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Critiques Séries : Heavy Water War : les soldats de l’ombre. Mini-series. BILAN.

22 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Heavy Water War

Critiques Séries : Heavy Water War : les soldats de l’ombre. Mini-series. BILAN.

Heavy Water War : les soldats de l’ombre // Mini-series. 6 épisodes.
BILAN


La fameuse Heavy Water War, cette guerre qui se jouait en secret dans le but était de détruire une usine allemande d’Eau Lourde, un composant essentiel à la création de l’arme atomique, tout cela au coeur des montagnes de Norvège est intéressant. Les norvégiens continuent donc de développer des séries et cette fois-ci, loin des polars puisque Heavy Water War est liée à leur histoire. Du coup, avec cette histoire passionnante, Heavy Water War aurait pu être une belle réussite. Mais plombée par des aller-retour dans le temps, des éclipses, et tout un tas de va-et-vient et tout genre, la série perd complètement son téléspectateur et s’emmêle les pieds de la mauvaise des façons. Le but était de proposer un thriller d’espionnage captivant et finalement nous avons eu droit à quelque chose de complètement différent. On reste très rapidement sur sa faim alors que j’aurais adoré vraiment que la série me donne l’impression d’apprendre quelque chose. Certes, dans les grandes lignes j’ai appris quelque chose car je ne connaissais pas du tout cette partie de l’histoire mais franchement, cela manque cruellement de caractère. Le scénario est un peu trop coincé par le besoin de développer les relations entre les personnages.

1943, l’Europe est en flammes. La Seconde Guerre Mondiale fait rage.
Alors que l’Allemagne nazie entreprend de créer la première bombe atomique, une opération secrète s’organise afin de contrecarrer la menace.
Leur objectif : détruire une usine allemande d’Eau Lourde, un composant essentiel à la création de l’arme nucléaire, perché au cœur des montagnes de Norvège.

Heavy Water War me fait un peu penser à X Company, une série canadienne se déroulant également durant la Seconde Guerre Mondiale et qui avait échoué (notamment en saison 2) à donner à son histoire des éléments suffisamment pertinents pour que l’on ait l’impression d’aller au plus loin. Per-Olav Sorensen a tenté d’écrire ce récit avec talent et on ne peut pas nier qu’il y a de bonnes idées et que le casting est plutôt réussi, mais malgré un réalisme aidé par un budget de presque 10 millions d’euros, j’aurais bien aimé que cela ressemble à quelque chose de différent. Moins poussif dans sa narration qui part bien souvent dans tous les sens, quitte même à nous perdre complètement en plein milieu. Au bout de deux épisodes j’ai déjà eu un peu de mal à avoir envie de voir la suite. Si la conclusion sait rester assez satisfaisante, ce qui donne envie d’aller au bout c’est surtout l’idée de suivre cette histoire du début à la fin. Un peu comme X Company, le trop plein de bons sentiments entache une partie de ce qui fait l’intérêt de Heavy Water War. Certes, la série explore les zones grises de chacun des personnages : notamment le côté un peu ambigu de Heisenberg quoi n’adhère pas au nazisme mais qui refuse, pour la science, de se poser des questions sur ce à quoi pourraient bien servir ses travaux.

Cette mini-série n’ira pas plus loin que ses six épisodes, ce qui n’est pas plus mal. La fascination du monde sur la Seconde Guerre Mondiale continue, peut-être par opportunité mais aussi car c’est une guerre qui regorge de tout un tas de bonnes histoires à conter. Celle-ci méritait bien une adaptation, notamment car les norvégiens se sont donné les moyens financiers de le faire. La reconstitution historique est magnifique, mais le fond du sujet n’est pas assez bien mené. A force de partir dans tous les sens, Heavy Water War s’est presque égarée. On ne parvient donc pas forcément à s’attacher aux personnages au fil des épisodes. En dispersant un peu trop le récit avec une galerie énorme de personnages. Je ne m’attendais pas du tout à ce que cela se passe comme Band of Brothers par exemple qui reste la référence ultime des séries se déroulant dans le monde la guerre et puis il y a de très belles choses côté casting (Anna Friel la première, que l’on connait tous, est d’ailleurs l’un des éléments les plus intéressants de cette série). Si six épisodes c’était court, je me demande si au fond Heavy Water War n’aurait peut-être pas mérité d’être un peu mieux écrite sur la longueur afin d’éviter tous ces va-et-vients pas forcément très intéressants pour prendre du plaisir à suivre l’histoire.

Note : 6/10. En bref, Heavy Water War saura satisfaire les fans de séries historiques tant visuellement c’est réussi. Mais le scénario va et vient dans tous les sens, notamment au début, quitte à se perdre les pieds dans le tapis.

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