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Critiques Séries : Barracuda. Mini-series. BILAN (Australie).

26 Juillet 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Barracuda

Critiques Séries : Barracuda. Mini-series. BILAN (Australie).

Barracuda // Mini-series. 4 épisodes.
BILAN


Alors que les Jeux Olympiques vont battre durant plusieurs semaines au mois d’août, les australiens ont trouvés la parade sérielle. Ce n’est pas la première fois qu’une série cherche à mettre en scène une discipline à l’approche des J.O. et Barracuda fait donc partie de ces bonnes idées qui redonnent foi en la fiction australienne. Barracuda est adaptée du roman du même nom de Christos Tsoilkas et raconte l’histoire d’un jeune nageur gay dans les années 90. C’est loin d’être ce qu’il y a de plus facile, surtout à une époque où il n’est pas facile d’être gay et un univers qui est tout autant peu tolérant. Pourtant, de nos jours les choses ont beaucoup changé. Encore plus depuis que Tom Daley, l’un des nageurs fétiches de l’équipe d’Angleterre, a fait savoir qu’il était gay au monde entier et vu d’amour et d’eau fraîche avec un homme qui partage maintenant sa vie depuis plusieurs années. Au delà du héros, c’est avant tout l’obsession qu’il y a chez un sportif de toujours se surpasser et de repousser ses limites. Danny veut faire les J.O. alors il va tout faire pour s’en donner les moyens. Pour autant, Barracuda n’est pas non plus parfaite, laissant parfois quelques blancs entre de jolies séquences et freinant donc un peu le spectateur dans sa frénésie.

Danny Kelly est un nageur talentueux, élève dans une prestigieuse école privée de Melbourne dans laquelle il est entré grâce à une bourse d’études sportive. Mi-grec, mi-écossais et venant de la classe ouvrière, il tente de se faire une place dans un monde qui n’était au premier abord pas fait pour lui.

Réalisée par Robert Connolly (Paper Planes, Balibo) et créée par Belinda Chayko et Blake Ayshford, Barracuda n’est pas toujours intéressante ou en tout cas, elle ne sait pas toujours piquer notre curiosité là où il faudrait. Là où le roman semble palpitant, la série prend un tournant un peu plus rustre et long. Le héros est volcanique et pourtant, on a l’impression que Barracuda n’a de cesse de se retenir de le faire exploser. On ne sait donc pas vraiment ce que Danny pense, à mon grand damne. Peut-être qu’une voix off de Danny permettant de cerner ce qu’il pense aurait été la bienvenue plutôt que ces longues scènes de contemplations à la piscine qui sont belles mais n’apportent finalement rien de nouveau à l’histoire. Cela permet de confirmer que Danny est déterminé à aller aux J.O. mais franchement si ce n’est que pour cela c’est bien loin d’être suffisant. Danny doit dans un premier temps faire face à une équipe qui n’est pas très sympathique avec lui dans une école qui n’était pas celle dans laquelle il aurait dû finir étant donné qu’il ne fait pas partie de la jeunesse dorée. Tout cela inclut également Martin Taylor (incarné par Ben Kindon), un jeune homme qui va rapidement devenir son amant. L’homosexualité est traitée de façon très étrange par la série.

J’aime bien le fait que cela soit fait de façon calme, mais c’est justement presque trop calme. La façon dont la sexualité du héros influe sur sa vie de nageur est peut-être bien ce que je préfère là dedans. J’aurais adoré que l’on partage un peu plus aussi de ces moments entre Danny et l’entraîneur Frank Torma incarné par un Matt Nable parfait pour la tâche. Martin de son côté est pourtant l’opposé de Danny. Il vient d’une famille de la classe aisée avec une mère incarnée par Rachel Griffiths (cela fait plaisir de la retrouver depuis la fin de Brothers & Sisters) ou encore une soeur incarnée par Tilda Cobham-Hervey. Toute cette galerie de personnages nous permet d’entrer dans un monde complètement différent de celui de Danny et de celui de l’école. C’est un point de vue qui est assez bien exploité même si Barracuda aurait pu prendre le temps d’en faire un peu plus. Il faut dire qu’avec 4 épisodes il y a beaucoup de temps et très peu à la fois. L’auteur australien est connu pour un tout autre roman (qui avait également été adaptée) : The Slap. Les deux partagent une envie de plonger au plus profond de l’être mais en gardant aussi une certaine forme de distance. Barracuda était une bonne idée, parfois un peu bancale car la série souffre d’un manque de punch sur certaines séquences (notamment l’épisode 2).

C’est dommage car il y a de jolis moments mis en scène par un réalisateur inspiré. Tout ce qui se passe dans et au bord de la piscine est vraiment joli et bien construit. L’amour de l’eau, de la nage et du sport se ressent du début à la fin avec de jolis messages de tolérance (mais pas que ça non plus) ce qui permet de garder aussi de bons souvenirs d’une mini-série qui n’a pas tout réussi, mais qui donne envie d’aller jusqu’au bout découvrir ce qu’elle nous réserve en secret.

Note : 5.5/10. En bref, une petite série qui ne mange pas de pain et qui ne va pas suffisamment loin.

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cr 26/07/2016 15:22

" Tout cela inclut également Martin Taylor (incarné par Ben Kindon), un jeune homme qui va rapidement devenir son amant."

J'ai vraiment du rater un truc...et si t'as raison pire, j'ai rien compris.

Après le long baiser interrompu qu'ils échangent, je n'ai vu aucun indice qui prouve qu'ils ont une relation consensuelle.

Au contraire, je crois que Martin refuse cette idée. (même si on comprend que cela le torture. Notamment dans la scène où il assiste à la tv à la défaite de Danny).

Au delà du garçon qui n'assume pas son homosexualité, il y aussi, en lui, le compétiteur jaloux et l'enfant gâté qui méprise ceux qui ne sont pas de sa condition sociale et raciale".
C'est consciemment qu'il ne s'est pas rendu en Malaisie. Danny lui avait dit qu'il gagnait pour lui, qu'il avait besoin de lui pour gagner. (ce que le coach avait bien compris)

Le contexte historique et social s'impose. Il ne peut pas y avoir de réciprocité pour l'amour naïf et généreux de Danny.

dans ma version, j'ai noté 8/10 car c'est une très belle histoire d'amour et de destin contrariés.