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Critiques Séries : Damien. Saison 1. Pilot.

8 Mars 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Damien

Critiques Séries : Damien. Saison 1. Pilot.

Damien // Saison 1. Episode 1. The Beast Rises (Pilot).


Je pense que Damien n’a pas vraiment de vision claire de son histoire. Pour quelqu’un qui a vu The Omen (La Malédiction en VF), je m’attendais à une série du même acabit, centrée sur l’horreur. Damien Thorn, l’enfant que l’on voit dans le film de Richard Donner a maintenant bien grandi et est surtout légèrement amnésique du passé. Il ne se souvient de rien de son enfance ce qui aide forcément la série à éclore. Petit à petit, Damien va forcément se souvenir ou en tout cas redevenir une menace. Bradley James, qui incarne ce héros en version trentenaire s’avère être assez bon dans le rôle. Je regrette juste que le passé de son personnage soit aussi peu palpitant ici que photographe de guerre. Les flashbacks sont forcément familiers pour les fans du film de 1976. J’attendais avec une certaine impatience cette adaptation série du film culte, en grande partie car j’ai adoré le film (et même son remake 666 La Malédiction avait su rester agréable sans être non plus brillant). Mais la série est trop flou dans sa façon de diriger ses personnages. On a l’impression que Damien ne sait pas encore trop ce qu’elle veut devenir à court terme. Elle se laisse alors prendre par l’ambiance qu’elle créée et qui est assez agréable dans son ensemble.

Damien Thorn a 30 ans, ancien photographe de guerre, il a oublié son passé satanique. Quand celui-ci ressurgi, une seule question se pose : Damien va t-il embrasser sa destinée et devenir l’Antéchrist ?

Certes, Damien procure tout de même l’envie d’en voir plus mais l’on ne peut s’empêcher de s’ennuyer durant cet épisode. J’aurais aimé que tout ce qui est présenté soit un peu plus clair et moins brumeux. L’idée d’introduire le passé de Damien en Syrie au milieu de tout ça (afin de créer un lien avec le baptême, la religion, etc. et donc permettre à Damien de se souvenir de son passé et de son enfance). Pour le moment, ce premier épisode d’exposition est surtout répétitif dans ses dialogues. Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux travaillé non plus malgré la volonté qu’il y a derrière et qui reste assez sympathique malgré tout. Renais de son côté sait très bien ce qui se passe quand il s’entretient avec Damien et Kelly. Dans un premier temps quand il refuse de serrer la main de Damien « He may not be fire and brimstone, but the devil exists ». Ce n’est pas forcément la meilleure façon de faire connaissance avec lui. Je me demande cependant comment son côté diabolique va prendre le dessus car forcément, cela va arriver à un moment donné. Avec ce premier épisode, Damien semble chercher quelque chose de sombre et épique à la fois mais ne parvient pas à faire grand chose pour autant. Tout est trop obscure et flou pour le moment.

Après un épisode entier et stupide par moment, même avec le dernier acte (qui reste le plus sympathique de l’épisode) et la révélation qui est sensée donner envie de voir la suite, Damien n’a pas l’impact qu’elle devrait probablement avoir. Je ne sais pas si Glen Mazzara a vraiment travaillé son papier. Lui qui a travaillé sur The Walking Dead n’a pas forcément travaillé sur la série avec le plus de rythme pour coller avec l’envie de départ qu’il y a derrière cette série. Quand Damien a débuté, je dois avouer que je m’attendais à quelque chose d’un poil plus de l’acabit du remake d’il y a quelque années avec Liev Schreiber (et je trouve que ce dernier manque au casting mine de rien). Mais malgré quelques bonnes références au film de Richard Donner, je me demande si au fond Damien a une vraie direction pour la saison. De plus, la série a un peu chié dans la colle avec la date de naissance de Damien. Dans le premier film, il est né en 1971, dans le second il est né en 1966. Il ne peut donc pas avoir 30 ans en 2016 à moins d’avoir passé quelques temps dans un caisson de cryogénisation ou je ne sais trop quoi du même genre.

Note : 4/10. En bref, il y a des éléments qui savent rester fun mais l’ensemble manque cruellement de direction.

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