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Critiques Séries : Crossing Lines. Saison 3. Episodes 3 et 4.

17 Mars 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crossing Lines

Critiques Séries : Crossing Lines. Saison 3. Episodes 3 et 4.

Crossing Lines // Saison 3. Episodes 3 et 4. Dragon / In Loco Parentis.


En faisant évoluer une bonne partie de son casting, Crossing Lines nous offre une nouvelle vision des choses. C’est d’ailleurs une série qui parvient à être plus originale que l’on aurait probablement pu l’imaginer par moment et ce même si les cas traités restent assez classiques. L’arrivée de Carine Stand et de Marco Corazza apporte donc à la série de quoi nous donner l’impression qu’elle n’a pas baissé les bras. Après tout, les producteurs auraient pu choisir des têtes moins connues pour incarner ces deux rôles là mais c’est tout le contraire. Ils vont donner ces rôles à des acteurs et actrices connues (à l’international) permettant aussi de vendre plus facile la série (alors que Marc Lavoine et William Fichtner étaient beaucoup moins connus à l’international par exemple). Pour en revenir à ces deux épisodes, la série continue de développer des histoires qui traversent l’Europe alors que dans « Dragon », notre équipe enquête sur la mort d’un chauffeur de bus et d’une étudiante d’une prestigieuse école européenne. L’école est un flot de clichés assez drôle mais Corinne Marrinan (Spotless, Les Experts) sait très bien comment fonctionne une série policière et utilise notamment pas mal de l’aspect recherche d’indices (ce qu’elle a probablement appris sur Les Experts).  

Les nouveaux personnages de la série parviennent aussi à supplanter les plus vieux même si Michel Dorn continue de faire valoir sa place au sein des personnages. D’ailleurs, Donald Sutherland reste important et la relation qu’il développe tout au long de « Dragon » permet de rappeler que Crossing Lines est aussi une série qui a des personnages avec une vie personnelle. Durant les deux premières saisons, la vie personnelle des membres de l’équipe a parfois influencé certaines affaires (notamment sur les fins de saison). Par ailleurs, j’aime beaucoup le duo composé d’Arabela et Luke. Les deux me font un peu penser à ces duos de flics que certaines séries policières peuvent créer en filigrane afin d’apporter un peu de légèreté (Cho et Rigsby dans The Mentalist, Esposito et Ryan dans Castle, etc.). Ils se prennent encore un peu trop au sérieux à mon goût mais la série se libère petit à petit. L’ambiance « vieille » école de cette prestigieuse école européenne m’a donné l’impression de plonger dans une sorte de Gossip Girl policier, une école pleine de secrets qu’ils veulent garder enfouis. Dommage d’ailleurs que Crossing Lines n’utilise pas suffisamment bien cette ambiance qui peut rapidement devenir claustrophobe. Rythmé par quelques bonnes poursuites dont une dans les rues de Prague, Crossing Lines continue d’utiliser les décors européens comme un véritable terrain de jeu.

C’est ça aussi la force de cette série, de pouvoir voyager de pays en pays en utilisant un maximum de ressources. Il y a bien évidemment des lieux qui sont moins originaux que d’autres mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus important, peut-être car Crossing Lines privilégie l’histoire au monument. Ce n’est pas ce qu’a pu représenter Jo (TF1) par exemple où chaque épisode un crime était commis à côté d’un lieu connu pour d’un monument de Paris. Avec « In Loco Parentis », notre équipe préférée se paye des vacances en Italie, profitant des décors magnifiques de la côte italienne et d’une Elizabeth Mitchell et ses lunettes de soleil. L’enquête se porte sur l’assassinat présumé d’un juge prestigieux. C’est une base assez médiocre pour une affaire qui n’a pas grand chose de neuf à offrir. Certes, les duos de personnages (notamment Arabela/Luke qui connaît un petit développement dans cet épisode) fonctionnent mais ce n’est pas suffisant. Surtout qu’en parallèle, on a l’impression que des personnages comme Ellie sont utilisés au lance pierre et que Carine, plus présente ici que dans l’épisode précédent, laisse l’impression que Elizabeth Mitchell est peut-être plus là pour cachetonner qu’autre chose. Je n’ai rien contre les acteurs qui trouvent des boulots alimentaires mais qu’ils fassent les choses bien tout de même car elle ne met pas toujours du sien ici.

Finalement, ces deux épisodes de Crossing Lines sont très inégaux. L’un utilise à merveille l’univers de la série, l’autre ne sait pas toujours comment d’utiliser. On se retrouve alors avec un traitement parfois un peu trop linéaire d’une histoire qui avait beaucoup plus de potentiel que ça. Mais l’on ne peut pas trop en vouloir à la série car de toute façon son but n’a jamais été d’être une brillante série policière, juste une série mettant en scène des policiers de plusieurs pays européens.

Note : 6/10 et 4/10. En bref, Crossing Lines n’utilise pas toujours pleinement ses ressources. Dommage.

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