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Critiques Séries : The Detour. Saison 1. BILAN.

1 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Detour

Critiques Séries : The Detour. Saison 1. BILAN.

The Detour // Saison 1. 10 épisodes.
BILAN


L’une des choses les plus funs dans The Detour c’est que c’est pile poil ce qu’il fallait pour bien commencer l’été : une comédie avec une famille qui se retrouve dans un road-trip de tous les dangers. Accessoirement, la révélation de la fin de la saison vient forcément nous donner envie de voir la saison 2 (que TBS a déjà commandé). C’est une comédie sur les relations dans une famille, sur l’épreuve que peut être de partir en vacances et de faire des road-trip. Cela rappelle forcément tout un tas de comédie comme Bonjour les vacances (1983) et son reboot Vive les vacances (2015) sans compter des comédies plus dispensables comme Camping car (2005) et j’en passe. A la différence près que The Detour est tout de même un peu plus rugueuse et moins moralisatrice que je n’aurais pu l’imaginer au départ. Aidée par un casting sans failles, The Detour s’avère être une comédie assez intelligente et grivoise comme il se doit. Jason Jones et Samantha Bee (The Daily Show), ont su créer quelque chose de véritablement moderne, tant dans la façon de parler de la famille que dans la façon de créer des moments véritablement drôles. On pense à tout un tas de choses et The Detour est tellement de choses à la fois, peut-être un peu trop à certains moments ce qui lui fait défaut, mais ce n’est pas une comédie familiale de vacances habituelle.

Loin de là.

Samantha Bee et Jason Jones (ce dernier est aussi le héros, père de famille de la série), parviennent à maintenir une certaine forme d’illusion au départ avant de réellement nous présenter le contenu et le but de cette saison. Du coup, Nate (incarné par Jason Jones) et Robin (incarnée par Natalie Zea) partent avec leurs deux enfants en vacances, les jumeaux Delilah et Jared. Ce qu’il y a de plus étrange là dedans c’est la conclusion de la saison que je n’avais pas nécessairement vu venir. Je savais bien que Robin n’était pas forcément toute blanche comme neige mais The Detour ne cherche même pas à nous faire un retour sur les moments les plus étranges du personnage qui auraient pu nous conduire à venir à cette conclusion là. Mais The Detour se construit sur une certaine forme d’amertume, ce qui est dans une sens une très bonne chose là aussi. On se rapproche ainsi de références comme Arrested Development, mais Nate et Robin veulent (semble t-il) faire quelque chose de bien. Ils ont envie d’être de bons parents et d’élever de bons enfants, avoir une bonne relation saine, etc. Sauf qu’ils sont loin de réussir à faire tout cela bien entendu.

The Detour enchaine alors à sa façon les gags, les dialogues assez funs et surtout une petite réflexion bien sympathique en filigrane. C’est une série qui sait rester honnête avec elle-même ce qui est une très bonne chose. Et parfois, l’honnêteté est la plus inconfortable des qualités. Certaines choses qui fonctionnent (et ne fonctionnent pas) dans The Detour peuvent rapidement être discuter. Il y a donc des tas de retournements de situation, de sauts dans le temps, de flashbacks étranges, de secrets et de mensonges qui vont faire de The Detour une série différente. Ce n’est pas la comédie de tous les jours, elle se rapproche alors à certains moments de The Wrong Mans ou de comédies de ce genre là, osant raconter un voyage qui part en sucette avec son lot de personnages étranges rencontrés sur le chemin. Jason Jones a décrit la série lorsqu’il l’a présenté comme un Breaking Bad humoristique et bien que personne ne pense au fait que cette famille achète un camping car afin de cuisiner du crystal meth, la comparaison n’est pas si étrange qu’elle en a l’air non plus. Au fil des épisodes, The Detour semble être une référence à tellement de choses différentes qu’elle n’est plus la comédie qui était présentée au départ. C’est un vrai atout dans un sens, et un défaut dans un autre.

C’est un atout car de ce fait The Detour continue de nous séduire et de nous maintenir dans une ambiance de franche camaraderie assez fun. Mais c’est un défaut dans le sens où The Detour a du coup un peu de mal à nous donner une impression de cohésion entre les épisodes. Cela reste donc dommage en partie mais Jason Jones et Natalie Zea ont une vraie alchimie à l’écran que The Detour utilise de façon intelligente. Si The Detour est parfois un peu grivoise, fait grincer des dents, etc. elle n’a de cesse d’être intelligente, voire presque sophistiquée sur certains points. The Detour est donc drôle, parfois même comme les premiers films d’Adam Sandler ont pu l’être (avant que ce dernier ne parte dans des délires étranges). C’est donc une comédie stupide mais tout cela importe peu finalement. Les gens rient et je pense que c’est le principal.

Note : 7/10. En bref, une comédie barrée avec pas mal de qualités derrière tous les twists qu’elle présente et son humour parfois un peu bancal.

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