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Critique Ciné : Gods of Egypt (2016)

27 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Gods of Egypt (2016)

Gods of Egypt // De Alex Proyas. Avec Nikolaj Coster-Waldau, Gerard Butler et Brenton Thwaites.


Et une de plus ! Dans le registre des purges reprenant les mythes de la mythologie égyptienne, grecque, romaine, etc. on est très loin du coup d’essai. Pourtant, l’idée n’était pas mauvaise et les personnes qui se sont occupées de ce film ne l’étaient pas non plus. Matt Sazama (Le dernier chasseur de sorcières) et Burk Sharpless (Le dernier chasseur de sorcières) ont travaillé sur le scénario de films plutôt bons dans leur genre. Gods of Egypt marquait également le grand retour d’Alex Proyas (I, Robot) après Prédictions (2009). Cela faisait près de 7 ans qu’il n’avait pas fait de film et je trouve dommage qu’ils nous délivre un truc aussi médiocre. Ce n’est pas la tare annoncée par les critiques, mais ce n’est pas non plus de bon film que semblaient présenter les spectateurs. J’étais parti plutôt confiant par rapport à ce film, sans trop savoir pourquoi. Disons que c’est un rendez-vous manqué entre une bonne idée et des gens qui n’ont pas forcément su quoi en faire. Mais Alex Proyas a fait aussi un pari avec ce film, partir dans un délire de péplum SF mythologique en forme de série Z. Et il semble assumer tous ses délires ce qui est plutôt bien en soi mais malheureusement, le film est étrange par moment.

Dans une époque ancestrale, durant laquelle les Dieux vivaient parmi les hommes, la paix règne en l’Egypte. Mais Seth, Dieu du désert, qui convoite le pouvoir, assassine le roi et condamne Horus à l’exil, plongeant le royaume d’Egypte dans le chaos. C’est l’intervention d’un jeune voleur, Bek, qui va sortir Horus de sa prison. Ensemble, ils se lancent dans une aventure épique qui va donner lieu à une guerre sans précédent. Jusqu’aux frontières de l’au-delà, monstres et armées des dieux se déchainent dans une lutte dévastatrice…

Alex Proyas a le mérite d’être un réalisateur qui aime créer des univers propres pour ses films. Il l’a fait avec i,Robot, avec Dark City, et il récidive ici avec Gods of Egypt. On peut lui reprocher un visuel manquant cruellement de moyens mais ce serait vraiment être vilain avec lui car l’on sait que si on lui en avait donné plus, il aurait pu faire quelque chose de réellement intéressant. Derrière le scénario, rien de neuf ou en tout cas de particulièrement brillant. L’histoire se suit comme une bonne série Z, sans trop de déplaisir mais avec un certain second degré. Le combat au milieu du film avec ces gros serpents servant de voiture d’époque c’était beaucoup plus drôle que réellement impressionnant. Et dans ce film, il y a des tas de scènes de ce genre là, qui tentent des trucs, balancent des créatures en tout genre sans en faire grand chose pour autant. C’est bête car avec l’ambition qu’il y avait derrière le point de départ, je m’attendais vraiment à ce que Gods of Egypt soit totalement différent. Je dois avouer que je peux mettre Gods of Egypt au même stade que Le choc des Titans et sa suite. Peut-être car au fond les deux partagent un genre que l’on voit très rarement au cinéma.

J’ai personnellement toujours aimé les films de ce genre là, encore plus quand ils cherchent à sortir un peu des carcans du genre. C’est clairement ce que cherche à faire Alex Proyas. Au milieu de tout ça, on retrouve un casting parfait pour ce genre de films entre Brenton Thwaites (The Giver), le cabotin Gerard Butler, Nikolaj Coster-Waldau (Game of Thrones) ou encore Courtney Eaton (Mad Max Fury Road). Je pense que Gods of Egypt doit aussi un peu à ces acteurs qui en font parfois des caisses avec le peu qu’ils ont entre les mains, ce qui donne lieu à quelques séquences plutôt hilarantes. Au fond, Gods of Egypt est à mi chemin entre le divertissement de seconde zone qui s’assure de nous faire rire avec une bonne dose de second degré.

Note : 4.5/10. En bref, bien que je suis assez indulgent avec ce genre de productions, celle-ci n’a pas réussi à conquérir mon coeur.

Date de sortie : 6 avril 2016

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