Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Switched at Birth. Saison 4. Episodes 18, 19 et 20.

1 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Switched at Birth

Critiques Séries : Switched at Birth. Saison 4. Episodes 18, 19 et 20.

Switched at Birth // Saison 4. Episodes 18, 19 et 20. The Accommodations of Desire / A Mad Tea Party / And Always Searching for Beauty.
SEASON FINALE


Switched at Birth a vécu une année mouvementée. Tout un tas de choses intéressantes ont été développées au fil des années dans cette série mais étrangement, je me rends compte cette année que Switched at Birth est arrivée au bout de la corde. Renouvelée sur le fil pour une saison 5 par Freeform (enfin, ABC Family), elle reviendra l’année prochaine pour de nouveaux épisodes (en espérant que Freeform annonce que ce serait la dernière saison de la série, car il est vraiment temps de tout arrêter). Ces trois derniers épisodes bâclent tout un tas d’intrigues intéressantes dans des épisodes qui manquent cruellement de fond. La forme émotionnelle dont la série a toujours fait preuve est présente mais ce n’est pas suffisant pour faire une bonne fin de saison. Beaucoup de choses se passent dans les relations entre les personnages. A commencer par Bay. Cette dernière va avoir du mal à passer à la seconde vitesse avec Garrett. La scène de presque sexe était vraiment ridicule. Si Switched at Birth fait de la pub pour le préservatif et le fait de se tester régulièrement (et que c’est une très bonne chose), je trouve que cela ne fonctionne peut-être pas aussi bien que prévu non plus. Garrett et Bay c’est mignon mais je n’arrive pas du tout à voir ce couple comme véritablement intéressant.

Peut-être aussi car au fond, la série ne fait pas grand chose de neuf avec Garrett et aussi car la série sembler avoir plus ou moins terminé cette histoire une fois « The Accommodations of Desire » terminé. Le seul truc intéressant c’est ce que la série fait sur la prévention. Rien de plus. Cela brise complètement mon envie de voir les deux passer plus de temps ensemble. Garrett a beau être mignon, cela n’en fait pas forcément quelqu’un d’intéressant. C’est d’autant plus ridicule que Travis ait raconté tout à Garrett sur les problèmes de Bay. C’est probablement l’une des choses les plus ridicules qu’il soit. J’aurais été à la place de Travis, je n’aurais rien dit car ce n’était pas son devoir de tout raconter. C’est avec ce genre de choses que Switched at Birth n’a de cesse de faire des trucs tous plus ridicules les uns que les autres. Ensuite, nous avons Mingo et Daphne … et Josh. La vie amoureuse de Daphne est vraiment compliquée et ces trois épisodes ne vont pas vraiment changer grand chose. Josh est-il amoureux de Daphne ? Non. Il est cependant amoureux de Mingo et vous savez quoi, Mingo est amoureux de Daphne. C’est un micmac qui n’a rien de complexe mais qui à l’écran donne l’impression que la série erre un peu dans tous les sens sans véritablement trouver de bonne idée pour se renouveler. Mingo est mignon, Josh a raison d’être tombé amoureux de lui (sauf pour le fait qu’il est hétéro).

Les histoires de romance gay, surtout quand c’est des personnages secondaires, cela ne peut jamais être mis en avant. Cela aurait très bien pu être l’une des plus belles histoires de cette seconde partie de saison 4 mais Switched at Birth ne capitalise jamais là dessus et nous offre donc probablement ce qu’il y a de pire. J’aimerais bien que la série plonge un peu plus dans l’histoire de Josh sauf que dans les deux épisodes suivants, Switched at Birth ne fait rien du tout dans cette direction, préférant se concentrer sur la relation redondante et ennuyeuse qu’il y a entre Daphne et Mingo. Daphne est devenue un personnage ennuyeux au fil des années et ses relations amoureuses sont vraiment ridicules. C’est aussi là que l’histoire de Quinn, du baiser, etc. n’a rien de bien neuf à offrir. Jusqu’au dernier épisode de la saison, la série brasse donc énormément d’air autour de cette intrigue, sans trouver quoi que ce soit de neuf à raconter. Dommage. Du point de vue de Lily et Toby, les choses ne sont pas plus intéressantes. C’est réaliste tout ce qui se passe du point de vue de ces deux personnages et surtout de Lily mais je n’arrive pas à m’attacher. J’ai l’impression que cette relation ne fonctionne pas vraiment aussi bien que l’on aurait probablement pu l’espérer et le résultat est d’autant plus décevant.

Parfois, j’aimerais bien que les séries me surprennent, surtout quand elles ont déjà raconté des tonnes de choses autour des mêmes personnages mais je ne peux m’empêcher de penser que Switched at Birth se répète un peu trop. La seule intrigue qui ne se répète pas c’est celle de Regina et Eric. C’est d’ailleurs l’une des histoires les plus intéressantes qu’ils aient développées. Le problème ? C’est terriblement cliché et la conclusion de cette histoire à la fin de la saison c’est tout ce que j’ai regretté. Mais heureusement pour nous, la réaction de Bay face à cette histoire fonctionne très bien. Et ce n’est pas aidé par le dernier épisode où Travis annonce à Bay qu’il est amoureux d’elle. Franchement ? Je n’en peux plus car ce n’est vraiment rien de neuf sous le soleil de cette série. Enfin, dans le registre des intrigues ridicules les Kennish doivent toujours vendre leur car wash et le truc est géré par l’avocat qui avait fait du rentre dedans à Katherine il y a de ça quelques saisons. Sam Page revient avec une coupe de cheveux bien plus intéressante à commenter que tout le reste. Finalement, je trouve dommage que la série nous délivre encore et encore les mêmes choses, se répétant sans parvenir à sortir du cadre qu’elle s’est créée depuis le début. La série a besoin de chair fraîche, de nouveaux personnages, de nouvelles idées. Et aussi de se séparer de pas mal de choses qui la retiennent dans ses retranchements. Le dix mois plus tard en Chine avec Bay m’a fait plus rire qu’autre chose, n’apportant rien de neuf. Pire encore, la Chine dépeinte ici est trop américaine pour moi.

Note : 4/10. En bref, fin de saison bâclée.

Commenter cet article