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Critiques Séries : Mammon. Saison 2. BILAN (Norvège).

24 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Mammon

Critiques Séries : Mammon. Saison 2. BILAN (Norvège).

Mammon, la révélation // Saison 2. 8 épisodes.
BILAN


Au fil des épisodes, la première saison de Mammon s’est estompée et était devenue un peu moins bonne. Cette saison 2 suit alors le même chemin. Le point de départ est plutôt sympathique mais l’évolution qui est donnée derrière est légèrement décevante, loin des grands thrillers scandinaves que l’on connaît. Alors que la série n’a pas encore été renouvelée pour une saison 3, je ne suis pas sûr et certain d’en vouloir une. Pourtant, les perspectives sont bonnes étant donné la fin de cette seconde saison. Comme la fin de la première saison. Le thriller conspirationniste politique mettant en scène un journaliste ce n’est pas tout neuf et l’on a déjà connu des tas d’autres séries et films beaucoup plus efficaces dans le domaine. L’avantage de Mammon reste toujours son point de départ. Cette saison 2 cherche donc à donner un tout nouveau souffle à la série, pas toujours aussi bon que l’on aurait probablement pu le souhaiter. Subissant assez souvent les rebondissements grossiers, Mammon plonge dans le thriller simpliste qui ne cherche pas vraiment à surprendre son téléspectateur. On peut tout de suite souligner le fait que Mammon tente parfois d’être autre chose, notamment de par la thématique familiale qui traine grâce au personnage de héros que l’on nous donne, sans compter sur les espions qui viennent un moment mettre leur nez dans leurs petits papiers du héros (notamment dans l’épisode 2.07).

Le but de Mammon est de parler des conséquences que peuvent avoir parfois les révélations qu’un journaliste peut faire. En tout cas, c’était le point de départ plutôt sympathique de cette série avant qu’elle ne plonge dans les ressorts scénaristiques assez simplistes et qu’elle ne nous surprenne plus tellement à un moment donné. Le rythme de la série reste cependant efficace, notamment car il y a suffisamment de twists et de cliffanghers pour rester jusqu’au bout. Mammon est à prendre comme un divertissement sans trop de réflexion plus qu’à un pamphlet sur la politique truandée d’un pays, sur des conspirations réellement intéressantes à creuser. Non, Mammon est loin de tout ça. Le problème vient du fait que la série n’arrive pas toujours à équilibrer les choses et tombe alors dans certains clichés pour tenter de compenser le manque de scénario solide par moment. On sent que Mammon cherche à s’inspirer de temps en temps d’autres formats comme Millenium mais derrière ces inspirations manque encore une fois un peu de conviction. Sans compter que Mammon souffre alors de la comparaison et ce n’est pas la plus intéressante qu’il soit.

Au fil des épisodes, la série perd souvent le téléspectateur qui n’a alors plus qu’à se raccrocher à ce qu’il peut. Notamment des scènes d’action car derrière les scènes les plus importantes se cache des trucs brouillons. Du coup, reste alors l’ambiance, sombre comme il se doit, qui maintient le téléspectateur dans une vraie harmonie avec l’histoire et qui nous rappelle le meilleur des séries scandinaves, ce qui créé encore une fois un sentiment de déjà vu et inspire une comparaison. Peter Veras est un personnage emblématique, porté par un Jon Oigarden pas mauvais du tout mais il n’est pas forcément aidé par ce que les scénaristes veulent bien lui donner. Il y a notamment un épisode (le 2.04) où la série cherche à faire basculer son histoire dans sa seconde phase mais a énormément de mal à lancer les hostilités car l’évolution part dans tous les sens. Les révélations n’ont pas toujours de sens ou en tout cas ne sont pas toujours brillantes. Il y a pourtant de bonnes idées comme le voyage en Turquie qui nous sort réellement des sentiers battus. Cela change complètement le décor de Mammon et l’on a l’impression d’aller enfin à l’aventure, de quitter le terrain enfermé d’une série qui avait besoin du’n peu d’air frais.

Sincèrement, j’ai bien aimé le passage en Turquie, c’était presque beaucoup plus inspiré que beaucoup d’autres épisodes de Mammon. Cependant, je ne peux m’empêcher de continuer de voir dans mon esprit le pilote de la série qui était une petite pépite mais quand je vois ce que Mammon a est devenue par la suite, j’ai énormément de mal à imaginer que cela puisse être possible. Quoi qu’il en soit, Jon Oigarden reste le héros de cette série, peu importe la qualité des uns et des autres. Certains épisodes de cette saison 2 sont beaucoup plus mémorables que d’autres (notamment « Byzance », le 2.07). D’ailleurs, le 2.04 qui est celui sur le deuil national, est plus mémorables mais pas toujours pour les meilleures raisons. L’épisode aurait dû réellement donner un nouveau sens à la saison, ce que Mammon ne parvient pas à faire de la manière la plus judicieuse qu’il soit. Le fait que Erik Ulrichsen se retrouve à la place de Premier Ministre était une aubaine pour donner un nouvel élan à la conspiration mais il n’y a pas forcément beaucoup plus à en attendre derrière. Finalement, dans le registre de la série politique, Mammon a au moins le mérite de tenter de dépeindre le système politique norvégien et comment fonctionnent les partis dans ce pays sauf que ce n’est pas suffisamment creusé. A chaque fois Mammon revient à ses histoires un peu simplistes et c’est dommage.

Note : 4.5/10. En bref, malgré de bonnes idées, Mammon déçoit. Elle utilise tous les clichés pour raconter une histoire qui manque de profondeur.

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