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Critiques Séries : Bloodline. Saison 2. Episodes 1 et 2.

30 Mai 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Bloodline

Critiques Séries : Bloodline. Saison 2. Episodes 1 et 2.

Bloodline // Saison 2. Episodes 1 et 2. Part 14 / Part 15.


La première saison de Bloodline était une agréable petite surprise que personne n’attendait réellement. Ben Mendelsohn était alors devenu le centre névralgique de cette charmante petite série accompagnée d’un casting tout ce qu’il y a de plus solide. La saison 2 est un exercice difficile dans le sens où il faut rester dans la même direction sans pour autant oublier les objectifs. De plus, j’ai l’impression que Bloodline est devenue Danny Rayburn dépendante et ce n’est pas forcément la meilleure nouvelle du monde. En effet, le personnage de Danny est sensé mourir à un moment donné dans l’histoire de la série. Il devait mourir l’an dernier, mais finalement ce n’était qu’une tentative de meurtre. Il doit mourir à la fin de cette saison 2 alors je suis plus que jamais curieux de voir s’ils vont tenir leur belle promesse. Il faut dire que Ben Mendelsohn a très bien incarné Danny finalement et c’est aussi pour cela que j’aime beaucoup ce qui est fait de ce point de vue là avec le personnage. Todd A. Kessler, Glenn Kessler et Daniel Zelman ont créé un titan, un personnage important dans l’histoire de la série et dont Bloodline va avoir du mal à se sortir désormais. Cela se ressent même énormément dans ces deux premiers épisodes qui tentent de dériver le regard de la série vers Kyle Chandler sauf que ce dernier n’est finalement pas celui que l’on veut sur le devant de la scène.

Ce qui est d’autant plus étrange car par définition c’est le vrai héros de Bloodline, pas Danny. Ces deux premiers épisodes s’accompagnent alors à la fois des qualités de la saison 1 (notamment du point de vue des décors, de cette ambiance marécageuse, de la chaleur humide qui luit sur le visage des personnages, etc.) mais aussi avec un défaut : la narration qui prend son temps. Elle prend un peu trop son temps dans ces deux épisodes, comme si les scénaristes avaient confiance en Netflix et qu’ils allaient forcément avoir droit à plusieurs saisons supplémentaires derrière celle-ci. Rien n’est moins sûr et c’est difficile de cerner au delà de l’intrigue globale de la saison ce que cette saison 2 de Bloodline va réellement pouvoir nous dire. Il n’y a pas de séquences aussi impressionnantes que dans les cold-open et fin de chacun des épisodes de la saison 1. Vous vous souvenez surement de l’épisode où un bateau explosait ? Du corps de Danny transporté à dos au coeur des marais sous une pluie battante ? etc. Au fond, Bloodline a su démontrer qu’elle avait une capacité à faire des choses intelligentes mais pas suffisamment. En grande partie car finalement ces deux épisodes ne prouvent pas grand chose au téléspectateur.

Il y a une envie de poursuivre une aventure mais est-ce que le téléspectateur se sent pour autant engagé ? Pas nécessairement. Le premier épisode est d’ailleurs le plus difficile de tous, celui qui doit nous remettre dans le bain tout en laissant des pistes pour la suite, sans compter les flashforwards, etc. Tout est tellement riche que finalement l’épisode jongle trop entre tout un tas de choses en prenant en plus de ça son temps. C’est un comble et franchement, au bout d’un moment on a l’impression que Bloodline gagne du temps afin de réfléchir et trouver de nouvelles idées. Il y a une bonne trame pour la saison autour de ces histoires de trafic de drogue mais j’aurais peut-être apprécié que le drame familial qui se joue en parallèle soit mieux considéré par l’épisode. Le côté policier prend le pas sur le reste, laissant au second plan la famille alors que c’est justement l’atout charme de Bloodline. Cette grande dynastie vivant au milieu de la vase et des marécages. Il y a donc des trucs dans ces deux épisodes qui n’étaient pas nécessaire et qui prennent du temps pour pas grand chose. Fort heureusement, l’ambiance est toujours aussi bien et la mise en scène toujours aussi belle. C’est un charme important pour une série de cette envergure que d’avoir un travail fait avec l’image.

Si la narration part donc un peu en cacahuète et qu’il est difficile de ressentir la première saison dans ce qui semble être totalement différent cette année, le reste est là pour tenter d’apporter au téléspectateur un semblant de quelque chose qui peut le séduire. C’est en tout cas ce qui a le plus fonctionné sur moi, en plus du lancement de l’histoire de la saison. Le second épisode, « Part 15 » est beaucoup plus sympathique dans sa façon d’orchestrer les choses car la famille Rayburn prend enfin un peu plus de place. On retrouve nos personnages préférés et l’on a ainsi moins l’impression que Bloodline part dans tous les sens même si cela ne veut pas pour autant dire que la série a réellement changé.

Note : 5/10 et 6/10. En bref, la saison démarre la jambe un peu molle pour le moment.

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