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Critiques Séries : Elementary. Saison 4. Episodes 10 et 11.

8 Février 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : Elementary

Critiques Séries : Elementary. Saison 4. Episodes 10 et 11.

Elementary // Saison 4. Episodes 10 et 11. Alma Matters / Down Where The Dead Delight.


Il y a une scène assez intéressante dans « Alma Matters » qui sort du lot et permet aussi de voir à quel point Elementary est une bonne série, avec une vraie réflexion intérieure et pas qu’une série policière qui veut sortir son cas tel un dégueuli. La scène où Sherlock et Nieves discutent de pourquoi Nieves est en train d’être accusé d’un meurtre que Sherlock sait qu’il n’a pas commis est importante. Sherlock est un personnage intelligent, parlant ici de ce qu’il ressent et de ce qui fait aussi plus ou moins sa force de caractère. Bon, pourquoi voudrait-il confesser quelque chose qu’il n’a pas fait ? Premièrement, Lily Cooper était son ami et en confessant le meurtre il laisserait un autre meurtrier loin de la justice. Nieves est celui qui doit tomber alors qu’au fond il n’a rien fait de mal. Mais d’un autre côté, Nieves n’admet rien du tout. C’est une scène fascinante qui va beaucoup plus loin que beaucoup de séries policières et se concentre sur un cas judicieusement mis en place. Il y a là dedans une certaine forme de morale (mais pas que non plus) qui fait aussi que les éléments procéduriers de l’épisode sont un peu plus sympathique à suivre. Mais d’un autre côté, l’épisode met peut-être un peu trop de côté bien d’autres choses.

En effet, l’histoire de Joan aurait mérité d’avoir plus de place. Ou en tout cas de ne pas être autant étouffée. Les intrigues de Sherlock sont souvent importantes et permettent aussi de développer d’autres choses dans Elementary. Notamment ici sa relation avec son père. Ce dernier est arrivé dans la série cette année avec la volonté de venir en aide à son fils mais aussi de chambouler un peu l’existence de ce dernier. Cela aurait pu être beaucoup plus fort mais pour le moment, Elementary prend son temps et installe petit à petit des tas de choses. C’est ce que fait cet épisode (et qui m’a énormément plu). Sherlock ne veut pas montrer à Morland que leur relation est finalement en train de se réparer, de trouver un terrain d’entente. C’est drôle et cela permet de prolonger un peu d’autres choses. De toute façon, on ne peut pas en vouloir à Elementary de ce point de vue là. C’est une bonne chose que Sherlock ne cherche pas à trouver tout de suite un terrain d’entente afin de faire trainer cette relation de façon calme. Comme Elementary depuis le départ finalement, alors que les relations entre les personnages sont toujours là pour nous plonger petit à petit dans l’histoire de chacun.

Il y a aussi la révélation que Morland a suspecté Sherlock d’avoir voulu le tuer. Et si c’est la dernière fois que l’on a vu Morland dans cette saison avec « Alma Matters », on aurait encore des choses à voir. Cependant, Sherlock ne peut complètement croire Morland et encore une fois cette relation semi-conflictuelle fait la force de caractère de Elementary. Avec « Down Where the Dead Delight », la série se concentre sur un autre personnage : Joan. L’intrigue de cet épisode est assez différente de ce que l’on a vu jusqu’à présent. L’affaire est complexe mais transforme Joan alors que cette dernière parle de ce qui fait aussi sa force un peu féministe sur les bords. Il y a une sorte de force de caractère chez ce personnage qui force le respect. Au delà de ça, Joan est au centre de toutes les attentions, délivrant les éléments les plus importants de son histoire tout au long de l’épisode pour notre plus grand plaisir. Bien évidemment, cela pourrait être encore plus fou, mais non, ce n’est pas forcément le but de la série non plus. Joan a bien raison au début de l’épisode quand elle dit à Sherlock « I don’t have enemies. I’m not like you ». C’est comme dire que finalement la façon dont Sherlock est, fait qu’il évolue de cette façon.

Il y a presque chez Joan une sorte de côté super-héros un peu sombre sur les bords dans cet épisode. Peut-être un peu Catwoman finalement. Mais ce n’est pas une mauvaise chose, d’autant plus que le terrain de jeu d’Elementary se prête à cette ressemblance. L’idée que la justice ne soit pas toujours aussi efficace qu’elle devrait l’être est quelque chose que l’on a déjà vu un peu de partout dans le monde des séries quand un criminel n’est pas puni pour ce qu’il ou elle a fait. Mais justement, cet épisode prouve aussi que Elementary sait très bien s’y prendre pour manier les intrigues de chacun. Jon Michael Hill a réussi à lier la force d’Elementary avec une idée narrative assez classique mais qui a finalement su trouver son originalité avec Joan.

Note : 6/10 et 8/10. En bref, deux bonnes idées mais c’est Joan qui gagne.

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