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Critiques Séries : Death in Paradise - Meurtres au Paradis. Saison 5. BILAN.

1 Mars 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Death in Paradise

Critiques Séries : Death in Paradise - Meurtres au Paradis. Saison 5. BILAN.

Death in Paradise - Meurtres au Paradis // Saison 5. 8 épisodes.
BILAN


Déjà renouvelée pour une saison 6 par BBC (et France 2 par la même occasion), Meurtres au Paradis ou Death in Paradise en VO continue de faire son bout de chemin. Après Ben Miller dans le premier épisode de la saison 3, c’était au tour de Sara Martins de quitter la série l’an dernier, laissant Death in Paradise avec presque plus aucun acteur du casting original. J’étais déçu de voir Camille disparaître de Death in Paradise. C’était quelqu’un que j’aimais bien et qui incarnait à merveille ce que cette série peut représenter. L’arrivée de Kris Marshall avait cependant apporté quelque chose de neuf en saison 3, changeant un peu la dynamique personnage qui avait été créée au départ avec Ben Miller. Cette année est donc la première saison de Death in Paradise depuis la saison 2 où il n’y a pas de grands changements dans le casting. On peut donc enfin se repose et se demander si tout cela fonctionne dans la configuration actuelle. L’arrivée de Josephine Jaubert sous les traits de Florence Cassell l’an dernier était la bienvenue et cette année encore, elle démontre qu’elle est un atout à la fois charme mais pas seulement. Son enthousiasme apparaît à l’écran comme un nouveau moteur narratif. Les intrigues continuent plus ou moins de tourner autour des déductions de notre héros mais Florence a su se faire un chemin au milieu.

En seulement une saison et demie (je ne compte pas la première partie de la saison 4 puisqu’elle était surtout animée par le départ futur de Sara Martins), sa place est donc maintenant bien installée. Florence est un personnage important dans l’histoire, et sa relation avec Goodman me plaît. D’ailleurs, la décomplexion de ce dernier continue de faire des émules. Goodman n’incarne pas aussi bien que Ben Miller le dépaysement social et culturel mais il faut dire que Goodman est maintenant bien ancré dans tout ça. Cela fait après tout 3 ans qu’il est sur cette île. Il en connait donc plus ou moins tous les rouages désormais. Death in Paradise ne renouvelle rien durant cette saison 5 et continue d’utiliser les mêmes ressorts narratifs empruntés à ce que l’on voit notamment chez Conan Doyle ou Agatha Christie. C’est donc une série policière qui reste très classique dans sa manière d’utiliser les personnages et les intrigues policières. S’il n’y a rien de neuf sous le soleil, cela ne veut pas pour autant dire que Death in Paradise ne fonctionne pas. Au contraire, la série a maintenant rodé sa mécanique et l’on a des épisodes assez souvent efficaces qui permettent de passer un agréable moment. En enchaînant les 8 épisodes de la saison 5, je m’attendais à ce qu’il y a un coup de mou comme l’an dernier parmi certains cas plus faibles.

Mais l’an dernier, je pense que le problème a été les changements dans le casting. Cette saison 5 est sans conteste la meilleure depuis la saison 2. La série parvient à stabiliser les personnages et à nous donner des intrigues plus légères entre eux. Les relations sont établies et l’ensemble rutile donc plus intelligemment. Le fait qu’il n’y ait pas de changements dans le casting permet donc de se concentrer sur des affaires et de donner un véritable élan créatif. Dès le premier épisode, tout le monde retrouve sa place. J’aime toujours JP et Dwaynne les « comic reliefs » comme ils seraient appelés aux Etats-Unis. Ce sont eux qui apportent toujours une petite réplique, un peu de légèreté dès que la série commence à devenir un peu trop compliquée ou trop sombre pour le téléspectateur. Etant donné que nous sommes sur une île et qu’il fait tous les jours (ou presque) beau et chaud, il faut que les histoires ne soient pas trop prise de tête. En gardant à l’esprit que le tout doit rester simple, les intrigues sont souvent en accord avec le ton de la série. Ce genre de séries s’inscrit parfaitement dans une vieille mode qui est en train de revenir avec des séries comme Rosewood ou même Les Mystères de Laura aux Etats-Unis.

Death in Paradise se permet tout de même de toucher à certains sujets sympathiques comme l’environnement dans le premier épisode avec la mort d’un scientifique millionnaire. Le reste des affaires se déroulent dans des environnement divers et variés : gouverneur de l’île emprisonnée, un défilé sur la plage qui devient scène de crime après qu’une top model soit retrouvée étranglée, sans compter sur la mort du chef d’un restaurant (c’est peut-être bien mon épisode préféré, le 5.06 était aussi succulent d’un bon met du restaurant Le Calmar), etc. On passe donc par tous les registres possibles et imaginables dans une ambiance toujours très bon enfant. Il y a toujours des moments dans les épisodes où les personnages peuvent se libérer et être moins ancrés dans la mécanique de la série. Car de ce point de vue là, il n’y a toujours rien de neuf. Finalement, Death in Paradise a réussi à délivrer une saison 5 efficace, intelligente et surtout beaucoup plus plaisante que les deux précédentes. Cela fait plaisir et j’ai presque hâte de voir la saison 6. En espérant que Kris Marshall et Josephine Jobert n’aient pas l’un ou l’autre ou les deux l’envie de mettre les voiles…

Note : 6/10. En bref, c’est du policier très classique qui ne change rien à ce que l’on a pour habitude de voir et pourtant, cette saison 5 et sa légèreté apportent une vraie stabilité aux personnages et aux relations qu’il y a entre eux. Une saison réussie.

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