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Critiques Séries : The Fosters. Saison 3. Episodes 11, 12 et 13.

1 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Fosters

Critiques Séries : The Fosters. Saison 3. Episodes 11, 12 et 13.

The Fosters // Saison 3. Episodes 11, 12 et 13. First Impressions / Mixed Messages / If and When.


Parfois, c’est difficile de tenir ses promesses et de continuellement être une série qui ne tourne pas en rond. Si jusqu’à présent The Fosters a su rester captivante, c’est en grande partie car la série a toujours su trouver un personnage à qui se raccrocher en lui donnant les grandes intrigues et en laissant les autres évoluer petit à petit, chacun de son côté. Callie est donc depuis le début de la série l’un des personnages les plus importants et elle continue de l’être, malgré elle. Je trouve dommage que la série en fasse des tonnes avec Callie mais je ne peux m’empêcher de trouver aussi chez elle le fait qu’il s’agit du meilleur personnage de la série. J’aime Callie, malgré les faiblesses du personnage et tout ce que cela peut parfois impliquer. Avec ces trois épisodes, la série a à la fois réussi et manqué son retour. Du coup, Callie est toujours un personnage important mais dans « First Impressions », ce n’est pas son histoire que j’ai eu envie de retenir mais plutôt celle de Mike qui découvre que AJ cache un secret. J’ai bien aimé l’évolution de cette histoire même si au fond il n’y a rien de vraiment neuf là dedans non plus et que cela fonctionne sur tout un tas de facilités.

Ce que j’apprécie tout de même c’est le fait que The Fosters tente de donner de la place à d’autres personnages pendant que Callie se retrouve avec un investisseur intéressé par son site Internet. Franchement, on a connu mieux dans cette série. Mais Callie n’est jamais très loin quand il s’agit de conseiller les gens qu’elle aime ou encore de se retrouver au milieu d’un repas de famille. Même les autres personnages ont leurs intrigues comme Brandon approché par un recruteur de Juilliard ou encore Mariana qui lance sa campagne pour devenir déléguée. Peut-être que l’erreur dans cette seconde partie de saison pour le moment aura été de nous introduire dans « First Impressions » un nouveau personnage. Cette amie de Sharon n’apporte rien de neuf si ce n’est que The Fosters tente de faire du neuf avec du vieux (sans mauvais jeu de mots). Je pense que c’est un problème, surtout car la série tourne déjà très bien avec son lot de personnages et n’a pas besoin de Sharon et de son amie. Elle n’a pas besoin de beaucoup plus. Du coup, des scènes comme celle de Brandon et Callie à la fin de l’épisode ne dure que quelques secondes alors que cela aurait pu être une très jolie scène. C’est ce genre de moments que je recherche dans cette série car c’est ceux qui jouent avec mon attachement.

Enfin, il y a aussi un message assez touchant alors que l’acceptation de l’homosexualité n’est pas ce qu’il y a de plus facile. Mais là aussi la scène ne dure que quelques secondaires à la fin de l’épisode et les émotions n’ont même pas le temps de monter. Du coup, « Mixed Messages » a rapidement remis The Fosters dans sa narration la plus simpliste. Nous avons Callie menacée par quelqu’un qui connaît son secret avec Brandon (et forcément, ce dernier est un peu énervé d’apprendre que quelqu’un sait). C’est une grande partie de l’épisode qui se joue là dedans, pas toujours la meilleure non plus. Notamment car à la fin de l’épisode précédent, Stef apprenait une grande nouvelle terrible : elle est atteinte d’un cancer. Sharon n’est pas d’accord sur la façon dont Stef gère son diagnostic et cela peut se comprendre. Mais Sharon n’est pas le personnage que j’avais le plus envie de voir, ni même Stef. Cet épisode aurait clairement dû se concentrer sur Brandon et Callie et le fait que quelqu’un a révélé leur secret. C’est comme l’histoire de Stef finalement, qui devrait être beaucoup plus forte et riche en bons sentiments mais qui doit laisser tellement de place à d’autres personnages que du coup, on ne sait pas trop où est-ce qu’ils vont.

L’un des personnages que j’appréciais le plus avant que l’acteur ne décide de partir c’était Jesus. Remplacé par quelqu’un de nouveau, j’ai toujours autant de mal à me faire à l’idée que Jesus a changé. Mais peu à peu je tente de me faire à l’idée et si ce n’est pas maintenant, j’espère que cela sera le cas prochainement mais le nouveau Jesus n’est pas aussi mignon que le précédent. Au collège, les histoires continuent d’être plus drôles que vraiment intéressantes alors que la campagne de Mariana et Lexi part plus en sucette qu’autre chose. Je n’ai jamais été fan de ce genre d’intrigues dans The Fosters. C’est un peu comme les intrigues bébés, cela a tendance à me donner un peu d’urticaire mais bon, on ne peut pas en vouloir à The Fosters d’avoir au moins voulu tenté l’expérience. Enfin, « If and When », dernier épisode de cette salve, laisse couler la série. Jude passe du temps avec Jack, un garçon de famille d’accueil qu’il a rencontré à l’évènement de Callie. C’est mignon et cela permet peut-être à Jude de se changer un peu la tête. L’homosexualité de Jude est toujours quelque chose que j’ai aimé. Surtout que la série n’a jamais cherché à utiliser des poncifs pour raconter l’histoire de Jude.

Maintenant qu’il est officiellement un Foster (comme sa soeur Callie), Jude est beaucoup plus serein et mieux intégré. Son homosexualité ne pouvait pas être mieux acceptée que sous le toit d’une famille avec deux femmes lesbiennes en chef de famille. Stef et Lena font d’ailleurs partie de la beauté de The Fosters. Cette relation est différente des autres dans les séries familiales et adolescentes de ce genre là. Là où je suis moins d’accord c’est avec des intrigues comme celle de Brandon et Mat qui écrivent un musical basé sur Roméo et Juliette pour leur projet de lycée. Cela me rappelle les sombres heures de Switched at Birth et de ses petites idées d’arcs narratifs qui pourraient boucher les trous. Dommage. Finalement, dans ces trois épisodes il y a des choses à prendre et d’autres à mettre de côté mais la série ne se laisse pas toujours le temps de gérer les émotions de chacun alors que justement cela aurait pu être un élément fort qui m’aurait probablement plus accroché à ce que la série cherche à nous raconter.

Note : 6/10, 5.5/10 et 5/10. En bref, l’ensemble suit son chemin.

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