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Critiques Séries : Outlander. Saison 2. Episodes 1 et 2.

18 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Outlander

Critiques Séries : Outlander. Saison 2. Episodes 1 et 2.

Outlander // Saison 2. Episodes 1 et 2. Through a Glass, Darkly / Not in Scotland Anymore.


Après la saison précédente, brillante, Outlander envoie à nouveau son héroïne dans une nouvelle époque. « Through a Glass, Darkly » permet le retour de Claire dans le monde qu’elle a laissé derrière elle dans le pilote de la série. Elle est blessée, confuse, Jamie n’est plus là. Leur plan de changer le futur est maintenant disparu. Frank, qui a vécu pendant deux années hanté par sa disparition, a besoin de réponses, mais il veut lui donner le temps de répondre à ces questions quand elle sera temps. « Let me tell it at my own pace » dit Claire face à son ex mari Frank. Le côté s’asseoir à côté du feu et raconter son histoire est presque un peu too-much, un cliché, et pourtant cela fonctionne très bien, ne serait-ce que pour nous impliquer un peu plus dans une histoire, celle de Claire. On sait ce qui s’est passé pendant sa disparition et l’on a envie de retrouver cela alors nous aussi on veut s’assoir à côté du feu. C’est son histoire et elle la commande de façon assez forte mine de rien. Car elle installe le ton, l’ambiance, les enjeux. Rien ni personne ne peut la troubler dans sa façon de raconter l’histoire car personne ne peut raconter mieux son histoire qu’elle. Pour la seconde fois de sa vie, Claire va devoir expliquer à un homme qui l’aime qu’elle a traversé le temps. Comme elle l’a fait avec Jamie. Frank l’accepte mais son acceptation semble très différente de celle de Jamie.

Mais Frank et Jamie sont tous les deux gentils, ils aiment profondément Claire, etc. Frank est l’homme de raison, il est beaucoup plus sérieux et réservé que Jamie mine de rien. Et s’il accepte tout cela, on sent que ce n’est que pour aller de l’avant. Tout ce qui lui importe c’est qu’elle soit de nouveau parmi lui et son univers. Ce n’est pas forcément facile mine de rien mais ce qui me fascine encore plus dans toute cette histoire c’est le fait que Tobias Menzies a délivré deux performances assez étonnantes au fil des épisodes, celle de Frank l’ex mari de Claire et le vilain Black Jack qui avait torturé dans tous les sens Jamie dans plusieurs épisodes de la saison précédente. Toute la complexité du retour de Claire est gérée de façon intelligente et Caitriona Balfe continue de briller. Il y a quelque chose de magnétique chez elle qui continue de me plaire. Si elle souhaite plus ou moins imaginer qu’elle est morte, dans un sens Outlander a su faire quelque chose de vraiment intéressant avec ses personnages. Le problème de cette histoire c’est surtout que Frank rappelle à Claire dans un premier temps Black Jack. Le fait que les personnages sont soignés et que la série ne cherche pas à rendre le tout trop facile me plaît. Outlander parvient à rendre le constate intéressant, encore plus du point de vue des deux timelines : En 1948 à New York et en 1745 en France.

Par rapport à l’histoire de 1745, j’ai l’impression plus ou moins de retrouver dans Reign et même si cela pourrait être une critique, je trouve au contraire que ce n’est pas le cas. Je parle de Reign surtout en référence historique qui ne cherche pas à raconter l’Histoire avec un grand H mais une histoire, ou une version de l’Histoire. Outlander m’avait quoi qu’il en soit terriblement manqué et ce n’était pas forcément facile de retrouver tout ce monde là. « Not in Scotland Anymore » est l’occasion de rappeler que notre héroïne n’est justement plus du tout en Ecosse mais que Outlander se souvient toujours du passé. Alors que Claire et Jamie se retrouvent plongés dans la haute société française afin de stopper la rébellion Jacobine et le jacobinisme, la série semble créer une sorte de thriller d’espionnage tout en restant quelque chose de complètement différent par la même occasion. Que cela soit dans tous les recoins de Outlander, nous en sommes plus du tout en Ecosse car en 1945 nous sommes en France et en 1948 aux Etats-Unis. Claire va se faire des amies et bien que cela fasse partie du plan, Louise de La Tour est un personnage parfait à ajouter dans le cercle de Claire. Elle apporte quelque chose d’un peu plus fun dans un monde terriblement dépressif et émotionnellement chargé.

Louise est assez ouverte sexuellement parlant, ce qui propose là aussi une vision de la culture de l’époque… en France. Bon, c’est presque cliché que de dire qu’en France nous sommes très libres sur le sujet. Mais peu importe. Ce second épisode était parfait pour moi. Encore plus que le premier. Il faut dire que mine de rien je m’y suis attaché à Jamie moi aussi et Ron Moore a su faire de Jamie quelqu’un de bien plus intéressant que Frank. Il y a une vraie passion chez lui qui m’a beaucoup plu mine de rien. Même si l’horreur de Jamie au début de l’épisode est terrible, ce n’est pas forcément ce qui m’intéresse le plus non plus. Petit à petit, on a l’impression de redécouvrir Outlander sous un angle totalement différent. Le fait que Outlander ne soit pas qu’une série romancé mais aussi une série d’époque permet à celle-ci de nous plonger dans tout un tas d’univers. Le but de ce second épisode est surtout de retrouver Claire et Jamie, de retrouver ce qui fait la force de leur histoire, plus que tout le reste. Le fait que Black Jack hante toujours autant Jamie est une occasion de rappeler aussi pourquoi, quand elle a vu Frank, elle était terrifiée. La soirée à Versailles a beau ressembler à quelque chose de très beau, ce n’est pas forcement une source si grande que ça de plaisir et de spectacle.

Il y a toujours à un moment donné un élément qui va rappeler à nos personnages préférés que ce monde est terrible avec eux mais bon, c’est loin d’être un problème. Outlander sait très bien s’y prendre avec tout ce qui est romancé mais elle parvient aussi à nous conter les choses de façon à donner toutes les strates de l’histoire de nos personnages. Ce monde plein de terribles choses et certaines qui ont de grandes implications dans la vie des personnages.

Note : 9/10. En bref, retour réussi pour l’une des plus belles séries.

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