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Critiques Séries : The Night Manager. Saison 1. BILAN.

24 Mars 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Night Manager

Critiques Séries : The Night Manager. Saison 1. BILAN.

The Night Manager // Saison 1. 6 épisodes.
BILAN


Alors qu’une saison 2 est plus que probablement si jamais AMC se montre intéressée, The Night Manager était à la base écrite et présentée comme une mini-série, adaptée d’un roman emblématique de John le Carré. J’ai déjà eu l’occasion de discuter des deux premiers épisodes, deux solides épisodes dans leur façon de présenter les choses même si c’était presque un peu trop cas de la semaine par moment pour moi. Pour autant, le casting a su rester fort et bon, ce qui a impliqué de s’attacher rapidement aux personnages dès le second épisode. Ce n’est pourtant pas facile d’adapter cette typologie de roman mais j’apprécie le fait que la série prenne le pas du classique. C’est donc une série qui utilise une musique un peu old-school, proche des films d’espionnage des années 60-70. David Farr, dans son adaptation, a su apporter de vraies idées narratives qui permettent de donner l’impression que tout cela est intemporel. Il n’y a rien de mieux de toute façon dans les univers d’espionnage que ce qui n’utilise pas des milliers de gadgets en tout genre à moins d’être Mission Impossible bien évidemment. Le Carré a toujours été très strict sur sa façon d’aborder l’espionnage, sans fioritures, avec beaucoup d’humain et de personnages sur le terrain. Jonathan Pine est un héros vraiment charismatique mine de rien. Tom Hiddleston a beaucoup aidé bien évidemment mais bon…

Au travers de ces six épisodes, The Night Manager parvient donc à nous sortir quelque chose d’assez intelligent pour que l’on n’ait pas l’impression de perdre notre temps, de suffisamment mystérieux pour nous donner envie de revenir à chaque nouvel épisode. J’ai donc enchaîné l’ensemble de façon assez glouton et pourtant, je dois avouer que je ne m’y attendais pas du tout. Le duo que la série a créé entre le héros incarné par Tom Hiddleston et le personnage qu’il est là pour faire tomber incarné par Hugh Laurie. Le face à face est assez intéressant, et les enjeux bien développés tout au long de la saison. C’est ce qui fait que l’on ne s’ennui jamais vraiment. Les personnages prennent donc rapidement de l’ampleur et l’envergure que tente de donner le créateur à son univers prend racine très rapidement. Le rythme est entretenu, nous permettant de voir les choses souvent autrement et l’histoire devient très rapidement prenante. On est alors happés par ce que The Night Manager nous raconte et le jeu de chacun rappel aussi que le casting dans ce genre de séries est plus qu’important. On sent petit à petit que la pression monte, que notre très cher Jonathan Pine se dévoile peu à peu, tout en restant suffisamment mystérieux. Mais en face, sa cible n’est pas dupe et cela se ressent là aussi dans la confrontation des deux personnages.

Certes, The Night Manager est très aidée par le fait que c’est John Le Carré qui a créé l’histoire au premier abord. On retrouve aussi au casting Olivia Colman (Broadchurch). Elle apporte cette légère dose de féminité, beaucoup plus exploitée dans les deux premiers épisodes que dans les 4 suivants mais elle reste un personnage élémentaire de The Night Manager. Sans elle les choses ne seront pas aussi passionnantes. Elle n’est pas vraiment sur le terrain mais elle fournit des informations importantes qui permettent de donner plus d’ampleur peu à peu. Après un pilote de mise en place des protagonistes, l’action peut enfin commencer dès le second épisode. Je pense cependant que c’est le troisième qui m’a vraiment convaincu du potentiel de cette série et de ce qu’elle peut vraiment faire. Au premier abord, difficile de vraiment cerner les enjeux de la saison. Le premier épisode met en avant les personnages avant de mettre en avant l’histoire ce qui permet donc de prendre le temps de connaître chacun des personnages avant de décortiquer le reste. Tom Hiddleston joue un peu à James Bond alors que The Night Manager n’échappe pas aux scènes de sexe (et ce n’est qu’un exemple).

Tous les éléments nécessaires à un bon film (ou une bonne série) d’espionnage sont présents : meurtres, trahison, femmes fatales, sans compter les belles destinations (de Majorque à Londres en passait par Le Caire). Sans parler de tout ce qui va suivre rapidement. Dès le second épisode on a enfin l’impression que The Night Manager prend enfin conscience de ce qu’elle doit être, de ce qu’elle doit faire pour nous attirer et nous accrocher. On a l’impression que The Night Manager se suit comme un film de six heures. Visuellement, tout est assez irréprochable. Tant dans les plans que dans le montage. La série semble d’ailleurs vouloir mettre un point d’honneur à ce que cela soit le plus joli possible. Du coup, il n’a pas l’impression que The Night Manager puisse être bâclée. Certains plans sont même à tomber et l’utilisation d’idées de mise en scène plus proches du cinéma avec des gros plans qui collent parfaitement à ce que l’on peut attendre d’une série, je n’en attendais pas moins. J’espère sincèrement qu’une saison 2 verra le jour. Il y a largement le potentiel pour, ne serait-ce que pour suivre le héros dans de nouvelles aventures avec un nouveau nemesis. Hugh Laurie était un one shot et n’a clairement pas besoin de revenir. Tom Hiddleston éclabousse de toute façon tout le monde sur son passage tant sa prestation magnétique nous hypnotise du début à la fin.

Note : 7/10. En bref, une belle aventure adaptée d’un roman de John le Carré.

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