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Critiques Séries : Outsiders. Saison 1. BILAN.

22 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Outsiders

Critiques Séries : Outsiders. Saison 1. BILAN.

Outsiders // Saison 1. 13 épisodes.
BILAN


Renouvelée pour une saison 2, il est sûr et certain que nous retrouverons Outsiders désormais très prochainement. Et je ne suis pas contre la retrouver. Outsiders n’est pas forcément exceptionnelle mais elle est bonne tout de même. Le but de cette série est de raconter les problèmes entre une petite ville paisible du Kentucky et ceux qui vivent non loin des montagnes. La série nous est vendue avec beaucoup d’exotisme proche des séries comme Banshee, Justified, Vikings aussi, mais Outsiders est un peu différente. Bien entendu, Outsiders était libre d’être une série exubérante mais les Farrell, introduits comme une famille qui a vécu en presque complète isolation sur la montagne Shay pendant près de 200 ans, pratiquent leur propre justice aux frontières et vont très peu souvent avoir des interactions avec le monde extérieur. Ils détestent l’argent et les armes et le groupe mené par Lady Ray (incarnée par une Phyllis Somerville en pleine forme) se contente de la bagarre, se reproduire et la chasse en isolement. Leurs déplacements très occasionnels dans la ville se fait uniquement pour piller les choses qu’ils ne peuvent pas faire eux-mêmes et sont vus dans cette petite ville du Kentucky comme des gens dont il faut absolument se méfier. Mais ces vols sont vus par les gens comme des faits de la vie, aussi bien pour les propriétaires de magasins que pour le député Wade (incarné par Thomas Wright).

Dans les premiers épisodes, Outsiders cherche à en faire un peu trop par rapport à son histoire et la façon dont est présentée la culture des Farrell. Sans compter qu’il y a tout un tas de clichés comme le fait que le député Wade est un père célibataire alcoolique. Il fallait bien un personnage de ce genre là pour nous intéresser à l’histoire de notre petite ville puisque le folklore des Farrell est un poil plus intéressant tout de même. En tout cas, sur le papier. Si la relation entre les Farrell et les habitants de la ville reste un problème qui est en train de grossir au fil des épisodes, cela ne veut pas pour autant dire que les Farrell et les habitants n’ont pas leurs propres problèmes aussi. Le retour de Asa Farrell au bercail ou encore Hasil permettent de créer des conflits culturels de façon assez intelligente. Outsiders est aussi aidée par David Morse qui incarne Foster, le grand manitou des Farrell. Il se passe beaucoup de choses, sans compter un triangle amoureux avec Asa entre G’Winn et Little Foster. Mais Outsiders parvient à rendre l’ensemble simple à comprendre grâce à un scénario fluide et des intrigues intelligentes. Bon, les Farrell sont tout de même présentés comme des apaches clichés que l’on peut voir au cinéma ou dans les séries. On a déjà vu ça dans Justified notamment.

Mais malgré les clichés, cela reste assez agréable dans son ensemble. Outsiders tente donc de nous dire que ces personnages reclus de la société moderne est une représentation d’une vraie culture au fin fond des Etats-Unis. Outsiders n’échappe malheureusement pas à quelques trucs un peu too-much par moment, quitte à tomber dans la connerie. Le casting de Outsiders permet d’éviter à cette dernière de partir complètement en sucette. David Morse et Ryan Hurst sont excellents dans les rôles de Big et Little Foster. Chacun apporte sa propre vision des choses et son regard. C’est un très bon choix mine de rien. Quoi qu’il en soit, Outsiders tente de rappeler que certains personnages sont faits pour telle ou telle histoire. Comme Asa et G’Winn. Dans un sens ces deux là ne sont pas forcément les meilleurs intrigues de Outsiders mais ils apportent quelques problèmes d’un tout autre genre. Je crois d’ailleurs que l’un des aspects les plus intéressants de la culture des Farrell (et donc de Outsiders en tant que tel) c’est la façon dont les femmes marquent leur territoire dans le monde. Outsiders reste mine de rien une série très attachée aux personnages féminins, avec un brin de féminisme assez bienvenu au delà de la comparaison au travers des cultures.

Cela ne veut pas pour autant dire que Outsiders fait des choses brillantes de partout non plus. Je pense à Hasil et Sally-Ann. Bien que cela soit intéressant de croiser les cultures et tenter de créer des liens entre les Farrell et la ville, l’ensemble reste tout de même sacrément cliché à mon goût. Outsiders tente de parler de la difficulté de créer une relation de paix entre des gens qui pillent la ville de ce dont ils ont besoin et ceux qui ne vivent pas comme les Farrell n’est pas facile. Dans un sens, Outsiders raconte le problème de vivre à côté d’une communauté en marge des lois et de la justice, qui créé sa propre justice et qui peut donc menacer chacun de ceux qui habitent dans la ville à côté. Il n’y a pas vraiment de limites finalement. Il y a en tout cas là dedans une morale, et une morale bien pensante utilisée de façon un peu appuyée à mon goût. L’idée de romancer un peu tout cela n’aide pas forcément l’intrigue mais cela ne veut pas pour autant dire que la série de Peter Mattei n’a pas réussi à rester captivante du début à la fin. Au travers de ces 13 épisodes, nous avons un monde qui se déguste au fil des épisodes. Outsiders prend son temps, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, d’autant plus que c’est écrit à la fois de façon un peu simpliste et parfois un peu plus complexe.

Note : 6/10. En bref, une petite série sans prétentions qui tente de nous raconter l’histoire d’un groupe de misfits à côté d’une petite ville paisible du Kentucky.

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