Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Marvel's Daredevil. Saison 2. Episodes 3 et 4.

21 Mars 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Daredevil

Critiques Séries : Marvel's Daredevil. Saison 2. Episodes 3 et 4.

Marvel’s Daredevil // Saison 2. Episodes 3 et 4. New York’s Finest / Penny and Dime.


« New York’s Finest » est un très bel épisode de Daredevil. Marc Jobst, le réalisateur a l’oeil et apporte quelque chose visuellement à l’épisode alors que l’on reste plus ou moins statique tout au long de l’épisode. Ne serait-ce que la scène où Punaiser grimpe sur ce panneau d’affichage tout en continuant sa conversation avec un Daredevil emprisonné en dessous c’est assez bien mise en scène. Le réalisateur sait donner de la perspective à cette scène mais aussi à d’autres. Je dirais presque que les intrigues parallèles (à l’hôpital) n’ont pas forcément de grand intérêt ou en tout cas, ne volent pas forcément avec l’idée que je me faisais du reste de la saison. En tout cas, le style du réalisateur me plaît énormément et colle avec l’idée que je me faisais de Daredevil au départ. Ces visuels uniques sont en tout cas crucial car au fond, l’épisode n’est pas l’épisode le plus original du monde. Cela ne veut pas dire que je demande nécessairement à la série d’être toujours très originale. Le classique a parfois du bon, surtout au début de la saison car la série a besoin de nous emmener petit à petit vers la fin de la saison. Mais le centre même de cet épisode est ce qui se passe sur le toit de cette immeuble.

Et j’aurais adoré que Daredevil prenne le risque de ne pas mettre en scène quoi que ce soit de plus. Les autres personnages ne sont pas inutiles non plus. A l’hôpital nous avons des scènes sympathiques, ne serait-ce que le moment où Foggy tente de négocier pour que des vilains restent à leur place et ne tuent personne. Mais je n’avais pas besoin de ça, surtout que à côté Jon Bernthal délivre probablement l’une des plus belles performances de sa carrière (et cela m’écorche vraiment de dire ça car je détestais cet acteur dans The Walking Dead) et accessoirement Charlie Cox. Le duo d’acteur sur le toit délivre de très belles choses, peut-être aussi car chacun des deux parviennent à apporter un peu de nuance au sein de leur performance et je pense que c’était nécessaire. On a déjà vu tout cela dans d’autres épisodes de toute façon. Il y a des tas de questions propres au super-héros que celui-ci nous pose. La première c’est pourquoi les vilains ne veulent jamais voir le visage sous le masque. C’est rare que cela soit le cas étrangement mais bon. Ensuite, est-ce qu’un super-héros doit tuer ? C’est une autre question que le genre nous propose.

Le retour de Claire Temple n’apporte rien de neuf à Daredevil. J’aime bien Rosario Dawson mais l’actrice ne sert strictement à rien dans ces urgences alors que la part belle est donnée à Foggy. Et dans un sens, je préfère que cela soit Foggy plutôt qu’un autre. « Penny and Dime » à côté était un épisode un peu étrange. A la fois d’une bonne et d’une mauvaise façon. Je ne m’attendais pas du tout à ce que la série conclue l’histoire du Punaiser aussi rapidement. Il y a de grandes chances qu’il revienne mais pour le moment, cela semble être mis en stand-up. Du coup, le Punisher n’est peut-être pas le Wilson Fisk de cette saison 2. Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’après un épisode comme le précédent, nous aillons droit à un épisode mélangeant violence et comédie romantique sexy. J’ai été assez content malgré tout de la façon dont cela s’est conclu. Les irlandais sont de retour ! Et ils ne sont pas là pour rigoler. Cet épisode est clairement le plus violent de tous avec Finn poignardant un homme avec un pique à glace dans les yeux. Beaucoup de séries font l’erreur de glorifier le gore de la mauvaise façon. Ici, la violence ne cherche pas à en faire des tonnes et c’est tout ce que j’apprécie.

La violence de cet épisode ne parvient cependant pas à tomber sous le sens dans la narration et l’ambiance de l’épisode. De plus, on a l’impression que la violence est complètement déconnectée du reste de l’épisode, du développement des personnages. Je m’attendais vraiment à quelque chose de légèrement différent mais bon, Daredevil fonctionne bien mieux quand elle est une série avec quelques clichés des séries de genre. Comme elle l’a fait l’an dernier dans son portrait de Fisk, mis en scène comme un géant colosse. Bon, l’histoire du Punisher qui serait motivé par la mort de sa famille est quelque chose de là aussi très (trop ?) classique, qui ne sort pas forcément du lot car Daredevil ne cherche pas à en faire des tonnes pour nous surprendre beaucoup plus. Cela ne veut pas pour autant dire que l’ensemble est mauvais, mais disons que j’aurais peut-être apprécié que cela soit fait légèrement autrement. Le Punisher est un vilain qui aurait mérité d’être développé autrement, avec quelque chose de légèrement plus fun. Heureusement cependant que Bernthal est là car il parvient à nous vendre les émotions de Frank Castle avec beaucoup d’émotions. Ce que j’ai cependant encore du mal à cerner c’est où est-ce que la romance de Karen et Matt va bien pouvoir nous emmener. Il n’y a rien de vraiment neuf là dedans non plus.

Le baiser sous la pluie est un joli cliché utilisé de façon intelligente mais je ne sais bizarrement pas du tout quoi attendre de plus. Les baiser sous la pluie, c’est un grand classique des super-héros car la pluie semble donner de la perspective que les autres n’ont pas. Qui ne se souvient pas du baiser dans Spiderman par exemple. Quoi qu’il en soit, la scène sous la pluie est à la fois belle et sensuelle, mais y’a-t’il quelque chose qui fait de Karen et Matt un duo beaucoup plus qu’un duo d’amis ? J’ai encore un peu de mal à voir la perspective des choses de ce point de vue là. Pour être honnête, je m’attendais à quelque chose de légèrement différent…

Note : 6/10. En bref, deux épisodes avec une certaine notion de perspective mais qui échoue par un manque de prise de risques (pour le premier prendre le risque de faire un huis clos, pour le second prend le risque d’utiliser la violence comme une machine de destruction massive bien loin du reste).

Commenter cet article