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Critique Ciné : Joyeuse Fête des Mères (2016)

1 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Joyeuse Fête des Mères (2016)

Joyeuse Fête des Mères // De Garry Marshall. Avec Jennifer Aniston, Kate Hudson et Julia Roberts.


Cela fait bien longtemps que Garry Marshall n’est plus une référence. Symbole d’un cinéma bienveillant et plein de bons sentiments, on lui doit tout de même Pretty Woman, qui en plus d’être un film culte reste un bon film sur le rêve américain et la difficulté d’y accéder. C’est aussi lui derrière Princesse malgré elle, une réflexion intéressante directement inspirée de Lady Di. Mais depuis 2010 il s’est laissé tomber dans une trilogie de films chorales, en tentant de reproduire ce que Love Actually a pu être sans jamais y parvenir. Il a tenté la St Valentin avec Valentine’s Day, le Nouvel An avec Happy New Year (2011) sauf que ce second était terriblement mauvais. Il revient avec la fête des mères dans Joyeuse Fête des Mères. L’idée est bien plus intéressante ici que les sempiternelles histoires d’amour que l’on a l’impression d’avoir déjà vu des dizaines de fois. L’amour ici est traité du point de vue de plusieurs mères. Garry Marshall a d’ailleurs participé pour la première fois au scénario d’un film depuis L’autre soeur (1999) ce qui devrait être un symbole. Accompagné de Tom Hines (Princesse malgré elle), Matthew Walker (Valentine’s Day) et Anya Kochoff (Sa mère ou moi !), nous avons au coeur de ce film divers points de vue faciles.

En couple ou séparées, amoureuses, courageuses, maladroites, touchantes…
À l’approche du jour de la Fête des Mères, découvrez les destins croisés de plusieurs filles, femmes, mères (et pères !) de famille.   
Un jour où vous apprendrez que tout peut changer.

Joyeuse Fête des Mères c’est donc ce cinéma américain que l’on regarderait presque en fond sonore bien que dans la trilogie de films chorales de Garry Marshall, Joyeuse Fête des Mères soit à mon humble avis le plus réussi de tous. Cela n’en fait pas pour autant un bon film. Il y a des tas de personnages qui manquent cruellement de folie (notamment Julia Roberts qui en animatrice coincée du téléshopping manque cruellement d’empathie) et d’autres sortent un peu du sentier battu et rebattu : Margo Martindale était juste parfaite. Accompagnée de Kate Hudson et de toute cette famille frappadingue dans le camping car, on ne pouvait pas en attendre mieux. Kate Hudson est d’ailleurs une habituée de ce genre de films où elle n’a pas besoin de démontrer un grand talent d’actrice, ce qui l’arrange. Mon personnage préféré est sûrement celui incarné par Jennifer Aniston, symbole de la mère divorcée qui tente de faire de son mieux, qui est jalouse et qui aimerait bien prendre du temps pour elle aussi et changer la situation catastrophique dans laquelle elle peut se sentir par moment. Jennifer Aniston est aussi une habituée mais elle n’a pas besoin de minauder et elle donne à son personnage beaucoup plus que tout le reste du casting.

Si elle n’a rien à prouver, elle cherche à nous montrer le contraire et je dois avouer que j’ai beaucoup aimé le résultat. Ce qui manque tout de même là dedans (et c’était important) ce sont des émotions. Je m’attendais à fondre en larmes comme souvent devant ce genre de films (et sans trop savoir pourquoi) sauf que rien n’a vraiment réussi à sortir. Bien au contraire, j’ai été terriblement déçu car même le mariage ne m’a pas ému. Alors que l’histoire que Joyeuse Fête des Mères tente de nous raconter se fait du point de vue d’une bonne dizaine de personnages, on se perd par moment dans l’histoire de chacun car il n’y a pas plus de temps que ça pour les développer. On passe d’une scène à l’autre, d’un personnage à l’autre, sans rechercher quelque chose de plus travaillé et c’est sacrément dommage. Le rouleau compresseur de bons sentiments est donc bel et bien présent pour de bons moments comme aussi de plus mauvais.

Note : 4.5/10. En bref, Garry Marshall continue les films chorales mais il serait peut-être temps pour lui de raccrocher.

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