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Critiques Séries : Bosch. Saison 2. BILAN.

18 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Bosch

Critiques Séries : Bosch. Saison 2. BILAN.

Bosch // Saison 2. 10 épisodes.
BILAN


Alors que Bosch est déjà renouvelée pour une saison 3 (ce qui est en soit une bonne nouvelle), la série continue les péripéties de notre très cher héros, Harry Bosch. Toujours basée sur les romans de la saga Harry Bosch de Michael Connelly, la série délivre donc du policier très classique mais sérieusement efficace. La saison 2 est dans la lignée de la première saison dans son approche, mais brille par sa capacité à surpasser la saison 1. C’est d’une simplicité débordante au premier abord mais cela s’avère être plutôt intelligent et efficace sur le fond. La série traite de la personnalité de son héros en profondeur, de sujets complexes (comme la mort du fils d’Irving) aux sujets les plus diverses (l’histoire d’Eleanor Wish, celle de Veronica Allen que l’on va suivre tout au long de la saison, ou encore Carl Nash et son moment de grâce sur ce parking de banque). Au fil des épisodes, Bosch brille par sa constance. La série donne des éléments aux personnages et ces derniers tentent alors d’en faire quelque chose. Je pense que cette saison 2 est pile poil ce que True Detective aurait dû être dans sa saison 2. La saison a appris des erreurs de la première, délivrant ainsi du drame complexe au milieu d’éléments narratifs de séries policières assez classiques.

La saison 2 se concentre donc sur une affaire de serial-killer qui a de la matière à nous offrir d’épisodes en épisodes. Avec seulement dix épisodes, la saison 2 est assez maigre, mais derrière ce policier procédurier néo-classique se cache un héros qui reste rasé de près, quoi qu’il en soit. Tout est de la vieille école avec un vrai éclat de modernité qui vient rappeler que l’on n’est pas dans une vieille série. L’arrivée de Veronica Allen (incarnée par Jerk Ryan) dans le rôle de la veuve faussement éplorée d’un blanchisseur d’argent sale. La série fait d’elle un personnage important dès le premier épisode. On comprend tout de suite que le but n’est pas de rigoler, mais au contraire de suivre avec attention chaque moment important de la vie de ces personnages. Comme dans toute saga procédurale classique, la clé pour résoudre le crime initial passe par un labyrinthe de conspirations et de corruption, mis en place au travers de trahisons personnelles, de rivalités inter-agences, etc. Il y a quelques scènes particulièrement brillantes dans Bosch comme la scène de prise d’otages qui ressemble énormément (ou en tout cas est très digne) de ce que Michael Mann a pu faire dans le genre avec Miami Vice. Sans compter cette scène de tirs croisés sur le parking d’une banque. L’un de mes épisodes préférés de la saison est l’épisode 5 de la saison, mis en scène par Ernest Dickerson (The Wire, Treme) qui parvient à retranscrire quelque chose que d’autres n’ont pas réussi.

En effet, la saison 2 de True Detective n’avait par exemple pas réussi à être aussi fascinante que cet épisode de Bosch peut l’être. Amazon démontre donc encore une fois qu’elle a su faire le bon choix en misant sur Bosch. Ce n’était pas tout de suite visible quand on a vu le premier épisode de la série il y a un an et demi mais c’est d’autant plus visible dans cet épisode. La série se déguste au fil des épisodes, délivrant d’épisodes en épisodes sans problème. J’ai enchaîné les 10 épisodes sans problème en presque une seule journée. Je m’en suis vraiment étonné moi-même. Bosch n’est pas la série policière classique que l’on pouvait s’attendre à voir au premier abord. Elle s’avère beaucoup plus complexe que l’on ne pourrait l’imaginer. L’une des révélations de cette saison est Lance Reddick. Ce dernier était déjà présent l’an dernier mais la mort de son fils dans la seconde partie de la saison a véritablement créé quelque chose autour d’Irving. Ce personnage que l’on prenait pour un personnage secondaire est aujourd’hui beaucoup plus intéressant. Pendant ce temps, c’est Eleanor Wish qui subit un peu les conséquences de la mise en avant d’autres personnages. Sarah Clarke est donc au second plan avec quelques belles mises en lumière malgré tout.

Ainsi, en trouvant une nouvelle façon de raconter son histoire, avec une aventure de serial-killer qui vaut réellement le coup d’oeil, Bosch m’a fasciné à certains moments. Bosch est donc une série qui a encore des surprises dans son sac. Je suis plus que jamais curieux de voir ce qu’ils ont en stock pour la saison 3. Etant donné que la série est basée sur des romans, je me demande s’il n’y en a pas encore en stock quelques bonnes histoires. Michael Connelly est quelqu’un qui écrit du policier classique mais il est très bon dans ce qu’il fait. Le créateur de Bosch semble avoir compris le personnage et arrive à en faire quelque chose de vraiment sympathique.

Note : 7.5/10. En bref, une saison 2 efficace avec quelques beaux moments de grâce.

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