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Critiques Séries : New York, Unité Spéciale. Saison 17. Episodes 10 et 11.

18 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : SVU

Critiques Séries : New York, Unité Spéciale. Saison 17. Episodes 10 et 11.

New York, Unité Spéciale // Saison 17. Episodes 10 et 11. Catfishing Teacher / Townhouse Incident.


Quand SVU commence un épisode par « ces événements ne sont pas réels et purement fictifs » on se demande parfois si au fond il n’y a pas toujours une part d’inspiration, surtout avec « Catfishing Teacher » qui ressemble à un genre de cas que l’on a déjà vu l’an dernier dans les journaux. Bon, après SVU ne s’est jamais cachée de s’inspirer de faits divers survenus ici et là afin de faire ses propres choux gras. C’est d’ailleurs la meilleure source d’inspiration qu’il puisse exister. Quoi qu’il en soit, nous suivons l’histoire de Phoebe Burnap, prof dans un lycée qui a couché avec deux de ses étudiants : Travis et Jordan. Plus tard, un autre étudiant, Zach Fosters, reçoit des messages supposant que c’est Phoebe pour la rejoindre à la gare et prendre son passeport. Sauf qu’elle ne vient jamais et le pauvre Zach se retrouve kidnappé par son coach de lutte qui a déjà brutalisé ses athlètes. Il se retrouve alors dans une sorte de refuge en Pennsylvanie où il va être sauver par notre équipe toujours efficace du SVU. J’ai bien aimé cette histoire au delà du fait que le coach, incarné par un Michael Gaston très en forme, a vraiment de quoi faire flipper. Le fait est que le rythme est bien trouvé et que le cas se concentre beaucoup plus sur le côté policier que sur le reste.

Je sais bien que je préfère toujours l’aspect policier par moment. Cela dépend des cas traités mais en l’occurence ici, le judiciaire n’était pas nécessaire et aurait probablement alourdi le propos plus qu’il n’en fallait. Accessoirement, nous avons ici clairement des tas de choses intéressantes qui sont racontées, notamment car cela permet aussi de remettre en cause une partie du système éducatif américain. Les petites critiques de la société américaine et de la façon dont elle vacille sont toujours très pertinentes dans SVU même si le sous texte n’est pas toujours lisible. En l’occurence ici, c’est assez lisible et même, je dirais que la série pose énormément de questions sur la protection des adolescents au lycée. Après tout, ils ne sont pas protégés contre tout ce qui peut bien se passer ici et là. L’absence de certains personnages comme de Barba permet là aussi de donner un coup d’air frais à une série qui en avait sacrément besoin. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti ici. La série trouve donc un équilibre parfait entre l’utilisation de nos personnages préférés et de l’intrigue de la semaine. C’est fait de façon intelligente et la seule chose dont on pourrait avoir envie, c’est que l’action soit encore plus présente afin de donner l’impression que SVU ose peut-être un peu plus de choses.

Pour ce qui est du second épisode, « Townhouse Incident », c’est la preuve encore une fois que SVU adore les personnages en danger et c’est ce qui se passe une nouvelle fois avec Benson. La formule est ultra classique mais elle reste efficace. En grande partie car Mariska Hargitay a toujours su se donner à fond dans ce genre d’exercices. Elle me surprend toujours et c’est presque à se demander si au fond elle n’a pas vécu des choses aussi terribles que son personnage par moment. Mais c’est aussi un gage de qualité afin de nous imprégner au mieux du récit et de ce qui nous entoure globalement. Le fait qu’elle tente ici de stopper une histoire de home invasion est une façon aussi de casser un peu la formule habituelle des moments où elle est mise en danger dans la série. Habituellement c’est elle qui est visée en premier, ce qui n’est pas le cas de cet épisode. Elle devient simplement une victime malgré elle et prise en otage par notre criminel prêt à tout. Mais c’est une femme intelligente et c’est sur elle que les regards se portent. SVU aurait pu se concentrer sur l’extérieur et comment tout le monde va tenter de la sortir de la situation mais la série fait un choix inverse.

En effet, SVU tente de raconter des choses différentes avec un ton complètement différent lui aussi. En se concentrant sur elle, SVU parvient aussi à nous imprégner un peu mieux de l’ambiance et de ce qui se passe avec les otages, le criminel. On apprend même à connaître ce dernier. Cet épisode a d’ailleurs toutes les caractéristiques (et les qualités) d’un bon épisode d’Esprits Criminels. Il y a des ressemblances notables entre les deux séries avec cet épisode, ce qui n’est pas une mauvaise chose après tout. Finalement, je crois que cette année SVU veut mettre en danger ses personnages et continuer à parler de sujets de société assez forts qui peuvent donner un coup de pied dans une fourmilière. SVU reste la série de Dick Wolf la plus inventive alors qu’à côté la saga des Chicago est clairement en train de perdre de son mordant.

Note : 7/10 et 6.5/10. En bref, deux solides épisodes.

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