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Critiques Séries : Flowers. Saison 1. Pilot & Episode 2 (UK).

29 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Flowers

Critiques Séries : Flowers. Saison 1. Pilot & Episode 2 (UK).

Flowers // Saison 1. Episodes 1 et 2. Pilot / Episode Two.


Will Sharpe (Babylon, Casualty) vient peut-être bien de créer l’une des meilleures comédies britanniques de la saison, voire même l’une des meilleures comédies de la saison tout court. Au travers de ces deux premiers épisodes, j’ai eu l’impression de voir une vraie pépite, originale et drôle. Dans le registre de la comédie noire, cela fait un sacré bout de temps que je n’ai pas vu quelque chose qui ait vraiment réussi à me séduire. Ce n’est pas facile d’ajouter en plus de ça une vraie poésie. Dans un sens, Flowers ressemble énormément aux univers de Jean Pierre Jeunet (et notamment Micmacs à Tire-Larigot pour l’esprit complètement barré de cette maison jonchée d’objets et de décorations old-school. La famille Flowers qui donne son nom à la série est une famille originale qui sort vraiment du lot, et pas seulement par rapport au fait qu’ils semblent tous un peu tarés, mais surtout car derrière les âneries de cette comédie se cache quelque chose de vraiment tendre. Flowers est donc une comédie vraiment originale, pleine d’imagination et mise en scène par un Will Sharpe très en forme derrière sa caméra. Pour le coup, les excentricités prennent une vraie forme, que cela soit dans la maison dans le premier épisode ou bien à l’hôpital dans le second.

Maurice, auteur de livres illustrés pour enfants, et sa femme Deborah, professeure de musique, ne sont plus vraiment ensemble et doivent bientôt divorcer. Tandis que Maurice doit faire face à ses propres démons, Deborah essaie de solidifier sa famille à tout prix tout en suspectant son mari d'être dans une relation secrète avec un homme.

Flowers c’est un peu comme un cake aux fruits confits. On aime tous la douceur de ces fruits dans lesquels ont croque à chaque bouchée. Et l’on revient encore manger de ce cake là, en le trempant dans notre thé. C’est une comédie qui sait nous mettre à l’aise devant ce qu’elle nous raconte. C’est complexe, touchant, drôle, tout ce qu’il faut à la fois et c’est aidé par des prestations de haut vol. A commencer par Olivia Colman (Broadchurch, The Night Manager) qui délivre une performance à la fois touchante et complètement barrée. Accompagnée par Julian Barratt (The Mighty Boosh), ces deux là forment un duo étonnant. Les autres personnages de la famille sont tout aussi excentriques avec une bonne dose de tendresse et de poésie que l’on n’a pas l’impression de retrouver ailleurs en comédie chez les britanniques. Ces dernières années, les britanniques n’ont pas forcément délivrés beaucoup de pépites mais je pense vraiment que celle-ci en fait partie. Il ne se passe pas une seule seconde devant laquelle je n’ai pas passé un bon moment. Tous les personnages sont intéressants, les répliques bien trouvées et les mots toujours bien pesés. L’ensemble fonctionne aussi car l’alchimie se ressent et pour créer une famille sur le petit écran, ce n’est clairement pas ce qu’il y a de plus facile.

La personnalité de chacun s’associe avec celle de l’autre et vice-versa. On a envie d’en voir beaucoup plus et pour avoir déjà vu le 3ème épisode, je peux dire que je reviendrais vous parler de Flowers à l’issue de la saison 1. Will Sharpe semble avoir compris ce qu’il fallait pour faire de la bonne comédie, sans compter que l’histoire de base de cette série est déjà suffisamment barrée pour que l’on ait l’impression de voir une série originale. C’est peut-être bien la série la plus étrange que j’ai vu depuis un bout de temps mais j’espère que les 5 épisodes sont d’aussi bonne qualité que ces deux premiers. On pourrait donc imaginer que Wes Anderson a rencontré Jean Pierre Jeunet qui a rencontré quelque chose de très british.

Note : 8/10. En bref, une comédie poétique, avec une vraie âme, un humour noir proche de l’univers de Wes Anderson et de Jean Pierre Jeunet. A déguster sans modération.

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