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Critiques Séries : The Family. Saison 1. Episodes 3 et 4.

27 Mars 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Family

Critiques Séries : The Family. Saison 1. Episodes 3 et 4.

The Family // Saison 1. Episodes 3 et 4. Of Puppies and Monsters / Feathers or Steel.


Ce qui est étrange avec The Family c’est comment la série a si bien commencé et comment elle vient de se mettre un gros bâton dans la roue afin de freiner drastiquement l’évolution des intrigues, des personnages. La tension se fait donc moins soutenue et l’ensemble devient tout d’un coup un peu moins plaisant. Non pas que je ne prends plus de plaisir à suivre The Family, au contraire, mai disons que la série n’anime plus en moi le même enthousiasme que celui que j’avais au départ. Je n’arrive toujours pas à trouver d’équivalent de The Family. Certains trouvent des références à bien d’autres choses, comme The Imposter sur l’histoire de Frédéric Bourdin, aka Le Caméléon. Dans un sens, il y a peut-être un peu de ça dans cette histoire, même si je suis persuadé qu’au fond ce n’est pas forcément le jeune garçon le fautif mais plus les parents. Ce qui est étrange tout de même c’est que l’on se sépare d’une voiture à la fin de « Of Puppies and Monsters », que la soeur soit aussi gênée par le regard pervers de son « frère », que Hank Asher se soit accusé du meurtre d’Adam alors qu’au fond il était innocent, etc. Il y a tellement de choses étranges dans cette série et ce sont ces mystères qui tiennent la série de part en part.

En tout cas, c’est ce que j’apprécie dans The Family. Le reste manque malheureusement assez souvent de consistance. Je pense notamment à l’évolution des personnages et de leur vie personnelle en dehors de l’histoire principale de la saison. J’aimais bien le fils par exemple, mais ce dernier est un peu trop mis de côté au profit d’intrigues secondaires bateaux sans vraiment avoir d’ambition. « Of Puppies and Monsters » reste pourtant une agréable aventure. Il y a de quoi faire et les personnages ne restent pas forcément statiques. Au contraire, Adam nous révèle un peu plus de sa personnalité (et de l’étrangeté de son retour), mais la série prépare aussi le terrain pour bien d’autres choses par la suite, sans que l’on ne s’en rende vraiment compte. La série a pour challenge tout de même de réussir à nous agripper du début à la fin des 13 épisodes de la saison et pour le moment, elle m’a légèrement fait décrocher, surtout avec « Feathers or Steel » qui me rappelle les heures sombres de certains soap comme Résurrection (même si cette dernière avait un twist fantastique) ou encore pas mal d’autres séries de ABC : Happy Town et j’en passe.

Cela ne fait pas The Family une mauvaise série, juste une série un peu plus banale qu’elle ne le devrait. Après 2 solides épisodes, voire très solides, elle nous laisse donc un peu sur le carreau. Les erreurs s’enchaînent et pourtant la mécanique reste assez huilée et le plaisir entier. Vous allez vous demander alors pourquoi je dis autant de mal de The Family si je prends toujours du plaisir à suivre la série ? Telle est la question. Je ne prends pas plaisir à en dire du mal, je fais juste un constat sur la narration qui s’est simplifiée au maximum afin de laisser place à certaines futilités. C’est le lot de ce genre de séries après tout, de ralentir un peu le rythme après l’introduction de l’univers et des personnages. Tout cela est fait dans le but d’éviter de tout raconter en 4 épisodes et de prendre son temps pour nous imprégner du reste. Peut-être aussi que l’une des réussites de The Family est d’avoir Joan Allen à sa tête. Cette dernière brille par son interprétation. Il n’y a rien qui transparaît sur son visage. On sent qu’elle cache quelque chose mais elle ne bronche jamais, elle reste à la fois une mère câline avec ses enfants mais aussi un personnage particulièrement fou.

J’ai beaucoup aimé dans le second épisode quand la fille demande à sa mère ce qui se passe et qu’elle répond « Tu penses que j’ai planifié tout ça ? » avec un rire narquois qui veut en dire long. Sans compter le moment où elle se défend de ce qu’elle prépare pour sa campagne et l’arme qu’elle a entre les mains : celle des parents qui se reconnaissent forcément dans son histoire et le fait qu’elle a prévu de tout faire pour prévenir ce genre de choses. Et puis il y a toujours plus de choses étranges comme la disparition du test ADN. Mais c’est ça qui fait l’intérêt et le succès de The Family, d’une certaine façon. Le reste du temps, elle se perd un peu trop dans certaines banalités qui n’ont pas de grand intérêt à mes yeux. J’aime beaucoup Adam aussi. Peu importe si c’est le fils de Claire ou non, psychologiquement il est complètement différent et c’est un concept qui s’applique parfaitement ici. The Family a pour titre la famille, c’est donc cohérent que la série tente de raconter autre chose. Le fait que l’on revienne sur le passé de Hank en prison et le fait qu’il se soit accusé est pour « Feathers or Steel » un semi-échec. Non seulement cela plombe un peu le rythme mais en plus de ça, tout est assommé de clichés et c’est dommage.

Malgré tout, The Family reste assez agréable dans son ensemble et nous offre tout un tas de bonnes surprises du début à la fin de ces deux épisodes. Pourtant, je reste un peu septique malgré tout dans le sens où certains éléments narratifs deviennent un peu trop médiocres, ou trop banaux pour surprendre.

Note : 6/10 et 4.5/10. En bref, la série commence à prendre un peu l’eau. Rien de nécessairement alarmant mais il y a des banalités qui ne devraient pas être présentes.

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