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Critiques Séries : The Family. Saison 1. Episodes 7 et 8.

20 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Family

Critiques Séries : The Family. Saison 1. Episodes 7 et 8.

The Family // Saison 1. Episodes 7 et 8. All The Livelong Day / Sweet Jane.


Au fil des épisodes, The Family n’a de cesse de me surprendre. Sa facilité à accélérer la narration plus qu’il ne faut est vraiment une excellente idée. Après les retournements de situation de l’épisode 1.06, je dois avouer que je ne m’attendais pas du tout à ce que la série continue dans cette direction. Je m’attendais à ce que la série s’assoie, analyse ce qui s’est passé afin de pouvoir aller dans une toute nouvelle direction. Mais The Family a fait un choix judicieux avec « All the Livelong Day » alors que l’épisode nous montre ce qui s’est réellement passé dans le bunker : comment Ben s’en est sorti, a rencontré Willa et s’est retrouvé à devenir Adam. Aussi improbable que tout cela puisse sembler, cette explication est plutôt sensé, aidée par un Liam James au sommet de son art. Mine de rien, je trouve dommage que ABC n’ait pas plus misée sur The Family car il y avait ici l’une des meilleures nouveautés de la saison, cachée derrière une série simpliste à l’idée de départ qui aurait rapidement pu nous balancer dans un truc rocambolesque et ennuyeux. Mais c’est tout le contraire, au fil des épisodes on s’attache aux personnages et surtout on est agrippés par l’histoire sans jamais pouvoir s’en dégripper. Willa de son côté démontre qu’elle n’a pas forcément de coeur, mais sa façon de voir les choses reste là aussi assez logique.

Ben a pris soin d’Adam pendant des années, mais n’aurait-elle pas pu simplement accueillir Ben dans la famille comme Ben et pas comme Adam ? Ben était aussi le seul personnage entre la famille d’Adam et celui qui a tué Adam. Pourquoi l’envoyer loin plutôt que de l’amener à la police, où il aurait peut-être pu avoir des informations intéressantes pour eux. Willa est en tout cas devenu au fil des épisodes l’un de mes personnages préférés, surtout pour sa capacité à surprendre le téléspectateur comme elle le fait depuis l’épisode 1.06. C’est une révélation intéressante qui fait sens et qui a du poids dans la suite de l’histoire. Après tout, on avait besoin de tout cela. Il y a aussi tout un tas de scènes comme le moment où Claire entre dans la cuisine et voit Ben. On ne sait vraiment pas trop si elle va l’embrasser ou bien le gifler et ce moment implique beaucoup de cette capacité que le récit a à proposer quelque chose de vraiment fort, ambigu, où l’on se met à questionner les personnages sur ce qu’ils cherchent réellement à faire. Le fait est que ce gros secret est gardé secret pour la campagne de Claire. Révéler la vraie identité de Ben pourrait bien couler la campagne de Claire pour son poste de gouverneur. Surtout qu’elle serait celle qui n’a pas été capable de voir que celui qui était dans sa maison n’est pas son fils.

Joan Allen est un choix de casting parfait dans le rôle de Claire et je pense qu’une actrice différente aurait été un échec pour The Family. Car mine de rien, la série repose aussi énormément sur le casting qui lui aussi est très bien choisi. Il n’y a pas de fausses notes et c’est d’autant plus étrange que je ne m’y attendais pas du tout. La mère de Hank débarque aussi, incarnée par l’excellente Judith Ivey. Le but ici est de nous montrer pourquoi il était tellement dévoué à elle. Et ce que cela signifie pour lui d’avoir quelqu’un dans sa vie qui l’aime de façon inconditionnelle. Avec « Sweet Jane », la série poursuit son bout de chemin et le moins que l’on puisse dire c’est que cela reste terriblement efficace. Hank débute l’épisode en parlant du fait que l’on se cache tous derrière des masques. Peu importe dans quel condition et à quel moment de sa vie, il est vrai que tout le monde doit porter un masque afin de se prémunir de ce que la société pourrait faire pour nous détruire. En tout cas, cet épisode nous offre une chance de voir que ces personnages sont beaucoup plus complexes qu’ils ne nous en ont donné l’impression au premier abord. Beaucoup de séries choisissent de définir leurs personnages simplement par le bien ou le mal alors que The Family joue beaucoup plus la carte de la nuance grise.

On ne sait pas trop ce qu’ils sont, bons ou mauvais. Mais chacun fait des choix dans son propre intérêt, n’est pas toujours sain non plus, etc. La bonne chose avec la révélation sur Adam/ben est que cela permet de créer des tas d’intrigues en rafale, comme l’effet d’une chute de dominos. Cela permet de révéler aussi d’autres choses au fil des épisodes (comme avec Willa dans l’épisode précédent). Cet épisode est celui où Claire révèle à Ben qu’elle sait très bien qui il est réellement. Si le but est peut-être de nous choquer, je ne pense pas que cela soit le premier but de cet épisode. J’étais presque choqué de voir Claire poser toutes ces questions à Ben au sujet d’Adam, afin de savoir comment Adam était quand il a grandi. Après tout, Ben a raison de vouloir rester avec Claire et les autres, mais Claire doit aussi rester avec Ben à la fois pour ce qu’il peut lui apprendre sur son fils mais aussi par rapport à ce qu’il pourrait lui rapporter avec l’élection. La scène entre les deux personnages était assez machiavélique et pourtant très touchante. Il y a quelque chose de vraiment intéressant là dedans qui change un peu de ce que l’on avait pu voir.

Du coup, la relation entre Claire et Ben illumine une bonne partie de l’épisode, comme un brin d’émotions qui devient particulièrement intéressant. Ensuite, nous avons aussi la relation entre Hank et sa mère, Annie. Judith Ivey est là aussi un choix de casting judicieux et la preuve que The Family se construit en continue plus ou moins sans fausses notes, même sur le choix de celles et ceux qui incarnent les personnages. Quand Hank traverse la rue afin de dire à Claire que son fils, Adam, sort toutes les nuits en douce on sent que Hank tente quelque chose. Il semble encore plus savoir de choses sur Ben que Claire finalement. En tout cas, il sait qu’il sort tous les soirs. Quelque chose qu’il aurait très bien pu ne pas dire mais il voulait simplement être gentil. Même si tout le monde parle de lui comme du voisin pédophile. Ainsi, The Family démontre qu’elle a un sens assez aigu de la narration et j’ai hâte d’en voir beaucoup plus.

Note : 8/10. En bref, toujours solide comme un roc.

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