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Critiques Séries : Dead of Summer. Saison 1. Episodes 3 et 4.

26 Juillet 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Dead of Summer

Critiques Séries : Dead of Summer. Saison 1. Episodes 3 et 4.

Dead of Summer // Saison 1. Episodes 3 et 4. Mix Tape / Modern Love.


Le moins que l’on puisse dire c’est que Dead of Summer ne repousse pas vraiment les limites du slasher et se contente de faire tout ce qu’un mauvais DTV pourrait faire. Cela se ressent dans tout un tas de séquences où la lourdeur des dialogues, la musique omniprésente, n’aident pas vraiment à s’imprégner de la chose. « Mix Tape » se concentre notamment sur le passé de Cricket. Aussi touchant que son histoire peut être, je n’ai pas été totalement convaincu du résultat pour autant. Alors que nos personnages préférés ont droit à une nuit de liberté, on revient sur le passé complexe de Cricket. Rien que de la voir écrire « Cricket is a slut » sur presque tous les murs du lycée n’était pas mal. Des mois avant Stillwater, Cricket avait des problèmes de poids. Au delà de ça, je trouve que l’épisode ne fonctionne pas vraiment comme il devrait. Même toute cette histoire de fuite, de flic, de course sur la route, etc. n’a pas vraiment de sens ou même d’intérêt. Cricket n’est pas un mauvais personnage, c’est juste que Dead of Summer n’en fait rien de véritablement neuf. On a l’impression d’avoir déjà vu tout ça. Sans compter que toute cette histoire de culte satanique dont Damon est le leader n’a pas spécialement fait son petit effet. C’est un problème dans cette série car elle tente des tas d’intrigues mais ne sait pas trop dans quelle direction aller pour parvenir à nous surprendre et nous accrocher.

Durant ces deux épisodes, je me suis donc pas mal ennuyé. Il y a tout un tas de séquences qui n’ont pas vraiment de sens, comme tous les membres de ce culte satanique balançant des chaussures dans l’eau. La main mystérieuse au fond du lac est probablement celle de Blotter. Qu’est-ce qu’il a vu ? Plus d’esprits ? Tout cela nous a alors laissé avec tout un tas de nouvelles questions, notamment quand le culte décide de tenter de tuer Cricket pour seconde zone. Pourquoi s’acharner autant sur une jeune fille qui a une vie malheureuse ? La direction que prend Dead of Summer est risquée mais pas spécialement excitante. Les flashbacks sont de bonnes idées afin de faire avancer l’histoire. Je crois que l’une des séquences les plus drôles de tout l’épisode est la « mort » de la fin de l’épisode par la foudre. J’ai eu l’impression de me retrouver dans un Sharknado tant le tout était terriblement laid. « Modern Love » ne change pas grand chose. Drew a des souvenirs terribles que la série compte bien utiliser à bon escient. Sauf qu’encore une fois Dead of Summer ne fait rien de bien excitant non plus. Pour Amy, alors qu’on la laissait entre la vie et la mort à la fin de l’épisode précédent, on découvre que finalement elle est toujours en vie. Comme un chat, elle a probablement neuf vies. Elle a pourtant sûrement ingurgité suffisamment d’eau pour se noyer mais après un jour (UN JOUR !) elle est de retour.

Si la cohérence n’est pas le mort d’un film d’horreur de seconde zone, Dead of Summer n’utilise pas le tout à bon escient (en tout cas pas dans le sens que j’attendais). A chaque apparition de Elizabeth Mitchell dans Dead of Summer, la série me donne l’impression qu’elle cherche une tête pensante, quelqu’un à qui se raccrocher dès qu’elle rame pour trouver de nouvelles histoires à raconter. Sauf que la directrice du camp n’est pas le personnage que j’attendais. Heureusement qu’il y avait Drew dans cet épisode. Parler de transexualité n’est pas ce qu’il y a de plus facile mais c’est en train de devenir quelque chose de vraiment intéressant dans le monde des séries. Sauf qu’au delà du propos, Dead of Summer se contente de faire dans la simplicité la moins intéressante possible. On se retrouve donc avec tout ce qui se fait de plus mauvais dans le monde des séries et c’est dommage. Finalement, Dead of Summer est toujours loin de la réussite. Au travers de ces deux épisodes on se rend compte surtout du fait que l’évolution de l’histoire principale est très étrange. On a l’impression que le fusil change constamment d’épaule.

Jessie - « Are you threatening me, Andrea? »
Drew - « Just making it clear we both have a secret. You keep mine, I'll keep yours... And it's Drew. »

Note : 3/10. En bref, toujours mou du genou malgré certaines bonnes intrigues.

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