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Critiques Séries : Chicago Med. Saison 1. Episode 12, Chicago Fire. Saison 4. Episode 17, Chicago P.D.. Saison 3. Episode 19

1 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Chicago P.D, #Crit. Sér. : Chicago Fire, #Chicago Med

Critiques Séries : Chicago Med. Saison 1. Episode 12, Chicago Fire. Saison 4. Episode 17, Chicago P.D.. Saison 3. Episode 19

Chicago Med // Saison 1. Episode 12. Guilty.
Chicago Fire // Saison 4. Episode 17. What Happened to Courtney.
Chicago P.D. // Saison 3. Episode 19. We Were Normal.


Cette semaine, Chicago Med se met à discuter du fait d’être dévoué à quelque chose et surtout son boulot. Être médecin, c’est une vocation qui n’est pas donnée à tout le monde mais en plus de ça, c’est dans Chicago Med l’occasion de se tourner vers plein de soucis en tout genre. Si NBC lançait la semaine dernière Heartbeat, une toute nouvelle série médicale avec Melissa George (sans succès en plus d’être mauvaise), Chicago Med reste la plus belle offre de la chaîne dans le domaine, même devant The Night Shift pour laquelle j’ai de l’affection malgré tout. L’arrestation de Maggie dans cet épisode sortait un peu de nulle part mais justement, c’était une façon comme une autre de permettre au personnage et au téléspectateur de se poser des questions sur l’attachement que les personnages ont à leur boulot et tout ce qu’ils sont capables de faire pour leur boulot. Bon, le fait qu’elle soit arrêtée sort un peu du registre de la réalité mais ce n’est pas grave, je pense que parfois on a besoin d’intrigues de ce genre là pour remuer un peu les choses et donner un tout nouveau sens à la série. Elle a besoin d’action alors qu’elle a déjà toute mon affection afin de proposer de nouvelles choses et donner envie de revenir pour ses intrigues et pas nécessairement par simple attachement que l’on se serait créés.

J’aurais cependant apprécié de voir un peu plus April gérer sa situation temporaire en tant qu’infirmière en charge. C’était un élément intéressant que l’épisode balaye à mon sens un peu trop rapidement. De toute façon, le Chicago-verse est procédurier jusqu’au bout et ce n’est pas une franchise pour sortir trop de tous les sentiers battus. La série ne se permet donc pas ici d’aller ailleurs, et surtout de creuser plus certains éléments narratifs pourraient intéressants. Quoi qu’il en soit, j’espère que l’on aura surtout plus l’intrigues avec Maggie. Cette dernière s’est presque révélée dans cet épisode. Surtout que ces derniers temps, Chicago Med avait tendance à se concentrer presque plus sur les hommes que les femmes alors que les femmes ont un rôle plus important que les hommes à mes yeux ici, surtout dans certains registres émotionnels. Si Chicago Med gère donc une intrigue semi-médicale semi-policière afin de donner un peu de piquant à l’ensemble, Chicago Fire reste quant à elle assez fidèle à ses principes. Surtout autour de l’arc narratif créé pour Casey. Ce dernier mériterait presque de devenir Président des Etats-Unis s’il continue ainsi. C’est assez fun de voir que cette intrigue au dénouement si prévisible puisse être aussi captivante.

En effet, étant donné que l’on savait déjà plus ou moins que Casey allait gagner son élection, cela n’avait pas forcément de grand impact et les enjeux étaient donc moindre. Mais d’un autre côté, Casey a ce truc qui fait que l’on s’attache assez rapidement à ce qu’il nous raconte. Je me souviens encore des débuts assez catastrophiques du personnage mais depuis l’an dernier et son arc narratif d’infiltration, je trouve que Chicago Fire a su donner des intrigues fortes et impliquantes à ce personnage. Par ailleurs, je dois avouer que l’on en apprend pas mal sur le système américain des pompiers et la façon dont joue la hiérarchie là dedans. C’est donc une façon de nous en dire un peu plus sur la vie de ce pays, comme Chicago Med devrait peut-être plus le faire par rapport au système médical et de protection sociale (et notamment Obama Care). Tout cela permet forcément de se concentrer un peu plus sur Casey sans que cela n’ait de grandes conséquences pour autant non plus. Sa relation avec Dawson n’évolue pas, mais est-ce quelque chose que j’attendais pour autant ? Je n’en suis pas si sûr que ça. Le cas de la semaine n’était pas forcément exceptionnel non plus mais je pense que ce qui me gêne de plus en plus dans Chicago Fire c’est la façon dont la série met en avant Severide.

Certes, avec l’histoire de Casey il est un peu moins le centre d’attention mais je trouve que c’est perdre son temps pendant que d’autres personnages mériteraient peut-être une place plus importante avec des arcs narratifs tout aussi riches que ceux de Severide. J’aime bien ce dernier mais je trouve qu’il est surexposé dans une série qui pourrait rapidement nous faire nous lasser de lui. Enfin, « If We Were Normal » permet de créer une rencontre assez fun entre P.D. et Med alors que ce sont deux univers qui n’ont pas forcément l’occasion de se rencontrer comme Med et Fire qui collent mieux ensemble mais l’idée n’était pas bête. La visite d’Oliver Platt était donc à mon sens nécessaire afin d’aller de l’avant. Pour autant, ce nouvel épisode de Chicago P.D. ne cherche pas à faire bien de nouvelles choses non plus. En somme, c’est un trio d’épisodes assez plan-plan, inscrits dans une certaine forme de routine qui sied bien à la franchise mais qui pourrait devenir agaçante si elle se faisait persistante. Burgess et Roman est fort heureusement un duo bien présent afin de chambouler un peu les histoires et les relations dans la série. On sent que les scénaristes sont à l’écoute des téléspectateur afin d’apaiser les esprits avec une scène entre Lindsay et Halstead. Peu importe ce que la situation Roman et Burgess est, Lindsay et Halstead c’est tout autre chose.

Et j’ai presque envie de ne retenir que ce genre de moments alors que l’épisode ne sort pas forcement des sentiers battus non plus. Côté affaire de la semaine, rien de bien neuf, beaucoup de bavardages pour pas grand chose derrière. Il y a des notes d’action, sans en faire trop pour autant, ce qui permet d’équilibrer avec les intrigues relationnelles qui apporte un peu plus de matière derrière. Chicago P.D. (comme les autres d’ailleurs) repose donc énormément ici sur son casting de personnage, ce qui est drôle quand on sait que Dick Wolf disait à l’époque des Law & Order que ce qui primait c’était les intrigues et pas les personnages. Quand on voit que New York Unité Spéciale repose sur ses personnages (et notamment Olivia) plus que sur les affaires, on comprend qu’il avait totalement tord mais peu importe, le Chicago-verse fait bon usage de cette nouvelle façon de penser. Finalement, avec une affaire correcte (et son lot de surprises tout de même) et des personnages au rendez-vous, Chicago P.D. sait nous inviter à sa table sans prendre trop de risques. On est rapidement mis en situation et la résolution colle parfaitement avec ce que l’on vient réclamer quand on regarde un épisode de cette série. A l’approche de la fin de la saison, j’espère maintenant un peu plus de peps et un arc narratif saisonnier plus clair.

Note : 5/10. En bref, trois épisodes, trois cas, trois façon de développer les relations entre les personnages.

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