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Critiques Séries : Rosewood. Saison 1. Episodes 10 à 22. BILAN.

29 Mai 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Rosewood

Critiques Séries : Rosewood. Saison 1. Episodes 10 à 22. BILAN.

Rosewood // Saison 1. Episodes 10 à 22.
BILAN


Alors que notre héros de Miami reviendra la saison prochaine pour de nouvelles aventures, FOX pensait surement faire de Rosewood son nouveau Bones. Malheureusement, les audiences ne sont pas spécialement bonnes mais ce ne sont pas les pires non plus. Je n’ai pas spécialement trouvé d’intérêt dans la première partie de la saison malgré quelques épisodes plus corrects que les autres. Disons que la série semblait se chercher et trouver son ton. Pour grandir, la série avait besoin d’un peu plus et de donner à ses personnages une vraie profondeur. La seconde partie de la saison donne donc un peu plus de place aux personnages et à leur histoire personnelle, ce qui est dans un sens une bonne chose. Derrière une tonne de dialogues pas toujours brillants mais cherchant la bonne humeur, Rosewood tente de développer les personnages de Rosewood et de Villa et la relation qui se tisse entre les deux au fil des épisodes. Je dois avouer qu’au premier abord, j’attendais un peu plus de la part de Rosewood, en grande partie car la série ne savait pas trop dans quelle direction aller au premier abord. Au fond, Rosewood est une série tout ce qu’il y a de plus inoffensif et c’est peut-être bien ce qu’il y a de plus problématique là dedans. Elle ne cherche pas le conflit, ses personnages sont très simplistes et l’ensemble me rappelle donc un peu les séries procédurales du début 2000 qui coiffaient justement un peu le téléspectateur d’un bonnet cul cul la praline.

Cela ne veut pas dire que Rosewood n’a pas certaines qualités. Je pense notamment à toute l’histoire entourant la famille du héros. C’est là que l’histoire de Rosewood fonctionne le mieux. Cela me rappelle un peu le spin off de Bones que FOX avait tenté il y a quelques années : The Finder. Ce qui fonctionnait le mieux c’était les personnages. Certes, Hart Hanson est plus un spécialiste des personnages qu’un spécialiste des intrigues. En partant de ce principe, on a l’impression que Rosewood est trop lisse, car elle ne cherche pas à faire de son héros quelqu’un de différent et d’ambitieux narrativement parlant. Si la seconde parie de la saison donne un peu plus d’intérêt à la vie personnelle du héros et si Rosewood devient un poil plus sympathique, les cas de la semaine restent quant à eux très rébarbatifs et semblent être des rip-offs d’épisodes de Bones. Dans le fond, il ne fallait pas s’attendre à quelque chose de très différent, peut-être car en commandant Rosewood, FOX a voulu que la série mélange deux choses : un héros afro-américain pour coller avec Empire et puis une ambiance à la Bones afin de préparer la fin de cette dernière et sa relève. Mais est-ce que l’on a envie de voir un ersatz de Bones alors que cette dernière est en train de ramper vers sa conclusion.  

Rosewood est donc une série policière sans mal et sans mauvais fond. Tout le monde est beau, le soleil brille, les personnages luisent et bronzent. En somme, rien de bien exceptionnel. C’est une série facile d’attache, qui ne paye pas de mine mais qui ne mange pas de pain. C’est la série procédurale estivale par excellence mais qui échoue à donner des arguments suffisants pour nous donner une raison d’aller au bout de son aventure. J’ai presque envie de croire que comme beaucoup de séries de ce genre là (Body of Proof par exemple), elle peut s’améliorer dès la saison 2 avec un reboot et quelques changements dans la narration. Unforgettable que j’ai passé mon temps à critiquer durant sa première saison est devenue une série policière agréable et charmante dès la saison 2, une fois mis de côté toutes les intrigues ratées que la série n’arrivait jamais à décortiquer. Rosewood bénéficie pourtant d’une belle carte postale, celle de Miami. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’en fait pas le meilleur des usages. Plutôt que de faire comme CSI : Miami et utiliser à fond le décor de la Floride, Rosewood se contente du strict minimum. Rosewood est une expérience assez frustrante mine de rien et ce même si la saison s’est affinée au passage et a su faire des trucs plus efficaces dans sa seconde partie.

Le souci vient peut-être du fait que Rosewood reflète l’industrie des séries télévisées et de ce qu’elles incarnent de pas toujours brillant. Bones a souvent été une série sophistiquée avec des répliques qui faisaient mouche et le sel de la série par la même occasion. Je pense que Todd Harthan, le créateur de Rosewood et ancien scénariste de Psych a tenté d’apporter un peu de ce ton lumineux qu’il y avait dans la série de USA Network. C’est probablement pour cela que Rosewood ressemble énormément à une série de USA Network où les personnages un peu exubérants sont mis en avant derrière des intrigues fadasses de cas de la semaine sans intérêt. Que FOX aille dans cette direction après avoir diffusé des séries comme House, Rake ou même Backtstrom récemment, c’est presque étrange. Je pensais que FOX était une chaîne qui avait envie d’oser un peu plus des choses. Morris Chestnut continue cependant de faire du charme à la caméra jusqu’au dernier épisode de la saison qui m’a étrangement donné envie de creuser un peu plus le cas Rosewood. Je serais donc sûrement au rendez-vous la saison prochaine dans l’attente de voir la dernière saison de Bones prévue pour la mi saison.

Note : 4.5/10. En bref, une seconde partie de saison qui s’équilibre avec la vie personnelle de Rosewood, les cas de la semaine sont toujours aussi mielleux et désolant. Dommage.

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