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Critiques Séries : Those Who Can't. Saison 1. Pilot & Episode 2.

12 Février 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Those Who Can't

Critiques Séries : Those Who Can't. Saison 1. Pilot & Episode 2.

Those Who Can’t // Saison 1. Episodes 1 et 2. Pilot / Oof, Nut City.


TruTV se lance dans le monde des séries avec une première comédie. Depuis quelques années maintenant, les chaînes américaines, même les plus petites, tentent des choses et s’offrent des séries originales afin d’attirer les téléspectateurs. En effet, des rediffusions de classiques ou de séries à succès ne font plus autant recette maintenant qu’auparavant à cause de l’élargissement de l’ordre. Those Who Can’t apparaît donc comme une bonne opportunité que TruTV a réussi à saisir, d’autant plus que leur choix s’est réellement porté sur une bonne comédie. Avec deux épisodes assez bien tenus, on peut dire que Those Who Can’t est déjà sur de bons rails. Créées par Adam Cayton-Holland, Andrew Orvedahl et Benjamin Roy, cette série s’inspire avant tout de Those Who Can’t, un film datant de 2013 et mise en scène par les frères Nix. Ces deux là sont d’ailleurs de retour derrière la mise en scène de ce premier épisode. Le tout est bourré d’énergie avec tout un tas de bonnes répliques et surtout de bons personnages. C’est étonnant de trouver une série aussi intéressante dans sa façon d’aborder des idées mais l’ensemble fonctionne du début à la fin. Les pilotes de comédie sont les plus rares à réaliser et celui de Those Who Can’t est une étrange bonne idée.

Trois professeurs aussi incultes et immatures que les adolescents qui composent leurs cours...

Quand j’ai regardé Those Who Can’t, au premier abord j’ai tout de suite imaginé que ce serait raté. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais quelques a priori. Dans cette série, il y a surtout des professeurs et contrairement à Teachers (TV Land) qui a rapidement montré ses faiblesses dans un concept qui fonctionne certainement beaucoup mieux en pastilles de web-série qu’en comédie 20 minutes, l’adaptation du film Those Who Can’t en série était un choix intelligent. Je ne soutiens pas forcément le fait que l’inspiration vienne d’un film mais étant donné que c’est la même équipe qui est derrière, que le film était bon dans mes souvenirs et que l’adaptation est plutôt réussi, alors on peut dire que parfois ce n’est pas toujours une série classique. Ils détestent leur boulot mais bon, c’est un boulot comme les autres et il faut le faire tout en trouvant des façons de s’amuser un peu plus. Les créateurs, le showrunner Dean Lorey et accessoirement les scénaristes et metteurs en scène parviennent à donner une vraie personnalité à Those Who Can’t. Ce que par exemple Teachers n’a jamais réussi à avoir. Dans un sens, cela me rappelle Bad Education qui dans le registre des profs (même si ce n’est pas que des profs) a su trouver une façon de s’amuser autrement.

J’en ai marre de voir les mêmes comédies tout le temps, qui usent et abusent de certains trucs qui manquent cruellement d’idées et piochent trop dans le passé (je vise peut-être Grandfathered par exemple mais je ne veux pas trop viser non plus). Those Who Can’t n’est pas quelque chose d’original dans le fond, mais la forme utilisée est plutôt bonne et c’est ce que j’ai envie de retenir avant tout. Bon, tout n’est pas encore brillant non plus mais c’est en bonne voie pour le devenir. J’ai pris un malin plaisir à suivre la galerie de personnages dans ces deux épisodes alors je ne serais pas contre l’idée d’en voir beaucoup plus prochainement. TruTV a déjà commandé une saison 2 (avant même de diffuser et tourner la première), c’est une belle preuve de confiance qui j’espère va être payante. Those Who Can’t n’est peut-être pas intéressée par l’idée d’inspirer qui que ce soit mais elle sait très bien comment retenir notre attention et ne pas nous donner envie de bailler ou de quitter la série. Il y a tellement de bonnes petites blagues piquantes qui sont balancées au milieu de l’épisode que l’on ne peut s’empêcher de rire et de suivre.

Note : 7/10. En bref, une bonne formule est trouvée dans ces deux premiers épisodes. En espérant que la suite soit bonne.

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