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Critiques Séries : Vikings. Saison 4. Episodes 6, 7 et 8.

9 Avril 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Vikings

Critiques Séries : Vikings. Saison 4. Episodes 6, 7 et 8.

Vikings // Saison 4. Episodes 6, 7 et 8. What Might Have Been / The Profit and the Loss / Portage.


A son meilleur, Vikings est capable de faire des choses sympathiques. « What Might Have Been » et « The Profit and the Loss » parviennent donc à poursuivre les intrigues de la saison de façon fluide et intelligente, tout en maintenant une certaine notion de tension propre à Vikings. Michael Hirst parvient à donner de nouveaux enjeux tout en faisant évoluer les autres à sa façon. Le premier épisode des deux est donc une sorte de série anticipant à sa façon. La série démontre surtout qu’elle est bien plus intéressante quad le temps bouge plus rapidement et que les épisodes parviennent ainsi à mettre en scène de grands moments forts plutôt que de petits parsemés un peu de partout dans tous les sens. Peu de temps après eu Ragnar annonce à tout le monde que les bateaux vont partir dans trois semaines, les bateaux s’en vont en mer. Pour un épisode largement décidé à l’action, « What Might Have Been » parvient donc à mettre en avant toutes les parties les plus excitantes de la série en mettant tout sur le devant de la scène sans prendre le temps de tout installer et donc de passer du temps parfois du temps inutile sur des tas de trucs. L’épisode rétabli alors toutes les intrigues, à Kattegat, à Wessex, à Paris, à Hadeby, etc. afin de relancer un peu toute l’histoire de la saison.

Bien entendu, il y a toujours Travis Fimmel pour voler la vedette à tout ce qu’il y a dans la série. Il faut dire que sa façon d’incarner Ragnar a toujours été ultra charismatique et l’on a ainsi toujours envie d’en voir un peu plus encore. Lagertha de son côté continue d’être une présence importante. Je parlais précédemment de l’importance des personnalités féminines de Vikings et je pense qu’elle est cette personnalité féminine imposante dont la série a besoin afin d’équilibrer avec la présence de Ragnar. Ce dernier a tendance à être tellement intéressant que forcément, ce n’est pas toujours facile de relancer les choses autour de lui. Par ailleurs, je remarque aussi que Bjorn de son côté s’emploi a devenir un poil plus efficace depuis son combat contre un ours il y a de ça deux épisodes si mes souvenirs sont bons. Alexander Ludwig s’est lui aussi fait une place de choix parmi le casting de la série. Michael Hirst cherche à faire de ses protagonistes des personnages assez croyable et authentique, alors forcément le résultat est clairement au rendez-vous. « The Profit and The Loss » de son côté se concentre sur le retour de Ragnar à Paris. Et forcement, ce retour ne pouvait pas bien se passer. Il va mal se passer car Ragnar n’est plus Ragnar Lothbrok. Mais en tout cas, cet épisode parvient à donner à Ragnar l’occasion de se remettre en question, en tout cas son influence.

Les forces de Ragnar ne sont plus aussi impressionnante maintenant et cet épisode permet de le démontrer. On ne le voyait pas nécessairement il y a quelques temps, mais le retour à Paris est un choix judicieux qui permet à Vikings de se replacer au coeur d’une histoire qui colle parfaitement à ce que l’on doit attendre de cette série. Floki de son côté a une influence tout à fait modérée. Disons que j’apprécie le personnage et ce qu’il propose mais je ne sais pas trop où est-ce que Vikings compter aller avec lui. Son emprisonnement des débuts de la saison était un choix judicieux alors que maintenant, le personnage semble être trimbalé un peu de partout afin de nous conduire à une sorte de croisade ultime avant de le voir disparaître. C’est torturer le personnage avant de le décimer. C’est en tout cas la façon dont j’entrevois ce que fait Vikings, comme un sacrifice. Les monologues de Ragnar sont encore une fois forts et impliquent énormément de choses pour la suite de la saison. J’aime bien le côté shakespearien qu’il y a derrière ce personnage mine de rien, la série était presque une référence aux oeuvres de Shakespeare (d’une certaine façon).

Michael Hirst a en tout cas su faire de Vikings une série dans un environnement ultra réaliste de façon intelligente. On retrouve un peu du Roi Lear par exemple dans la transformation de Ragnar tout au long de la saison. Yidu de son côté, lors de son introduction, a tout de suite su se faire apprécier. C’est quelqu’un qui s’est fait une vraie place dans Vikings et la série a su quoi faire d’elle de façon très intelligente. Dans sa relation avec Ragnar notamment. Mais tout part en cacahuète avec « Portage ». Ragnar est hors de contrôle ce qui dans un sens n’est pas une si mauvaise idée que ça mais Vikings est un peu dans le même registre. La série cherche ici à choquer avec la mort de Yidu. C’est une mort qui implique pas mal de choses car tout au long de la vie de ce personnage dans l’univers de Vikings, elle s’est imposée comme quelqu’un d’intéressant. Sa mort, aussi gore que violente, après avoir été sa confidente et même une sorte de romance passagère, est difficile à avaler. Mais c’est comme ça dans Vikings, la série adore ce genre de séquences poignantes qui permettent de passer d’une certaine manière un agréable moment. Car l’on sait aussi que la violence c’est le lot de tous les épisodes de Vikings.

Dans l’attente de conséquences dignes de ce nom, la série nous offre donc quelque chose d’assez correct, sans pour autant nécessairement briller non plus. Il n’y a pas à attendre grand chose dans un sens, ce qui est vraiment dommage d’ailleurs. Yidu est un choix logique si l’on réfléchit un peu, mais un choix difficile là aussi. Elle ne vaut rien pour les Norsemen, c’est une ancienne esclave étrangère donc au fond, elle n’a rien à faire dans la culture viking ou en tout cas dans la culture que cherche à dépeindre Vikings. Du coup, on est loin de personnages comme Lagertha par exemple. Mais après, il y avait aussi probablement la façon de le faire et le choix s’avère être assez radical mine de rien. Finalement, si je ne suis pas totalement convaincu par « Portage », les deux épisodes précédents permettent de poursuivre Vikings sur la bonne lancée pour le moment. Un moment d’égarement dans une saison de 20 épisodes ce n’est pas grand chose, surtout que le récit sait rester engageant et fluide, avec des épisodes qui évoluent rapidement. Je me demande d’ailleurs comment Vikings va un jour faire face à des saisons de 20 épisodes si elle poursuit dans cette direction et à cette vitesse là avec les années. On a l’impression de passer tellement rapidement sur certaines choses mine de rien que l’on se demande si Ragnar va encore rester longtemps en vie. Sa mort sera de toute façon inévitable à un moment donner…

Note : 7/10, 7/10 et 4.5/10. En bref, si je suis déçu par « Portage » c’est pour son manque cruel d’intention de créer quelque chose avec ce qu’il met en place de pourtant assez choquant et fort. Le reste sait être dans la lignée de ce que j’aime dans Vikings.

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