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Critiques Séries : Jane the Virgin. Saison 2. Episode 10.

5 Février 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Jane the Virgin

Critiques Séries : Jane the Virgin. Saison 2. Episode 10.

Jane the Virgin // Saison 2. Episode 10. Chapter Thirty-Two.


J’aime bien la façon dont Jane the Virgin tente de mettre en scène la jeunesse de notre héroïne. Jane est un personnage beaucoup plus complexe qu’il ne devrait probablement l’être mais la complexité de ce personnage fait aussi tout son intérêt. Les flashbacks sont importants également pour nous montrer combien Jane a grandi depuis qu’elle était adolescente. Même depuis le pilote de Jane the Virgin elle a beaucoup grandi. Pas seulement à cause de Mateo, aussi car elle a appris de ses erreurs, de ses relations passées, etc. C’est en tout cas ici un épisode qui permet surtout de se rendre compte à nouveau de tout ce que la série a pu faire autour de son héroïne au travers de ses passions. De la voir sur son canapé avec son nouveau ordinateur portable n’est pas quelque chose de si simple que ça. La narration est quant à elle une occasion de faire des choses complètement différentes, peut-être aussi car ce dernier peut se permettre un peu tout en narrant l’histoire. Il nous offre un portrait intelligent de notre héroïne, nous permettant de nous plonger au coeur de l’action de façon assez fun. La représentation faite de la transition de Jane au fil des épisodes me plaît car sans nécessairement changer grand chose, je trouve que le tout fonctionne bien.

Cet épisode est aussi l’occasion de démontrer les qualités intrinsèques de Jane the Virgin. La série démontre sa capacité à prendre les personnages et en faire des choses touchantes et drôles à la fois sans pour autant tomber dans les clichés du genre. Jane the Virgin est un vrai coup de jeune sur le monde des telenovela ou encore des soap. Je dirais même qu’elle a ringardisé quelque chose dans un genre qui avait besoin de prendre un coup de fouet. Si Blood & Oil et des séries de ce genre ne fonctionnent pas, c’est en grande partie grâce à des séries comme Jane the Virgin qui a su bousculer un peu les codes. Par moment, Jane the Virgin me rappelle un peu Desperate Housewives. L’univers est beaucoup plus jeune ici mais les deux séries ont une narration aidée par quelqu’un (certes là c’est un narrateur latino que l’on ne rencontrera probablement jamais dans la série alors que dans la série de ABC c’était une femme décédée qui racontait la vie des femmes qui ont partagé sa vie). En créant une sorte de lien entre l’écriture et le plaisir sexuel, Jane the Virgin s’amuse des idées de son héroïnes et surtout de son dénie. Elle pense que rester vierge est important.

Je trouve que Jane the Virgin a réussi à la garder vierge énormément de temps pour le moment alors que je pensais que la capsule allait sauter au milieu de la saison 1 ou encore à la fin de cette même saison mais non, il n’en est rien. Cet épisode se concentre sur l’écriture de Jane, sur sa passion de toujours et surtout comment cette dernière a évolué au fil des années. Cela permet de créer ici un parallèle avec le sexe qui est plus que bienvenu. On avait besoin de parler à nouveau de ce qui fait aussi l’un des fils rouges de la série depuis le départ. Finalement, avec des changements plus que bienvenue, Jane the Virgin propose quelque chose d’assez sympathique dans son ensemble. Sans vraiment casser les codes, la série continue de parler d’intrigues diverses et variées avec un vrai ton qui lui sied à merveille. L’histoire de l’homosexualité de Manuel est quant à elle très différente. L’absence de ce dernier dans la vie de son fils est importante mais aussi une occasion pour lui de tenter de nouer des liens avec Rogelio. L’idée qu’il y a derrière cette série n’est pas ce qu’il y a de plus simple mais justement, cela me fait énormément rire et cela parvient aussi à me toucher. L’intrigue de Rogelio était touchante mine de rien, même celle de Jane dans le fond.

Note : 8/10. En bref, une vraie réussite.

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