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Critiques Séries : The Grinder. Saison 1. Episodes 14 à 22. BILAN.

14 Mai 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Grinder

Critiques Séries : The Grinder. Saison 1. Episodes 14 à 22. BILAN.

The Grinder // Saison 1. Episodes 14 à 22.
BILAN


Au départ, The Grinder était une comédie que j’aimais beaucoup car j’aime bien Rob Lowe. C’est un hyperactif dans une comédie et il sait accaparer l’écran et voler la vedette à tout le monde. Le fait qu’il se retrouve dans le rôle du fameux Grinder, un personnage égocentrique, cela colle parfaitement à l’image que j’ai de l’acteur dans la vraie vie. Depuis Brothers & Sisters, je l’aime bien dans ce qu’il fait comme choix à la télévision. Le seul problème c’est plus ou moins le côté condescendant avec lequel il a parlé des attentats de Paris en novembre dernier. Cela n’a pas forcément changé mon avis sur The Grinder qui reste l’une des meilleures comédies de la saison. La capacité de cette comédie à associer la référence meta à une comédie familiale et judiciaire était vraiment intéressant. De ces ait, des épisodes comme « Genesis » (1.18) brillent par leur capacité à ressembler tout à ce que je veux voir dans une bonne comédie meta. Les références à The Grinder dans The Grinder cela m’a toujours fait rire, même quand la série tente d’utiliser les codes de la série The Grinder à son avantage afin de mettre en scène des trucs de la comédie. The Grinder, la série dans laquelle le personnage de Dean jouait était une série judiciaire complètement barrée, plus proche d’une Boston Legal que d’une Chicago Justice.

« Genesis » est un épisode important et parmi l’un de mes préférés de la courte histoire de The Grinder. Il y a des références qui fonctionnent (notamment celle des lunettes de soleil, introduit à la fin de « From the Ashes » qui m’a au premier abord donné l’impression de faire référence à CSI : Miami et au gimmick du héros Horatio Caine). La construction de The Grinder permet de nous plonger aussi bien dans un univers judiciaire que dans les coulisses d’Hollywood. La première partie de la saison était surtout centrée sur le personnage de Dean qui tente de s’acheter une nouvelle vie, au cabinet judiciaire familial. Sauf que cette nouvelle vie ne pouvait pas se faire sans que le passé de Dean revienne au galop. En parvenant à utiliser l’énergie de Rob Lowe, le personnage de Dean n’a de cesse de se renouveler et de changer de peau. A chaque nouvel épisode, le personnage reste le même et pourtant, on n’a jamais l’impression de voir la série se répéter. L’avantage du coup pour The Grinder est de n’avoir duré qu’une seule saison, ce qui me permet de regretter de ne pas avoir pu en voir plus car si l’on avait eu une saison 2, la série aurait pu démontrer qu’elle avait de grosses faiblesses et ainsi se répéter. Sauf que c’est tout ce que je ne veux pas voir.

The Grinder donne aussi plus de place aux éléments familiaux dans cette seconde partie. La relation de Dean avec les Sanderson (Stewart, Debbie et leurs enfants) ou encore avec son père Dean Sr. était un choix judicieux. La comédie familiale permet de s’attacher aux personnages. On ne peut pas s’attacher à Dean sans son frère et la famille de ce dernier. C’est ce qui permet d’humaniser un peu plus le personnage de Rob Lowe. The Grinder tente même de faire des trucs un peu différents, comme avec « A System on Trial » avec l’idée d’un mock-trial pour Dean Sr, monté comme un épisode de The Grinder. Ce n’était pas gagné d’avance de savoir associer les références meta au reste de la série mais finalement, plus le temps passe et plus on a envie de voir tout ce beau monde réussir. L’équilibre de la saison est bien trouvé car à chaque nouvel épisode, on a l’impression de voir quelque chose de complètement différent. Toutes les comédies n’ont pas cette capacité. Tout cela est fait pour nous raconter aussi un peu plus des coulisses de Hollywood et de la façon dont une série est faite et sa suite utilisée. L’ambition de The Grinder ne s’arrête pas simplement aux références meta et à la famille Sanderson, il y a aussi une volonté de créer quelque chose de bouclé.

La saison 1 s’achève donc dans un épisode brillant, utilisant le truc du « full circle » (un peu comme The Good Wife l’a fait avec ses 7 saisons finalement, revenant au point de départ mais en montrant ce qui a changé chez chacun des personnages). Le season (series) finale est certainement mon épisode préféré de The Grinder. C’est la symbiose de tout ce qui a fonctionné durant la saison 1, tant du point de vue des personnages que des références ou encore des intrigues. The Grinder a joué avec la forme et les conventions d’une sitcom classique. Chaque épisode était construit afin d’utiliser un genre et d’en faire une parodie intéressante. Le fait que le dernier épisode refuse plus ou moins de tomber dans certains pièges narratifs est une très bonne nouvelle. Le dernier épisode de la saison ressemble donc à un second pilote, comme une façon de donner à la série l’occasion de se renouveler tout en proposant aux téléspectateurs de retrouver ce que l’on a aimé au départ et pourtant on l’aime encore maintenant. The Grinder reste une série expérimentale sur beaucoup de points et j’espère sincèrement que d’autres suivront le pas, sans ressembler nécessairement à ce qui est produit ici mais en tant au moins de faire une série dans une série et d’utiliser tout cela comme une façon originale de produire des parodies et des éléments plus attachants (familiale, relationnels, etc.).

Je ne m’attendais pas nécessairement à tomber autant sous le charme de The Grinder mais je crois qu’elle va me manquer. J’avais un peu abandonné de vous parler de la série chaque semaine car j’avais la fâcheuse impression de me répéter mais je peux revenir dessus désormais et vous dire à quel point il faut vous pencher sur le cas The Grinder. Même si la série n’aura pas de suite, il n’y en a pas nécessairement besoin. La boucle est bouclée et c’est le plus important là dedans.

Note : 7.5/10. En bref, The Grinder ne restera peut-être pas dans les annales de tout le monde mais en tout cas elle restera une comédie avec laquelle j’ai passé un bon moment.

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