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Critiques Séries : Vinyl. Saison 1. Pilot.

17 Février 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Vinyl

Critiques Séries : Vinyl. Saison 1. Pilot.

Vinyl // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Après la réussite Boardwalk Empire, Martin Scorsese n’a pas trainé. Il revient avec une toute nouvelle série qu’il a co-créé avec Mick Jagger, Rich Cohen et Terence Winter (Boardwalk Empire). Au travers d’un pilot d’1h53 (oui !), mis en scène par Martin Scorsese lui-même (on n’est jamais mieux servi que par soi-même), Vinyl montre plus ou moins bien ce qu’elle a envie d’être et ce qu’elle a envie de montrer. Au départ, je pensais que cela allait être une série sur la musique et son histoire alors qu’au fond c’est comme Boardwalk Empire, une série qui vaut plus pour ses personnages et les emblèmes qu’ils portent. On se retrouve donc avec Richie Finestra (incarné par Bobby Cannibale) qui est notre entrée dans le monde de cette série et le moins que l’on puisse dire, c’est que de ce point de vue là ce personnage impose tout de suite une certaine personnalité que l’on retrouve dans les histoires de Scorsese. Etrangement, Vinyl respire Scorsese du début à la fin, peut-être même plus que Boardwalk Empire. « So, this is my story » que le personnage nous rétorque au début de l’épisode avec une voix et une ambiance qui l’entoure parfaitement maîtrisée. C’est une histoire que l’on nous conte, que l’on nous narre comme si Martin Scorsese, amoureux de musique, avait décidé d’ouvrir un livre sur l’histoire de la musique dans les années 70 et d’en faire quelque chose à l’écran.

L'histoire de quarante ans de musique à travers les yeux de Richie Finestra, un producteur de disques qui tente dans les années 70 de faire renaître de ses cendres son label en trouvant de nouveaux sons et de nouveaux talents alors qu'il traverse sa crise de la quarantaine. Drogue, sexe, punk et disco deviennent son quotidien...

Richie est alors présenté comme une sorte de prophète du rock, et son histoire influence une grande partie de ce premier épisode. Mais ce n’est pas tout puisque Vinyl a décidé aussi de dépeindre l’époque au travers du mouvement punk new-yorkais de l’époque, mais aussi une galerie de personnages complètement divers et variés avec un point commun : la musique pour tous les lier. Richie a beau gérer tout un tas de choses et les employés de American Century ont chacun des choses à raconter mais franchement, Richie est surtout le liant dans cette série. Celui qui fait que le château ne s’écroule pas. Bobby Cannavale est, il faut le dire, très bon dans ce rôle là. Le mélange des genres musicaux, des images de concerts, etc. permet aussi de ne pas prendre le point de vue de la musique au travers d’un genre spécifique. Il y a donc de la soul, du rock, etc. des tas de choses complètement différentes. Martin Scorsese a une expérience assez importante pour ce qui est de mettre en scène les années 70, ce qui l’aide certainement à faire de Vinyl une aussi belle réussite visuelle. Il n’y a rien à redire. Chaque plan s’enchaîne avec une fluidité brillante et la façon dont il utilise sa caméra pour mettre en avant telle ou telle chose du récit, fait briller Vinyl. Littéralement.

Le scénario a encore quelques ajustements à faire. En effet, ce premier épisode de 2h ressemble par moment à un film (ce qui dans un sens n’est pas un problème mais on est dans une série). On en ressort donc avec tellement de choses que l’on se demande même si l’on a besoin de voir la suite, s’il y a encore des choses à attendre. Certes, des intrigues sont éparpillées un peu de partout, mais l’ensemble ressemble donc à une chronique de vie musicale à une époque bien précise. Derrière l’amour de la musique que Vinyl transporte, cela reste donc parfois un peu étrange. C’est beau, le casting est parfait, mais le scénario a tendance à sortir un peu des rangs sans que l’on ne sache vraiment pourquoi. Les histoires personnelles de Richie font partie des choses les plus intéressantes. C’est dans ce genre de moments que Vinyl ne peut pas se cacher derrière une bonne pièce de musique, un joli moment de concert sensé représenter l’époque musicale, etc. Du coup, on voit Vinyl comme elle est vraiment. C’est aussi là que l’on voit parfois un peu les failles de cette série, là où elle est moins tendre que l’on n’aurait probablement pu l’imaginer. J’espère que la suite sera moins clipesque et peut-être mieux creusé.

Note : 6.5/10. En bref, c’est beau, mais trop clipesque pour un premier épisode qui avait plus à conter…

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