La première saison avait énormément de mal à rutiler, peut-être car justement le scénario était sombre et plongé dans une ambiance ultra pesante. Si l’on met de côté le fait que CSI : Cyber ne sait pas du tout de quoi elle parle, il y a tout de même des ingrédients classiques qui font penser aux CSI (de n’importe quelle déclinaison). Sauf que je ne pense pas que c’était le but premier de CSI : Cyber. Ce qui reste tout de même fascinant avec l’univers de la série c’est le fait qu’elle garde l’empreinte d’une série qui a influencé durant plusieurs années le monde des séries policières. Sauf que CSI : Cyber a aussi l’aspect Deep Web associé à elle, ce qui complique un peu plus l’affaire. Jusqu’à ce que l’on se rende compte aussi que tout cela est une vaste fumisterie.

Les menaces d’Internet c’est intéressant à traiter, sauf que je me demande vraiment si CSI : Cyber n’a pas raté le coche en cherchant à faire comme les autres spin off. L’intérêt de cette série aurait peut-être été de se transformer en une série différente, prenant en compte les évolutions modernes des séries et de la narration : jongler autour d’une intrigue fil rouge et développer les personnages et la tension tout autour. Cela n’aurait pas empêché CSI : Cyber de faire quelques cas de la semaine ici et là histoire de remplir un peu les 13 épisodes mais franchement, le problème est clairement là. Car CSI : Cyber n’est pas faite pour être une série aussi classique et redondante qu’elle ne l’est actuellement. A chaque nouvel épisode on peut déjà anticipé tout le reste, le déroulé et même la typologie des affaires. Anthony E. Zuiker a probablement eu du mal à grandir au fil des années et à faire évoluer l’idée qu’il avait au début des années 2000 en quelque chose de légèrement différent. Pourtant, il y a des scènes qui restent agréables, notamment quand CSI : Cyber tente de se concentrer sur la vie personnelle de nos personnages. C’est dans ce genre de moments que CSI : Cyber sort du lot et nous offre quelque chose de complètement différent.

C’est aussi pour ce genre de choses que j’apprécie la série qui a en parallèle un concept à la mécanique trop précise, trop lissée. Il n’y a pas vraiment de place pour sortir des carcans et les affaires se ressemblent. L’arrivée de Ted Danson s’est faite brutalement au début de la saison, sans originalité et le moins que l’on puisse dire c’est que ce ne sont pas ces 6 épisodes qui vont changer grand chose. Si sa place est bien installée, c’est en grande partie car il retrouve plus ou moins le rôle qu’il avait déjà dans la série mère. Dans un sens, c’est une bonne chose dans le sens où il permet d’apporter une certaine forme d’unité à un ensemble qui partait un peu en sucette et dans tous les sens lors de la première saison. Ce que l’on peut donc apprécié ici c’est le fait que D.B. Russell imprègne la série de sa présence, rappelant certains éléments intéressants de la série mère. Il faut dire que Russell a largement été calqué sur Grissom, avec son côté parfois un peu excentrique mais qui lui sied à merveille. CSI : Cyber était au départ une série ultra rigide, avec laquelle il était difficile d’anticiper et surtout de pénétrer l’univers. Cette saison 2 décante donc une partie des choses au fil des épisodes. Surtout du point de vue de la vie personnelle de chacun.

En intégrant un peu plus de scènes personnelles, CSI : Cyber se permet aussi de sortir un peu des carcans du genre et de nous faire légèrement oublier le côté parfois dépassé de CSI aujourd’hui. De nos jours, les séries policières se construisent différemment. Si l’on ne peut que reconnaître l’ambition qu’il y a derrière CSI : Cyber, ce que j’ai un peu de mal à comprendre c’est pourquoi avoir été têtu pour ce spin off et ne pas avoir voulu briser un peu les chaînes. Je suis persuadé en plus de ça que la série avait le potentiel d’être beaucoup plus, de casser un peu la mécanique afin d’en créer une nouvelle, en s’inspirant un peu de ce qui se fait autour. Car cette saison 2 manque justement d’un peu de cette liberté dont semblent être frappées les séries aujourd’hui. Il ne reste que trois épisodes avant la fin de la saison et avec des audiences en demi-teinte, CSI : Cyber ne devrait probablement pas connaître de saison 3 à moins que CBS ne soit plus généreuse… d’autant plus qu’elle a d’autres chats à fouetter que celui d’une franchise qui se vend encore très bien à l’international…

Note : 4.5/10. En bref, si grâce à quelques fulgurances et idées la saison sort un peu du lot, l’ensemble reste parfois trop frigide à cause de cas de la semaine prévisible et ennuyeux. Il serait temps pour Anthony E. Zuiker et cie de se réveiller…

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