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Critiques Séries : Subject to Change. Saison 1. Pilot (Australie).

26 Janvier 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Subject to Change

Critiques Séries : Subject to Change. Saison 1. Pilot (Australie).

Subject to Change // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Parler d’homosexualité, aussi bien masculine que féminine, dans une série, n’est pas ce qu’il y a de plus simpliste. Pourtant, il y a des séries qui ont déjà réussi à le faire de façon assez intelligente, notamment The Fosters (en prenant le point de vue d’un jeune garçon en pleine puberté) et puis beaucoup de séries pour adolescents ont déjà traité du sujet de l’homosexualité. C’est maintenant au tour des australiens de créer une série sur le développement de relations homosexuelles chez les adolescents qui sont perdus tant dans leur vie personnelle que dans les choix futurs qu’ils vont devoir faire. Subject to Change est probablement la première série pour adolescent(e)s dont les héros sont attirés par des personnes du même sexe. C’est au centre de la narration, mais cela ne veut pas pour autant dire que Subject to Change cherche à en faire des tonnes. Bien au contraire, je trouve que c’est une série sur une prise de conscience, sur une façon de dépeindre la société actuelle comme elle est, avec un petit coup de pouce de la fiction. Ces adolescents doivent dans ce premier épisode nous préparer à la suite de la saison mais surtout nous permettre de ressentir les émotions complexes et conflictuelles qu’ils ressentent.

L’expérience d’adolescents lycéens alors qu’ils développent des sentiments homosexuels.

Créée par Thomas Buxereau, un jeune scénariste sorti de nulle part, Subject to Change n’a pas tous les défauts des séries australiennes. Il y a une narration très moderne, qui fonctionne très bien, en grande partie car les personnages sont présentés un à un dans leurs environnements personnels. Que cela soit le garçon un peu perdu dans ses pensées et dans ses messages, la jeune fille qui adore la chanson (et les filles par la même occasion), sans compter que cela n’est jamais fait de façon brutale. Au contraire, Subject to Change cherche à prendre son temps, poser des bases afin de développer par la suite ces émotions contraires que chacun peut ressentir. Je suis persuadé que cette série peut évoluer et ces jeunes acteurs, inconnus au bataillon, parviennent à nous faire ressentir quelque chose de vrai et de fort. C’est une série sincère, qui mise sur ce qui pourrait se passer dans la vraie vie. Par moment, Subject to Change ressemble à une série de Freeform, mais pas totalement non plus alors que la série s’attache justement à tout un tas de belles choses. J’ai beaucoup aimé la fin de cet épisode bien qu’un poil prévisible. Elle permet de rappeler aussi que les sentiments développés tout au long de ce premier épisode sont là pour créer des choses et pas pour créer des barrières.

Car cela aurait très bien pu être une fin s’achevant sur la fuite de deux personnages, sur la fin de ce qui pourrait être une bonne idée, une relation mignonne et touchante. J’ai aussi hâte de voir les filles s’éveiller. Je ne suis pas une femme, et encore moins lesbienne, et pourtant, je trouve les personnages féminins beaucoup plus curieux et intéressants que les personnages masculins pour le moment. Je suppose qu’il va falloir attendre que se développe l’histoire de nos deux jeunes garçons pour que je me prononce mais pour le moment, les plus belles émotions de l’épisode proviennent justement des jeunes filles. Subject to Change est en tout cas une série plutôt agréable dans son ensemble, mise en scène par une équipe de jeunes créateurs avec un rêve qu’ils ont pu mettre en oeuvre grâce au crowdfunding. En effet, le projet de pilote de Subject to Change avait été posté sur Pozible il y a plus d’un an de ça. Le projet avait même réussi à rassembler presque le double des 15 000 dollars demandés au départ. En espérant que Subject to Change ait droit à plus d’épisodes (en tout cas, je serais au rendez-vous).

Note : 7/10. En bref, un premier épisode à déguster tel une mignardise sortie de nulle part.

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