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Critique Ciné : The Survivalist (2016)

18 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : The Survivalist (2016)

The Survivalist // De Stephen Fingleton. Avec Martin McCann, Mia Goth et Olwen Fouéré.


Le film post-apocalyptique est devenu un genre à part entière depuis une bonne dizaine d’années. Après La Route de John Hillcoat (2009) ou encore Les Fils de L’homme de Alfonso Cuaron (2006), The Survivalist reprend cette ambiance blafarde autour de l’histoire d’un homme qui vit une vie paisible dans une cabane au fond de la forêt et qui va rencontrer deux femmes. Ce qui va changer forcément sa petite existence. Stephen Fingleton signe ici son premier long métrage en tant que réalisateur après quelques courts (4 pour être précis). L’une des plus belles réussites de The Survivalist est bien évidemment l’introduction de vingt minutes qui nous présente le personnage du Survivalist. On partage avec émotion le destin de cet homme qui a perdu celle qu’il aimait et qui se retrouve donc seul avec lui-même, et parfois même sa main pour tenter de retrouver un peu du plaisir qu’il avait avec elle. Dès la rencontre avec les deux femmes, les choses changent et semblent beaucoup moins fascinantes. Je me demande si au fond je n’aurais pas préféré que le film se concentre sur le héros et rien de plus, sur sa façon de survivre. Les filles sont presque de trop dans ce récit.

Dans un monde post-apocalyptique, un homme s'est établi dans une cabane en pleine forêt. Mais l'arrivée de deux femmes en quête de nourriture va bousculer sa discipline de vie.

Martin McCann (Le monde de Nathan, ’71, Titanic de sang et d’acier) s’en sort plutôt bien dans le rôle de cet homme solitaire. Mais ce n’est pas la première fois que Stephen Fingleton dirige le jeune acteur. Il l’avait déjà fait dans Magpie, un court-métrage qu’il a écrit et réalisé. The Survivalist semble surtout là pour nous rappeler que faire un bon film n’est pas forcément quelque chose qui demande beaucoup. Le réalisateur passe énormément de temps à suggérer les dialogues plus qu’à en écrire pour les personnages. C’est une excellente chose cependant. Durant la première partie du film, on arrive alors à voir la vie du Survivalist, ce qu’il fait au quotidien afin de survivre tout simplement. L’une des réussites de The Survivalist est la tension que le film parvient à créer au travers de scènes assez simplistes. On nous parle d’un quotidien dans la forêt en somme, mais c’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce film. On ne sait pas ce que cherchent les deux femmes, ce qu’elles vont trouver et ce qui va se passer à un moment donné mais j’aime bien le fait que le danger soit constamment présent, créant ainsi une tension qui va nous suivre jusqu’au bout du film.

Bien que The Survivalist soit par moment assez cruel et même violent, il parvient surtout à nous rappeler qu’il y a des être humains derrière eux et que l’instinct qui les régit est toujours important lui aussi. Ce qui est d’autant plus intéressant là dedans c’est que le héros ressemble à n’importe qui qui aurait cherché à survivre. C’est un pari, risqué certes, mais qui s’avère assez intéressant finalement. Grâce à un rythme étonnant et malgré quelques longueurs (oui, c’est le lot de ce genre de films je suppose), The Survivalist reste intense jusqu’au bout sans jamais nous donner envie d’abandonner en cours de route. De plus, le décor est assez exotique dans le sens où l’on a rarement l’occasion de se penser sur des histoires dans des forêts, où l’humanité a presque totalement disparu et où l’instinct de survie primaire semble être le seul motif de survie. Dans le même genre, La Route était tout de même beaucoup plus réussi.

Note : 7.5/10. En bref, une agréable surprise venue de nulle part.

Date de sortie : inconnue

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