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Critiques Séries : Rizzoli & Isles. Saison 6. Episodes 11 à 18. BILAN.

20 Mars 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Rizzoli and Isles

Critiques Séries : Rizzoli & Isles. Saison 6. Episodes 11 à 18. BILAN.

Rizzoli & Isles // Saison 6. Episodes 11 à 18 (Partie 2).
BILAN


Difficile de laisser tomber Rizzoli et Isles tout de même. J’ai tenté à de nombreuses reprises, tout au long de cette saison 6. Mais maintenant que je sais que la saison 7 sera la dernière de la série, je me sens un peu plus en confiance et j’ai aussi hâte de voir dans quelle direction Rizzoli & Isles peut vraiment aller. L’histoire veut que l’on reste face à des tas de cas classiques dont la série a l’habitude et que l’on s’intéresse donc plus aux personnages. La relation entre les deux héroïnes continue donc d’être au beau fixe et l’un des intérêts de cette série. Je ne suis pas sûr que la série serait aussi intéressante s’il n’y avait pas nos femmes préférées dedans. Les mariages déjà, c’est quelque chose que j’ai toujours apprécié dans les séries contrairement aux histoires de bébés. Du coup, avec « A Shot in the Dark », le dernier épisode de la saison, la série nous propose un mariage comme il se devant. Mais pendant que Jane passe du bon temps au mariage, il fallait bien que quelque chose de terrible se passe aussi afin de nous donner envie de revenir. C’est étrange car la référence qui m’est venu à ce moment là c’est celle du double épisode de Walker Texas Ranger avec le mariage de Walker et Alex.

C’était une scène qui m’avait beaucoup marqué quand j’étais plus jeune et qui me manque encore aujourd’hui. En tout cas suffisamment pour que j’en fasse écho ici. Dans un sens, Rizzoli & Isles et Walker Texas Ranger ne sont pas très différentes si ce n’est que l’une se déroule au Texas au milieu des Texas Ranger et l’autre à Boston au milieu d’un univers policier un peu plus universel et classique. Cela ne veut pas pour autant dire que Rizzoli & Isles ne réussi pas à faire quoi que ce soit. En effet, l’ensemble est assez agréablement marqué par des piques de légèreté dont la série a le secret et quelques moments un peu plus riches en émotions là aussi dont seule Rizzoli & Isles a le secret. Pour autant, je n’ai rien vu de véritablement exceptionnel dans tout cet épisode hormis peut-être le dernier épisode qui a déroulé un cas tout à fait honorable. On n’avait pas besoin de beaucoup plus de toute façon. Jane continue de son côté d’être l’héroïne la plus intéressante dans la série, surtout quand Isles est en danger dans l’épisode 13 et qu’elle doit lui venir en aide absolument. Mettre en danger nos héroïne est un grand classique pour une série policière, sauf que l’on sait aussi qu’elles ne peuvent pas mourir.

Du coup, les enjeux de ce genre d’épisodes ont tendance à quelque peu s’essouffler. J’aurais peut-être apprécié que Rizzoli & Isles ose tuer un personnage important à l’issue de la saison puisque de toute façon la prochaine est la dernière (et cela aurait été judicieux de suivre sur toute la saison prochain un cas feuilletonnant qui aurait brisé la mécanique actuelle de la série). Chacun des personnage se trouve une place, mais j’ai aussi apprécié que la série revient sur le stress post-traumatique de Jane après avoir perdu son bébé. Pour une « maladie » trop peu traitée en télévision, je trouve que Rizzoli & Isles a réussi à en faire quelque chose plein de tendresse. Le message est suffisamment bien incarné. Il faut dire que Sasha Alexander a du mal à gérer son enlèvement et que Angie Harmon incarne à merveille l’amie derrière son amie. Le fait que la série revient là dessus permet aussi de nous démontrer que Maura ne gère pas très bien tout cela rapidement. Dans la plupart des séries du genre, un problème dure un ou deux épisodes et puis ensuite on n’en parle plus jamais. Dans Rizzoli & Isles ce n’est pas du tout le cas. La série fait le choix d’en parler et d’en parler intelligemment.

Si dans la première partie de la saison c’était Jane qui était plus ou moins au fond du gouffre, dans cette semaine partie c’est au tour de Maura d’être au centre des problèmes psychologiques de la série. J’aime bien ce que Sasha Alexander apporte ici, en grande partie car c’est un peu différent de ce à quoi on avait été habitués jusqu’à présent. Maura a tendance à être le vilain petit canard que Rizzoli & Isles ne cherche pas à forcément trop mettre en avant, peut-être car en face nous avons la dynastie Rizzoli qui prend une place de mère en fils, en passant par la fille bien entendu. La dynastie Isles est beaucoup moins présente à côté. Les relations amoureuses de chacun n’ont rien de neuf pour autant mais Rizzoli & Isles s’est installée dans une zone de confort qui lui sied plutôt bien. Que cela soit pour les cas de la semaine qui se résolvent donc dans un mouchoir de poche à chaque fois, les personnages qui ont développé une vraie alchimie palpable au fil des années. C’est certainement dû au fait que tous les acteurs sont maintenant très attachés les uns aux autres. C’est pile poil ce qu’il fallait pour une série de ce genre là, on a besoin parfois de se retrouver dans un univers classique et surtout familier. Les surprises ne sont pas importantes, Rizzoli & Isles n’en délivre que très peu de toute façon.

Note : 5.5/10. En bref, dans une seconde partie de saison assez sympathique mais ultra classique, Rizzoli & Isles continue de proposer ce qu’elle sait faire de mieux sans broncher.

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