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Critiques Séries : Esprits Criminels. Saison 11. Episodes 15 et 16.

27 Juillet 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : Esprits Criminels

Critiques Séries : Esprits Criminels. Saison 11. Episodes 15 et 16.

Esprits Criminels // Saison 11. Episodes 15 et 16. A Badge and a Gun / Derek.


Se concentrer sur Derek Morgan était un choix judicieux. C’est un personnage qui avait été trop laissé de côté depuis pas mal de temps par la série et je dois avouer que j’aime bien le résultat. Mais les problèmes de Morgan n’étaient pas vraiment ceux qu’il pensait être. La série a su créer de nouveau l’évènement grâce à ces deux épisodes, rappelant qu’elle reste une série policière importante avec tout ce que cela peut impliquer. Si « A Badge and a Gun » prépare le terrain, c’est « Derek » qui va faire le plus gros du boulot en mettant Derek en danger de mort, torturé et kidnappé comme il se doit. Mais « A Badge and a Gun » commence surtout avec une histoire de meurtres de femmes. Cela fait plaisir de retrouver Carmine Giovinazzo (CSI : NY) ici dans le rôle du tueur de la semaine. L’affaire était plutôt classique pour un épisode de Criminal Minds mais intéressante à suivre malgré tout. Nous suivons alors l’équipe dans sa mécanique qui va lui permettre de faire le profil du tueur et bien évidemment par la suite trouver qui il est réellement. Pour autant, j’ai trouvé que leur idée de mettre en scène une fausse scène de crime afin de créer un leurre était ambitieux. C’est la première fois que Criminal Minds tente ce twist narratif.

On savait cependant que cela ne pouvait pas fonctionner, uniquement car tout cela était mis en scène au bout d’un petit quart d’heure d’épisode. Il restait 30 minutes. Si le méchant était coincé au début de l’épisode, que serait-il advenu du reste ? Le téléspectateur j’aurais alors pas eu de raison de rester dans les parages (même si au fond Criminal Minds aurait très bien pu conclure le tout au bout de 20 minutes et ensuite lancer le kidnapping de Derek). Par rapport à ce à quoi Criminal Minds nous habitue depuis des années maintenant, cette affaire de la semaine restait donc routinière mais divertissante malgré tout. Il n’y avait rien de neuf et quand en parallèle il y a toute l’histoire de Morgan qui prend forme, forcément on ne peut que se demander ce qui va se passer pour lui et le cas de la semaine passe au second plan. Cet épisode est aussi l’occasion de voir de nouveau l’Agent Colfax incarné par Marisol Nichols (NCIS) dans Criminal Minds. Ce retour était le bienvenu et rappelle encore une fois que la série a déjà invité tout un tas de guests par le passé. Mais mon épisode préféré reste « Derek ». Je dirais même que « Derek » est l’un de mes épisodes préférés de Criminal Minds depuis un sacré bout de temps.

D’une part grâce à Danny Glover. Ce dernier est apparu dans le rôle du père de Morgan : Hank. Il apporte une dose d’émotions à laquelle je ne m’attendais pas du tout mais en plus de ça, l’acteur s’est parfaitement intégré à l’histoire et l’univers de Criminal Minds. Danny Glover est un acteur connu mine de rien et ce même s’il n’a plus de grands rôles depuis quelques années. Mais il a su se faire ici une place, sous la direction d’un Thomas Gibson plus inspiré que je n’aurais pu l’imaginer derrière sa caméra. C’est pourtant le genre d’épisodes que j’aurais plutôt confié à Matthew Gray Gubler pour la mise en scène mais Thomas Gibson a appris de certaines erreurs passés. Le kidnapping de Derek joue comme une course contre la montre. Breen Frazier n’en est pas à son coup d’essai. Le scénariste a déjà écrit pour Alias et accessoirement d’autres épisodes de Criminal Minds et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont su quoi faire pour éviter de créer une certaine forme de redondance. C’était donc avec un épisode intelligent, intense et surtout émotionnellement riche que Criminal Minds a tenté de se renouveler et de nous proposer quelque chose de neuf.

La torture est le leit motiv de Criminal Minds. La série adore parler de torture et surtout torturer ses personnages mais je crois que c’est assez rare que cela arrive à Derek. Ce dernier est plus souvent dans le feu de l’action que la victime mais il fallait bien qu’un jour Criminal Minds tente de briser ce personnage en milles morceaux afin de voir ce qu’il cache derrière son petit coeur tendre. Morgan est le candidat parfait qu’il fallait pour ce petit jeu sadique et la série nous le rend bien. Finalement, Criminal Minds parvient à nous offrir un divertissement assez efficace grâce à l’histoire de Derek. Le cas de la semaine du premier épisode était cependant un peu trop facile et classique pour réellement surprendre.

Note : 5/10 et 8/10. En bref, « Derek » est probablement mon épisode préféré de la saison.

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