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Critiques Séries : Roadies. Saison 1. Pilot.

19 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Roadies

Critiques Séries : Roadies. Saison 1. Pilot.

Roadies // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Cameron Crowe (Jerry Maguire, Presque célèbre) connaît très bien l’univers de la musique et de ses coulisses alors qu’il est à l’origine d’un culte aujourd’hui culte : Presque célèbre (2000) qui mettait en scène Patrick Fugit (aujourd’hui héros de Outcast) qui s’est retrouvé avec la chance d’écrire pour Rolling Stone Magazine une histoire sur un groupe de rock en devenir. Roadies est clairement une histoire de Cameron Crowe, pour le ton et la façon de dépeindre les personnages. Mais c’est un exercice forcément nouveau pour celui qui n’a jamais touché au monde de la série en dehors du pilote de Fast Times (1986), une comédie oubliée qui n’a connu que sept épisodes. Si Roadies n’est pas aussi fameux que Presque célèbre et que l’on devrait en attendre beaucoup plus, l’ensemble sait rester intéressant grâce à un solide casting composé entre autre de Luke Wilson et de Carla Gugino. Chacun fait de son mieux afin de nous donner envie de poursuivre l’aventure. Il y a des tas de personnages différents, des personnalités qui se rencontrent et s’entrechoquent. Pour autant, Roadies est surtout là pour apporter toute la bonne humeur que l’on connaît à Cameron Crowe dans ses films et personnages.

La vie des roadies, ces techniciens de l'ombre, ceux qui permettent aux musiciens de jouer chaque soir sur scène, quel que soit l'endroit.

Dans ce premier épisode, Cameron Crowe fait du Cameron Crowe. Faire de la musique un principe de vie est quelque chose que l’on a déjà vu dans Presque célèbre et qui s’avère être une bonne chose dans Roadies. Il en va de même de cette histoire de fan, Kelly Ann, incarnée par Imogen Poots. D’ailleurs, cette partie de la série est à mon sens la plus étrange, celle qui semble le plus déconnectée du reste et uniquement là pour apporter une dose de folie. Sauf que ce n’est pas ce qui donne envie de suivre tout l’épisode, mais bel et bien les petites mains qui aident derrière la scène. Fort heureusement pour nous, Roadies sait rester authentique et honnête avec nous. Elle ne cherche pas à nous tromper, à user de twists et autres effets narratifs afin de nous accrocher. L’attachement nécessaire est sensé se faire au fil des dialogues et de la mise en scène. Sauf que cela ne prend pas totalement. Disons qu’il manque un ingrédient à Roadies pour que l’on ait réellement envie de s’attacher à chacun des personnages. Je trouve qu’il manque donc encore de quoi nous attacher un peu plus, malgré toute la bonne humeur qu’il y a là dedans. Je pense sincèrement que le potentiel est fort, notamment car Bill et Shelli forment un bon duo.

Ce sont les personnages secondaires qui doivent donc encore faire leurs preuves. Comme Kelly Ann car je ne suis pas le plus convaincu que cela soit une bonne idée. Accessoirement, nous avons Reg qui ne fait pas vraiment d’étincelles, sauf dans une scène dans la seconde partie de l’épisode qui s’avère plutôt pas mal. C’est donc au travers de petits moments de ce genre là que Roadies tente d’être égale à elle-même ou en tout cas à l’univers de Cameron Crowe.

Note : 4.5/10. En bref, on méritait mieux de la part de Cameron Crowe. Ca a du coeur mais pas grand chose de plus.

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