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Critiques Séries : Guilt. Saison 1. Pilot.

16 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Guilt

Critiques Séries : Guilt. Saison 1. Pilot.

Guilt // Saison 1. Episode 1. Pilot.


ABC Family oups… Freeform semblait avoir abandonné les formats du genre de Guilt. En effet, c’était la bonne époque des Pretty Little Liars, The Lying Game et j’en passe. En revenant à ce genre de format, cela ne veut pas pour autant dire que la chaîne fait un pas en arrière mais se souvient surtout de ce qui accrochait ses téléspectateurs. Mais l’histoire de Guilt est avant tout inspirée d’une histoire vraie, celle du meurtre de Meredith Kercher en 2007. Raffael Sollecito, un étudiant italien était alors co-accusé de ce meurtre avec Amanda Knox, une étudiante américaine et une des colocataires. Bien que Knox ait été acquitté, tout cela s’était transformée en une affaire assez sensationnelle à l’époque. Cela avait fait donc beaucoup de bruit. Ce que je me demande c’est jusqu’où Guilt sera fidèle à l’histoire que l’on a pu suivre dans la presse il y a de ça presque dix ans maintenant. De toute façon, Guilt est le genre de série qui ne croit pas en ses téléspectateurs et pense donc que l’on n’a pas envie de voir la vie de personnages qui ne cachent rien. Tout le monde sans exception ou presque dans ce premier épisode semble cacher un lourd secret. C’est un peu trop dans le sens où le mystère principal se suffit à lui-même, le reste peut très bien se concentré sur des éléments dramatiques d’un tout autre registre.

Quand sa sœur Grace devient le suspect numéro un dans l'affaire du meurtre de sa colocataire, Natalie met sa vie à Boston de côté pour venir la défendre et la soutenir. Aidée par l'avocat aux mœurs douteuses Stan Gutterie, elle va devoir remettre en question l'innocence de sa sœur tout en essayant de démêler le vrai du faux dans un Londres pas si glamour qu'il n'y paraît.

Mais non, Nichole Millard (Maxi papa) et Kathryn Price (Maxi papa) utilisent alors pas mal de ressorts narratifs que l’on a l’impression d’avoir déjà vu ailleurs. Dès que le pilote est terminé, on a l’impression d’avoir ingurgité une saison complète de choses ici et là, perdant ainsi un peu le téléspectateur. Le but était de suivre l’affaire du meurtre de la colocataire ? Apparemment non, cela devient un élément narratif assez secondaire. Il y a alors des tas de conspirations que l’on nous étale comme l’on beurre sa tartine le matin. Généreusement. Si dans un sens il est bien d’avoir des tas d’intrigues à suivre tout au long des dix épisodes de la saison, c’est dommage de tout lancer aussi tôt car comme beaucoup de séries de la chaîne, si elle est renouvelée elle va avoir énormément de mal à tenir le rythme car le renouvellement va lui donner une certaine confiance que les téléspectateurs vont rester là. Mais ce genre de séries ne se rend compte que trop tard de tout cela et c’est justement ce qu’il y a de plus problématique à mon goût. D’un point de vue narratif, Guilt est donc un peu une salade composée de choses pas toutes passionnantes. Je pense que Guilt manque aussi le fait que cela aurait pu être terriblement fun.

Sauf que ça ne l’est pas car la série veut encore une fois se prendre un peu trop au sérieux. A tord puisque justement ce qui aurait été une bonne idée, c’est de casser un peu les habitudes de téléspectateurs qui ont déjà été biberonnés à des séries du même genre comme Pretty Little Liars par exemple. En plus du mystère, il y a le frère irlandais pas très content de Molly et qui a envie de se venger, la façon dont les médias gèrent l’histoire, une série d’indices qui donne tout le monde (ou presque) suspect dans cette affaire et ce peu importe s’ils ont très éloignés. Si cela aurait été largement suffisant, la série nous offre encore tout un tas d’autres choses comme le professeur, un sex club façon Eyes Wide Shut et un membre de la famille royale britannique. Je suis sûr et certain que toutes ces intrigues ne vont pas être très bien suivies et conclues avec les pieds dans le dernier épisode de la saison. Le fait que Guilt n’a de cesse d’empiler des tas de choses sans nous donner véritablement envie d’aller beaucoup plus loin, est une grande déception. Reste alors l’envie de voir comment ils vont finir par adapter l’histoire vraie que cache Guilt.

Note : 4/10. En bref, quand un fait divers devient une série de Freeform, cela donne Guilt et ce n’est pas toujours très jolie-jolie.

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