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Critiques Séries : Le Bureau des Légendes. Saison 2. BILAN (France).

31 Mai 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Le Bureau des Légendes

Critiques Séries : Le Bureau des Légendes. Saison 2. BILAN (France).

Le Bureau des Légendes // Saison 2. 10 épisodes.
BILAN


Après une première saison efficace, la saison 2 de Le Bureau des Légendes gagne en confiance et tâcle alors des sujets forts comme les histoires de Daech tout en associant la chose avec des éléments documentés (des références à Mediapart par exemple) créant ainsi le sentiment que l’on assiste plus à un documentaire qu’à une fiction. Canal + a eu le flair de commander cette saison 2 et ils ont bien eu raison (en espérant une saison 3 d’ailleurs). En s’éloignant un peu du schéma de la première saison et en éclatant un peu la série, Le Bureau des Légendes parvient à être beaucoup plus proche des histoires qu’elle raconte que Homeland n’a pu l’être en saison 4 par exemple. Ce qui me fascine avec cette série c’est cette capacité à se rapprocher au mieux de la culture du pays qu’elle dépeint. On sort de pas mal de séries xénophobes qui ne savent pas vraiment quelle est la culture d’un pays comme la Syrie, l’Iran, et bien d’autres. Mais Le Bureau des Légendes fait en sorte de nous faire croire à ce qu’elle raconte justement en étant au fait de ce qui se passe, des coutumes du pays, de la langue également. La série ne prend pas la langue comme une barrière, bien au contraire. Elle embrasse la langue des pays afin de nous plonger au plus près de chacun des personnages et de leur petite histoire.

A commencer par celle de Marina Loiseau. Cette dernière est confrontée à une mission de clandestin en Iran. Elle est sensée incarner une chercheuse en séismologie, elle va même se retrouver éprise d’un rappeur iranien qui va déclencher la colère de certaines instances religieuses au début de la saison. La relation entre ces deux personnages, aussi ambiguë soit-elle est très intéressante car Marina est très en retrait au début de la saison. Elle est un personnage secondaire, dans l’ombre de son rappeur iranien. Mais au delà de cette histoire passionnante qui créé forcément des tas de moments de tension (dont un interrogatoire magnifique dans l’épisode 2.09), j’ai beaucoup aimé la façon dont Le Bureau des Légendes a su rester proche de l’actualité. Eric Rochant et ses équipes ont donc mis en scène Daech, l’implication de ces derniers dans le terrorisme en France et accessoirement grâce au prisme d’un djihadiste français, devenu officier de Daech et qui va se mettre à narguer sur la place publique la France toute entière. Pire, en faisant couler du sang. La représentation reste intéressante dans le sens où elle permet de confronter Le Bureau des Légendes à ce qui s’est passé ces dernières années en France en termes d’actes terroristes.

En restant aussi fidèle au monde qui nous entoure, Le Bureau des Légendes est certainement la plus proche de l’actualité que toutes les autres séries d’espionnage (Homeland la première dont la saison précédente à Berlin était pleine de bonne volonté mais ne fait clairement pas le poids face à Le Bureau des Légendes). Cela ne veut pas dire que je n’aime pas Homeland, bien au contraire puisque j’adore la série de Showtime, mais quand j’ai achevé cette saison 2 de Le Bureau des Légendes, je dois avouer que je n’avais qu’une seule envie : enchaîner avec la suivante.  Au delà de tout ça, Guillaume Debailly est promu directeur adjoint du fameux Bureau des Légendes sauf qu’en parallèle c’est aussi devenu un agent double pour la CIA. Tout ce mic-mac ne va pas rapidement éclater (il faut attendre l’épisode 8 si mes souvenirs sont bons pour que la taupe soit presque débusquée et que le bureau des légendes semble prendre le tout vraiment au sérieux). Mais là aussi Le Bureau des Légendes compte bien nous démontrer que la série est capable de parler des instances de renseignement et de la complexité des relations qu’elles peuvent entretenir à l’international.

Quand Le Bureau des Légendes se met à parler à la CIA dans l’épisode 2.09, la DGSE veut balancer tout un tas de saloperie sur le gouvernement américain et leurs agissements (notamment leurs relations étroites avec Bachar Al Assad). Malotru reprend alors du poil de la bête dès le début de la saison, s’impliquant beaucoup plus dans l’histoire cette année que l’an dernier. J’aime bien la place étrange que ce personnage occupe et Matthieu Kassovitz est parfait dans son incarnation d’un personnage taciturne et troublant. Il revient d’une mission clandestine de six ans à Damas mais il n’a pas abandonné sa légende, ce qui est contraire au protocole. Du coup, le fait qu’il garde l’identité qu’il avait quand il vivait en Syrie est une occasion de mettre tout le monde en danger. Le moins que l’on puisse dire c’est que Le Bureau des Légendes en fait très bon usage. Finalement, la saison 2 brille par sa capacité à se renouveler et surtout à rester raccord avec l’actualité.

Note : 8.5/10. En bref, l’une des plus belles séries d’espionnage que j’ai vu. Cette saison 2 est un (presque) sans faute.

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moi59 04/06/2016 11:25

la fin c' est u peu n' importe quoi et on est plus du tout dans un truc réaliste mais bonne saison n effet mais quand même quand on sait ce qui se passe en syrie et comment sont tués les chef de daesh soit par des drones ou des forces spéciales américaines voir uk , les français s' inventent un peu une vie dans ce combat mais bon ce n' est qu' une série