Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : The Girlfriend Experience. Saison 1. Pilot & Episode 2.

12 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Girlfriend Experience

Critiques Séries : The Girlfriend Experience. Saison 1. Pilot & Episode 2.

The Girlfriend Experience // Saison 1. Episodes 1 et 2. Entry (Pilot) / A Friend.


The Girlfriend Experience aurait pu être Le Journal Intime d’une Call Girl d’une autre génération sauf que ce n’est pas forcément ce que raconte cette série. Avec un ton beaucoup moins fun et plus réaliste et âpre, cette série dramatique s’inscrit parfaitement dans l’intronisation de Starz dans le monde de ces séries complexes à l’allure ultra sobre. On a vu ça récemment dans Flesh & Bone (dont j’aurais adoré voir une saison 2 même si l’histoire ne le nécessitait pas forcément). Adapté du film de Steven Soderbergh du même nom, The Girlfriend Experience s’avère être une plongée assez forte dans le monde des call-girls. Chapeautée par Steven Soderbergh lui-même, cette adaptation est surtout celle de Lodge Kerrigan (Keane) et Amy Seimetz (The Killing, Sun Don’t Shine) qui sont des novices dans leurs domaines mais qui ont malgré tout participé chacune dans son registre (l’une la réalisation d’épisodes de The Killing ou The Americans, l’autre en jouant dans The Killing notamment) à d’autres séries. Entrer dans ce monde ne peut pas se faire de façon si abrupte que ça dans le sens où il faut une certaine délicatesse pour parler de ces femmes qui font notamment cela pour payer leurs études. C’est ce qu’expérience en tout cas deux étudiants en école de droit à Chicago.

Adaptation en série du film de Steven Soderbergh, "The Girlfriend Experience" explore les relations de call-girls avec leurs clients, auxquels elles offrent plus que du sexe, mais une intimité proche de celle qu'ils peuvent avoir avec leurs épouses ou compagnes.

Devenir call-girl est facile et c’est aussi une façon de se faire de l’argent facilement. Comme « A Friend » le suggère, c’est une façon d’augmenter son niveau de vie tout en restant étudiante mais c’est aussi un chemin sinueux qu’il n’est pas forcément simple à accorder avec ses études. Je suis sûr et certain que c’est ce que l’on va rapidement découvrir dans les prochains épisodes. On suit alors les aventures de ces deux jeunes héroïnes avec leurs clients mais la mise en scène, très inspirée par le film de Steven Soderbergh met l’accent sur le fait que l’on reste distant de cette sexualité achetée. Le côté clinique de la mise en scène transforme réellement ces relations sexuelles en moment qui sont loin d’être intimes. On ne peut donc pas s’attacher à ces relations alors que la relation que vont avoir nos deux héroïnes à la fin de « A Friend » est justement une relation à laquelle on peut s’attacher car réalisée de façon beaucoup plus chaleureuse dans un environnement qui est accueillant comme il se doit. The Girlfriend Experience n’est pas une série qui a pour but de satisfaire les yeux de tous les voyeurs. Ce n’est donc pas une série sexy, mais une série sur l’histoire de ces femmes qui tentent de gagner de l’argent afin de payer leurs études et vivre en parallèle.

C’est plus facile de faire ça que d’avoir un boulot mal payé dans une chaîne de fast-food non ? Mais vendre son corps est une question que pose très rapidement The Girlfriend Experience. Dès le départ, on sait ce que l’on va voir. A la fois une série bourrée de questions et de réflexions très psychologiques sur l’univers, mais aussi une série qui n’a rien de sex-y. C’est plus une sorte d’étude sociologique qui a doit mettre en scène des rapports humains (tant sexuels que non sexuels) afin de faire quelque chose par la suite. Le film était plus ou moins une réponse à la crise économique de 2008, alors que les clients de Christine parlaient de comment tout cela les a affecté de près ou de loin. Même si je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre par rapport à la suite de la saison, je reste persuadé que The Girlfriend Experience est une belle expérience à faire. « Entry » est d’ailleurs une belle entrée en matière. On nous présente comment ce monde fonctionne très rapidement car dans un sens, on sait déjà très bien comment cela se passe. Mais c’est aussi un écueil de la parfaite call-girl, de ce qui est à faire et de ce qu’il ne faut pas faire.

Dans un sens, The Girlfriend Experience est une sorte de guide pour toutes les américaines (ou même les américains car l’on a tendance à oublier que des hommes font aussi ça, je me demande du coup si cela n’aurait pas été plus intelligent de faire l’inverse du film de Soderbergh et de raconter cette histoire du point de vue de call-boys) qui voudraient bien devenir des escorts. « The Girlfriend Experience » comme l’indique, c’est des jeunes femmes qui sont là pour donner l’impression à leurs clients qu’ils sont avec une petite amie, quelqu’un qui partage leur vie. Christine, notre héroïne, rencontre dans le premier épisode Avery une jeune femme de seconde année et étudiante comme elle en droit qui est une escort depuis pas mal de temps. Elle a trouvé dans l’escorting une façon comme une autre de pouvoir se payer son train de vie et surtout ses études. Christine est excitée par cette idée mais la scène finale de l’épisode 2 suggère qu’il y a plus de raisons que ça derrière la tête de Christine. Quoi qu’il en soit, ces deux épisodes savent y faire avec le téléspectateur qui de-facto a envie de voir la suite.

Note : 7/10. En bref, belle entrée en matière.

Commenter cet article