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Critiques Séries : Code Black. Saison 1. BILAN.

15 Mars 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Code Black

Critiques Séries : Code Black. Saison 1. BILAN.

Code Black // Saison 1. 18 épisodes.
BILAN


Parfois, quand je regarde un pilote, je me rends compte que je me suis trompé sur toute la ligne dès les épisodes suivants. C’est ce qui s’est passé avec Code Black que j’avais trop rapidement cataloguée dans le registre des séries médicales classiques qui n’apportaient rien de vraiment neuf. Tout au long de cette première saison, Code Black va connaître une vraie évolution, laissant de la place pour que ses personnages grandissent sans pour autant se faire au détriment du genre médical qui reste l’élément central de cette série. Ce qui m’a fasciné avant tout dans Code Black c’est sa capacité à nous proposer quelque chose de neuf dans le genre médical. La structure de la série reste assez proche de ses pairs mais c’est plutôt dans la façon dont les personnages sont utilisés que Code Black tire son épingle du jeu. Aidée par une Marcia Gay Harden surprenante sous les traits du Dr. Leanne Rorish, Code Black ne partait pas forcément sur le bon pied. Peut-être aussi car avant de voir le jour, la série a connu des changements dans son scénario. Notamment car au départ Maggie Grace devait être l’héroïne de la série et puis finalement sa présence a été annulée et c’est alors Marcia Gay Harden qui a été mise en avant.

Durant le pilote, les choses sont un peu confuses. Code Black veut être une série médicale classique capable de rassembler des millions de téléspectateurs sur des cas de la semaine d’urgences médicales, tout en déroulant en filigrane la personnalité de chacun de ses personnages. Mais il faut attendre deux ou trois épisodes après le pilote pour que la série démontre enfin ce dont elle est vraiment capable. Une fois que les personnalités de chacun sont développées, le scénario utilise alors les personnages comme des moteurs narratifs pour faire évoluer les cas. Ce ne sont plus les cas qui drivent les personnages mais l’inverse. Dans le genre médical, cette année nous avons eu droit aussi à Chicago Med, spin off de Chicago Fire et le moins que l’on puisse dire c’est que Med a aussi réussi le pari de faire quelque chose de ses personnages au service des intrigues. Code Black est un drame médical viscérale, sanglant et trépidant à sa façon. Les affaires médicales sont traitées comme de vrais poches d’hémoglobines qui explosent en pleine figure du téléspectateur. Code Black ne veut pas prendre de gants, choisissant de nous montrer avec soin ce que c’est que les urgences. Car si les personnages sont forts, médicalement Code Black ne prend pas de gants.

Depuis la fin d’Urgences, le nombre de tentatives de faire des séries médicales se multiplient. Les réussites sont rares (Dr House, Grey’s Anatomy) mais CBS n’avait rien tenté depuis Three Rivers et Miami Medical ou encore A Gifted Man. Elle a alors retenté l’expérience médicale avec Code Black qui se concentre comme son nom l’indique sur les fameux « code noirs », le pire degré d’urgences dans un hôpital. Pour donner un poil de réalisme à tout ça, Code Black raconte l’histoire de l’hôpital des Etats-Unis où il y a le plus de code noirs. Inspirée par un documentaire, Code Black veut que l’on soit au plus proche de ce qui se passe dans ce fameux hôpital. Sauf que le problème du pilote était d’avoir voulu prendre le sujet par le médical, pas par les personnages. Cela va alors changer petit à petit, chacun gagnant en profondeur et notamment Leanne, notre héroïne. La promesse de départ de Code Black, celle de nous proposer du médical prenant est tenue. Chaque épisode tient la barre grâce à une rythmique bien ficelée. Les scènes d’opération s’accélèrent bien souvent. On veut tout nous montrer, plonger dans le corps des patients en train de perdre leur sang sur le brancard pendant que chacun des membres de l’équipe tente de cautériser les plaies et éviter à tout le monde de mourir.

Code Black ce n’est clairement pas le genre de séries que l’on va avoir envie de regarder alors que l’on est en train de déguster son plat préféré. C’est un vrai coupe faim par moment mais quand on a les tripes bien tranquilles, cela passe comme une lettre à la poste. Je ne bosse pas dans un hôpital, je ne peux donc pas juger le réalisme médical (même si Code Black n’est pas aussi choc que Critical, une série britannique, a pu l’être par exemple) mais je pense juger les personnages et les relations qu’ils entretiennent. Point de romances pompeuses et de relations foireuses. Code Black choisit donc de se concentrer à chaque fois sur les éléments les plus forts. Certes, il y a des stéréotypes dans tous les coins chez les internes mais ce n’est pas grave étant donné que derrière ces stéréotypes vont se passer des tas de choses différentes. Le but de Code Black n’était pas de révolutionner quoi que ce soit dans le sens où cela reste une série médicale basique qui reprend des éléments que l’on a connu à Urgences par le passé mais cela n’en fait pas pour autant une mauvaise série. Au contraire, chacun des personnages trouve petit à petit ses marques. Marcia Gay Harden assume en plus de ça dans le rôle de l’héroïne qui tient la baraque. Chacun des personnages qui gravite autour d’elle, notamment le personnage de Bonnie Sommerville, apporte toujours un petit truc.

Note : 7.5/10. En bref, une agréable série médicale qui, sans nécessairement casser les codes du genre a su rester une série rythmée, de qualité, aux personnages avec de la profondeur.

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