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Critique Ciné : Truth, le prix de la vérité (2016)

13 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Truth, le prix de la vérité (2016)

Truth, le prix de la vérité // De James Vanderbilt. Avec Cate Blanchett et Robert Redford.


Je pense que Truth souffre du fait que Spotlight est sorti avant. Les deux films se ressemblent dans leur façon d’aborder le journalisme. Pour autant, Truth est intéressant dans sa façon de raconter cette histoire afin de faire passer un message. Tout au long, Truth parle de l’éthique du journalisme et du fait que finalement avec cette histoire Bush a plus ou moins tué le journalisme d’investigation, sans compter que Truth parle aussi de la liberté de la presse (remise en cause plusieurs fois par un lobby, surtout dans la seconde partie du film). Ce qui est intéressant c’est la façon dont le film parvient à nous dire que ces journalistes avaient raison quand ils ont sorti cette histoire et il y a tout un tas d’affirmations mine de rien et tout cela est fait pour le meilleur. Bien que le film soit assez académique et traite donc son sujet de façon très classique. Adapté du livre de Mary Mapes, héroïne de Truth, cette histoire a fait sensation il y a quelques années de ça aux Etats-Unis. Je ne me souvenais pas du tout de cette histoire et surtout de ce qu’elle a finalement impliqué pour les américains et le journalisme aux Etats-Unis.

L'histoire de Mary Mapes, journaliste primée de CBS et productrice de Dan Rather, l'un des plus célèbres journalistes et présentateurs de l'histoire de la télévision américaine, qui a dévoilé -entre autres scoops- le scandale de la prison d'Abou Ghraib.

James Vanderbilt, connu pour avoir écrit White House Down ou encore Zodiac trouve ici un sujet qui lui va bien, racontant avec académisme tout l’histoire du roman de Mary Mapes. Si l’on sent par moment la prise de parti (bien qu’à un moment donné le film parle justement de cette question de la prise de parti et tente de dire le contraire). C’est donc avec une mise en scène très sombre et très classique que James Vanderbilt nous propose son premier film derrière la caméra. Rien de bien transcendant de toute façon mais ce n’est pas forcément ce pourquoi j’étais aller voir Truth. On s’attend toujours de la part de ce genre de film qu’il y ait une partie de classicisme. La première partie du film pèche un peu à cause d’un manque de rythme mais cela ne veut pas pour autant dire que la seconde partie ne parvient pas à sortir du lot. En effet, c’est dans cette seconde partie que Truth gagne toute son intensité et prend donc de l’ampleur à sa façon. Le film passionne du début à la fin, grâce en partie à Cate Blanchett dont la prestation sans faille aide bien évidemment beaucoup.

Si l’étude du passé de Mary Mapes n’est pas forcément intéressant, c’est aussi car le point de vue choisi est le sien et donc son roman. En jouant la carte du film d’enquête journalistique puis d’enquête sur cette enquête journalistique, le découpage en deux parties fait mouche. Il permet de confronter deux points de vue, deux ressentis. Robert Redford quant à lui reste très sobre, pile poil ce qu’il fallait pour incarner le ponte du présentateur des infos américains Dan Rather. Au delà de quelques fulgurances que le réalisateur cherche à faire afin de se faire mousser (et qui ne fonctionnent pas du tout), l’ensemble est efficace comme il se doit. On ne pouvait pas en demander moins.

Note : 6/10. En bref, un joli petit film certes très sobre et très académique.

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