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Critiques Séries : Submission. Saison 1. BILAN.

25 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Submission

Critiques Séries : Submission. Saison 1. BILAN.

Submission // Saison 1. 6 épisodes.
BILAN


Showtime voulait probablement son 50 Nuances de Grey. Elle a donc décidé de commander dans le plus grand des secrets Submission une série à l’allure de série Z produite avec les moyens du bord. Ce n’est pas spécialement la série la plus intelligente du monde et encore moins la plus intéressante. Elle brosse le portrait d’une femme qui découvre la soumission, sauf que le résultat est un peu trop étrange. On a l’impression que la série n’a pas les moyens d’être plus surprenante, plus osée. Du coup, elle reste très gentillette. Dans le monde du BDSM, je pense qu’il y a largement moins gentillet que ce que l’on voit dans Submission. La série n’est pas une représentation véritablement piquante d’un monde qui méritait quelque chose de plus acerbe, qui aurait de quoi faire parler. J’ai conscience que les Etats-Unis ne sont pas le meilleur endroit pour faire des séries parlant de sexe car il y a toujours une partie conservatrice qui fait que l’on ne peut pas tout oser. Mais Submission s’en moquait des conventions ou en tout cas elle aurait dû. Après tout elle est diffusée sur une chaîne câblée premium qui peut faire ce qu’elle veut. Elle aurait même pu être diffusée après minuit que cela n’aurait probablement pas été un problème. En tout cas, pas pour moi.

Depuis quelques années, il n’y avait plus vraiment de séries érotiques le soir aux Etats-Unis sur les chaînes du câble. Il y avait encore Cinemax il n’y a pas si longtemps que ça qui avait investi quelques millions dans plusieurs séries du genre sans succès puisqu’elles ont toutes disparu quand la chaîne a décidé de partir conquérir de nouveaux téléspectateurs avares de séries d’action comme Banshee ou encore Strike Back. Pour en revenir à Submission, c’est à se demander si au fond le but de Showtime n’était pas de faire revenir à la mode petit à petit les petites séries érotiques que l’on a désormais oublié. A la surface, Submission est exactement ce que l’on peut attendre dès que l’on a lu son pitch : un drame érotique sur l’aventure d’une femme qui passe d’un relation dans laquelle il manquait quelque chose à un nouveau monde excitant fait de domination. Elle n’aurait jamais pensé finir là dedans bien évidemment et c’est ça qui est sensé être excitant, la ménagère qui a lu 50 Shades of Grey et qui aimerait bien son Christian Grey. Submission se veut un peu plus proche de la réalité. Le Christian Grey n’est pas aussi impressionnant ici même s’il a des moyens.

Pour ce qui s’attendent à voir du 50 Shades of Grey tout craché alors ils seront forcément surpris car ce n’est pas totalement le cas non plus. Le créateur de la série, Jacky St. James n’est autre qu’un créateur, scénaristes et réalisateur de films porno. Il a même gagné des récompenses dans plusieurs cérémonies pour films pornos. Il voulait que sa série n’ait strictement rien à voir avec les romans d’E.L. James et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est le cas. Submission est un peu plus brute et ne cherche pas les minauderies dans les dialogues. Cela ne fait pas pour autant du scénario de Submission quelque chose de mieux travaillé. On sent que la série va droit au but, qu’elle ne veut pas passer par quatre chemins. St. James a fait ses recherches et n’avait pas envie de tomber dans les fioritures de 50 Nuances de Grey (même si au fond, Submission et le livre d’E.L. James se ressemblent un peu, ne serait-ce que pour le fait que Submission veut être l’antithèse). Ce que j’apprécie également contrairement au roman d’E.L. James c’est que Submission ne veut pas que l’on pense que le sexe sans relation BDSM est mauvais ou bien que tout le monde doit avoir des reports de domination et soumission. Du coup, le message reste que c’est bien de tester des nouvelles choses à condition que cela soit consenti par les deux parties et que cela bénéficie à chacune des personnes impliquées. Du coup, Submission reste une curiosité venue un peu de nulle part même si dans le fond elle n’offre rien de bien exceptionnel non plus.

Note : 4.5/10. En bref, Submission ne cherche pas à faire voyager son téléspectateur. Il y a presque un côté moral par moment qui en devient gênant. Mais l’idée de répondre à E.L. James dans une série n’est pas une si mauvaise idée que ça.

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