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Critiques Séries : Wynonna Earp. Saison 1. BILAN.

15 Juillet 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Wynonna Earp

Critiques Séries : Wynonna Earp. Saison 1. BILAN.

Wynonna Earp // Saison 1. 13 épisodes.
BILAN


En se diversifiant, Syfy tente des tas de nouvelles choses avec ses séries. Wynonna Earp fait partie de ces nouvelles idées, plutôt bien trouvée sans pour autant que la saison soit totalement réussite. Au fil des épisodes, on se rend compte par moment de l’incapacité de la série de servir un spectacle digne de ce nom, probablement à cause des moyens de Syfy qui ne sont pas ceux d’une grande chaîne. Pour autant, Wynonna Earp semble aller dans la bonne direction, notamment pour son héroïne qui tout au long de la saison est une femme forte, habile, qui parvient à mener sa barque intelligemment. La série a du boulot à faire tout de même si elle est renouvelée pour une saison 2 (et ce n’est pas gagné). Créée par Emily Andras (Lost Girl), cette dernière connaît les personnages de femmes qui mènent les hommes et qui sait conduire une histoire. C’est donc un choix intéressant pour elle que d’avoir adapté les comics de Beau Smith et Joyce Chin. Wynonna Earp n’est pas une série fantastique comme les autres, empruntant notamment des éléments au western. Si ce n’est pas nouveau (d’autres séries de SF ont des éléments de western, Firefly étant le plus belle exemple qu’il soit), je trouve que le résultat est au rendez-vous dès que la série sait se donner à fond.

Surtout que Wynonna Earp a trouvé la bonne personne pour le boulot. Melanie Scrafano est une actrice malléable avec cette petite histoire, une présence autoritaire qui donne un ton à Wynonna Earp. Elle sait jongler entre les moments les plus calmes du personnage et les références parfois étranges que le western demande ici. Elle a une palette d’expressions qui permet de donner à l’héroïne une personnalité différente de ce que l’on a pu voir notamment dans Lost Girl (à laquelle je n’ai jamais accroché, malheureusement). Le casting est réussi, et toujours prêt pour faire le boulot demandé. C’est important d’avoir un bon casting dans ce genre de séries, capable de faire des tas de trucs différents. Dominique Provost-Chalkley, qui incarné Waverley, la jeune soeur de Wynona, est elle aussi charmante. Elle a un charme terriblement différent de ce que l’on a pour habitude de voir dans ce genre de séries. De ce fait, si visuellement Wynonna Earp n’est pas impressionnante, elle se raccroche à une palette intéressante de personnalités grâce à un casting qui a du chien. Si parfois cela semble être un peu trop procédural (et c’est justement l’un des défauts de Wynonna Earp), la quête de l’héroïne aurait très bien pu sortir tout droit d’un spin-off éloigné de Supernatural.

On a une aventurière, qui combat, qui est capable d’émotions et qui sait nous transporter au travers de son histoire personnelle. Même si l’aspect surnaturel de Wynonna Earp n’est pas spécialement exceptionnel, c’est une série qui aime faire des clins d’oeil à ses influences de façon plutôt logique et c’est une très bonne nouvelle. Notamment des références à Buffy ou même Sleepy Hollow. C’est une série qui sait ce qu’elle fait, même si elle n’a pas l’ampleur nécessaire (pour le moment) pour devenir une bonne série de SF que l’on a envie de suivre de longues années durant. Mais l’univers a du potentiel, sortant même du fait que Wynonna Earp est adaptée de comics ce qui change de certaines adaptations qui suivent scrupuleusement un protocole prédéfini. Notamment au cinéma. Dès que Wynonna Earp a de l’espace pour faire ce qu’elle veut et qu’elle reste donc la liberté, elle est capable de beaucoup plus et surtout de nous surprendre. Si Syfy a la volonté de faire de Wynonna Earp quelque chose alors elle doit lui donner une seconde saison et la laisser grandir. Elle a tellement de potentiel encore en elle qu’elle n’a pas tout couché sur 13 épisodes. La difficulté sera cependant d’aller au delà de ce qui a déjà été fait avec le matériel qu’il y a (et je pense des comics bien entendu).

Note : 5.5/10. En bref, une agréable surpris qui est parfois trop enfermée. Son casting, réussi, aide souvent la série à sortir des sentiers battus. Une curiosité sortie presque de nulle part qui pourrait mérité un coup d’oeil.

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