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Critique Ciné : The Nice Guys (2016)

1 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : The Nice Guys (2016)

The Nice Guys // De Shane Black. Avec Russell Crowe et Ryan Gosling.


Shane Black revient à ses amours après s’être égaré avec son Iron Man 3. Il revient ici à ce qu’il faisait de bon à l’époque de Kiss Kiss Bang Bang (2005), ce cinéma sauvage racontant avec beaucoup d’humour noir les dessous ici de Los Angeles, accessoirement en faisant passer un message intéressant sur la pollution et le fait que finalement ce n’est pas Detroit qui a gagné, mais bel et bien l’environnement puisque Detroit est aujourd’hui une ville en ruine alors qu’en fond, tout le monde cherche à sauver les usines de cette ville en menant une politique de corruption. The Nice Guys a beau avoir un propos assez politique et engagé dans le fond, le reste n’est pas moins un polar à l’humour noir savoureux. The Nice Guys use alors de comique de situation, de burlesque, de situations complètement absurdes (notamment les passages imaginés par le personnage de Ryan Gosling), mais c’est un ensemble de chose qui fait la réussite de ce film que je n’avais vraiment pas vu venir. Grâce à un casting toujours au poil dans ses envolées, The Nice Guys sort du lot et rafraîchit un genre qui avait cruellement besoin de se rappeler d’où il vient.

Los Angeles. Années 70. Deux détectives privés enquêtent sur le prétendu suicide d’une starlette. Malgré des méthodes pour le moins « originales », leurs investigations vont mettre à jour une conspiration impliquant des personnalités très haut placées…

Car finalement, derrière The Nice Guys se cache aussi l’envie de la part de Shane Black de nous ramener dans les années 70, dans ces polars Hitchcockiens tout en ajoutant sa petite touche, celle qui avait déjà fait le succès de Kiss Kiss Bang Bang par le passé et réitère ici. The Nice Guys a donc un scénario réussi, tordu certes, mais qui ne prend pas forcément les chemins les plus simples pour raconter son histoire. Anthony Bagarozzi et Shane Black nous ont concocté un scénario plein de bonnes trouvailles afin de développer l’histoire sans jamais tomber dans tout un tas de pièges dégueulasses. C’est une très bonne chose, d’autant plus que l’utilisation des années 70 est juste magique. On retrouve alors l’ambiance de tous les polars d’une époque révolue avec une envie de nous plonger au coeur d’un scandale, tout en parlant de la vie de chacun des personnages. En effet, que cela soit Russell Crowe dans son rôle de détective au sang froid et ancien ivrogne et le jeune petit à qui lui arrive toutes les tuiles et qui est un ivrogne, on a une vraie paire de branquignoles tout de même. Le casting est au poil. Russell Crowe et Ryan Gosling vont très bien ensemble. Je ne serais pas contre voir un second volet de The Nice Guys avec ces deux là vu que désormais ils sont sensés travailler ensemble.

Le scénario est suffisamment tordu pour que l’on ait plein de retournements de situation mais au fond le film évolue comme un bon classique du genre et ce n’est pas plus mal. On retrouve ici des éléments qui étaient caractéristiques d’un cinéma de l’époque et que l’on ne retrouve presque plus aujourd’hui. C’est assez fou de retrouver quelque chose qui était à mon sens brillant il y a des années de ça. L’équilibre est bien trouvé parmi les personnages ce qui permet de passer un agréable moment en agréable compagnie. Le mélange est savoureux entre action, humour et une intrigue passionnante. Il y a des tas de choses à grignoter dans cette affaire d’Amelia mine de rien car l’on en découvre toujours. Une scène m’a donné l’impression de voir un excellent épisode de Sherlock Holmes ou Hercule Poirot quand se fait la révélation chez Misty. J’en veux plus souvent des films de ce genre là, cela me manque cruellement.

Note : 8/10. En bref, une bouffée d’air frais.

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