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Critiques Séries : Limitless. Saison 1. Episodes 14 et 15.

17 Février 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Limitless

Limitless // Saison 1. Episodes 14 et 15. Fundamentals of Naked Portraiture / Undercover!.


Au fil des épisodes, Limitless continue de démontrer qu’elle se moque complètement de la construction d’une série policière classique. Elle apporte alors sa dose d’originalité non seulement dans les dialogues mais aussi dans le montage et dans la mise en scène. Je suis fasciné par la façon dont parfois notre héros raconte telle ou telle chose afin de dire ce qui se passe. Je pense que Limitless assume pleinement l’idée d’être sous acide par moment et c’est une très bonne nouvelle. L’épisode 13 était une catastrophe, un raté au milieu d’une saison pleine de trouvaille. J’avais l’impression depuis le début de la saison que Limitless était sans limite justement, comme l’indique son titre. Elle ne se prenait pas la tête avec tout un tas de choses et nous prenait donc de court. Pourtant, les cas restent très classiques dans le fond mais le traitement est ce qui fait justement l’originalité. A commencer par la place de Brian, toujours savamment dosée alors que ce dernier nous permet justement d’entrevoir des choses différentes sur son personnage. L’idée de faire l’interrogatoire d’une version robotique de la victime dans « Fundamentals of Naked Portraiture » ou encore en développant une histoire d’agent du FBI sous couverture dans « Undercover! », la série ne se limite pas grand chose.

Ce n’est pas des cas exceptionnels dans le sens où l’on a déjà vu tout ça ailleurs (et peut-être en mieux), mais l’énergie avec laquelle Limitless casse un peu ce monde classique me plaît. On a l’impression parfois d’être comme le héros, sous NZT, sous acide en somme. Cela se voit dans la mise en scène, dans le montage à l’écran, dans le débit de voix du héros, etc. Avant que Limitless ne débute, j’avais peur que Jake McDorman ne soit pas à la hauteur d’un rôle qui, dans le film dont est adaptée Limitless, était incarné par Bradley Cooper. Ce dernier n’est pas apparu ici pour donner une vision différente des choses. Mais en utilisant des coups de trompette dans « Undercover! » comme si l’on était dans une émission de télévision, c’était le genre de moments dont j’avais besoin afin de me donner toujours envie de regarder de nouveaux épisodes de Limitless. Depuis le début de la saison, la série ne m’a pas ennuyé (sauf avec l’épisode 13). Elle n’a toujours donné l’impression de se renouveler. Après un départ parfois un peu classique, une fois passé les deux ou trois premiers épisodes, nous étions dans une ambiance complètement différente. Alors forcément, les choses ont par la suite évolué. Dans « Undercover! », nous avons tout de même la relation entre Brian et cette agent du FBI qui reste un élément assez cocasse.

Cela change de ce que l’on avait l’occasion de voir habituellement. Mais tous les personnages jouent un rôle dans Limitless, même les secondaires. Par exemple, Rebecca a elle aussi droit à une petite intrigue en parallèle alors que son enquête sur Morra est plus ou moins coupée court par Sands. Avec cette partie là, l’épisode démontre l’envie de Limitless de continuer à développer la mythologie de la série bien au delà de ce que l’on a pu voir jusqu’à présent. Certes, Morra n’est pas présent physiquement dans l’épisode (ce que je regrette presque) mais globalement, le tout fonctionne et parvient à donner un vrai coup de fouet à la série. Dans l’attente de voir où est-ce que cette saison peut encore nous emmener, ces deux épisodes font des pas en avant. A la fois du point de vue des cas de la semaine qui savent rester originaux mais aussi de la mythologie qui continue de se profiler petit à petit de façon ingénieuse en parallèle. Comment ne pas avoir envie de revenir après la fin de « Undercover! » par exemple qui nous lance justement sur de nouvelles pistes en créant du danger pour Rebecca (sinon ce ne serait pas drôle) mais en rappelant aussi l’enjeu qu’il y a derrière le NZT….

Note : 6.5/10. En bref, deux épisodes qui savent rester originaux.

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