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Critiques Séries : Mozart in the Jungle. Saison 2. BILAN.

2 Février 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Mozart in the Jungle

Critiques Séries : Mozart in the Jungle. Saison 2. BILAN.

Mozart in the Jungle // Saison 2. 10 épisodes.
BILAN


La série libre dans sa tête qu’était Mozart in the Jungle lors de la saison 1 est toujours là en saison 2. C’est perché, mais dans le bon sens du terme. Ce que j’apprécie avec les séries ces dernières années, c’est leur capacité à ne pas chercher à être des séries tout public mais à se concentrer sur un aspect important afin de faire quelque chose de vraiment beau derrière. C’est comme ça que son nées de grandes séries actuelles, se moquant des conventions pré-établies il y a des années de ça afin de faire des choses plus originales. C’est ce qui a permis la création d’une série aussi folle et originale que Mozart in the Jungle. Après une première saison intelligente et soignée, la seconde poursuit l’oeuvre dans un ton peut-être plus léger mais un peu différent. La façon dont nous explorons avec les personnages (et surtout notre héros) les coulisses de l’orchestre symphonique de New York me fascine car la série traite du monde de la musique classique comme une sorte d’Hollywood nouvelle génération. Cela ne veut pas pour autant dire que la série joue sur le mauvais plan. Au contraire, c’est une série singulière, centrée sur de bons éléments avec un environnement hétéroclite qui n’avait pas été exploré auparavant à la télévision. Cette série sait être unique dans un environnement déjà surpeuplé de séries.

C’est grâce à cette petite originalité que Mozart in the Jungle peut se démarquer. Elle compte bien utiliser les personnages afin de créer des intrigues un peu folles par moment, se rapprochant de l’univers d’un Woody Allen par moment, mais aussi d’autres influences en tout genre et notamment de réalisateurs et scénaristes adulants la Grosse Pomme. Durant la première saison de Mozart in the Jungle, la série avait parfois souffert de l’introduction des personnages dans un monde que l’on ne connaissait pas encore. Maintenant qu’il n’y a plus besoin de nous sortir tous les archétypes de l’orchestre, de la musique classique, la série peut se concentrer réellement sur les personnages et l’énergie qu’ils ont en eux. La saison 2 est donc différente de la première afin de sortir encore un peu plus les téléspectateurs de la zone de confort que la première saison pouvait incarner au fil des épisodes. Nous sommes donc confinés ici dans un monde particulier, ce qui est forcément l’une des plus grandes qualités de cette saison 2. Plutôt que d’utiliser de grosses lignes ou encore de nous montrer le New York des orchestres sous toutes ses coutumes, Mozart in the Jungle parvient à jongler les envies de chacun, les aspirations de nos héros et puis les problèmes personnels dont ils souffrent.

Car chaque souffre de quelque chose. On retrouve donc Rodrigo de Souza, notre personnage incarné par Gael Garcia Bernal au centre de Mozart in the Jungle. On sent que la série parvient à soulever plus de problèmes autour de son personnage, ce qui est forcément pertinent. Mais ce n’est pas Rodrigo qui mène la série du début à la fin non plus. Cela a beau être le chef d’orchestre, il a aussi besoin de musiciens et c’est là que les rôles secondaires viennent lui apporter un soutien incalculable. J’aime bien Hailey par exemple (incarnée par Lola Kirke). Elle permet d’apporter un peu de confortabilité dans un monde qui n’est pas forcément familier pour tous. Je ne regarde de toute façon pas Mozart in the Jungle pour sa pertinence (ou non) sur le monde des orchestres ou de la musique classique. D’autant plus que le héros n’est pas un chef d’orchestre qui travaille comme les autres. A chaque épisode on nous montre toujours un peu plus de sa fille. La série parvient aussi à donner à Hailey un rôle plus intéressant, développant son intérêt narratif alors qu’elle prend un rôle tout nouveau dans le groupe. Sans compter sur sa relation un peu confuse avec Rodrigo, ce qui permet à Lola Kirke de jouer dans un registre différent plutôt que celui de la jeune femme timide.

La saison 2 donne aussi à des personnages mineurs de la saison 1 une place différente. Comme avec Pavel (incarné par Sandro Isaack) qui commence une relation secrète avec la présente de l’orchestre : Gloria (incarnée par Bernadette Peters). En donnant de l’intérêt à des personnages comme Pavel, mais aussi Alex dans son histoire avec Hailey, Mozart in the Jungle parvient donc à exhiber un peu mieux son style narratif de façon confortable. La série met donc en scène suffisamment de bonnes surprises afin de ne pas rester totalement neutre pour autant non plus. A son meilleur, Mozart in the Jungle sait ce qu’il faut faire avec chacun de ses personnages. Même si l’univers reste assez grand par moment, c’est ce qu’il y a de plus petit qui nous intéresse le plus. Grâce au fait que Mozart in the Jungle soit diffusée sur Amazon, cela permet aussi d’avoir toute la saison d’un coup d’un seul et de tout regarde d’un coup. C’est ce que j’ai fait et avec grand plaisir. Les épisodes s’enchaînent et sont tous plus succulents les uns que les autres. Malgré quelques digressions sans trop de structure narrative afin de permettre à la série de tenir les murs porteurs, elle surprend surtout par la magie de chacun de ses personnages, tous plus intéressants les uns que les autres. On ne peut oublier Thomas Pembridge.

D’ailleurs, ce dernier qui était si important dans la saison 1 se retrouve ici dans un rôle beaucoup plus secondaire mais Malcolm McDowell sait briller à sa façon à chacune de ses apparitions. Il en va de même avec Saffron Burrows dont l’apparition cette année durant quelques épisodes a fait mouche du début à la fin. La folie de l’actrice se ressent et donne encore à Mozart in the Jungle l’opportunité de plonger le téléspectateur dans une folie enivrante et extasiante.

Note : 7.5/10. En bref, une saison 2 plus folle.

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