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[CLASSEMENT] - 17 - American Horror Story : Hotel (Saison 5)

20 Août 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Classement 2015-2016

[CLASSEMENT] - 17 - American Horror Story : Hotel (Saison 5)

J’entends déjà au loin les railleries sur le fait que je réintègre American Horror Story dans mon classement et encore plus à cause de la place que je suis en train de lui donner. Bien des téléspectateurs ont été déçu par la saison 5, mais moi non. Non, cela n’a rien à voir avec le fait que j’ai beaucoup d’admiration pour Lady Gaga, mais plutôt car la saison 5 de American Horror Story est certainement la meilleure saison de la série pour bien des raisons. Il y a toujours l’angle parfois un peu étrange qui laisse à penser que la série noie le poissons mais elle parle de tout un tas de thématiques, associées à des références horrifiques, qui rappelle les meilleures heures d’Asylum. Il faut dire que les saisons qui ont toujours le mieux fonctionner dans American Horror Story ce sont celles qui se déroulent dans des lieux clos. Après la Murder House (saison 1) et l’Asylum (saison 2), la série s’était légèrement égarée. Elle revient ici dans un Hotel, un lieu parfaitement construit et au visuel somptueux. Brad Falchuk et Ryan Murphy se sont donc posé les bonnes questions cette année, avec une vision parfois plus légère d’un monde qui avait tendance à en faire un peu trop. L’une des réussites de cette saison 5 n’est pas seulement le lieu, c’est aussi le casting.

Alors que l’on avait pour habitude de voir les mêmes têtes en tête d’affiche, cette année Wes Bentley et Lady Gaga parviennent à changer un peu le monde de la série et la perception parfois un brin répétitive que l’on pouvait avoir (Jessica Lange n’apportait plus rien de nouveau par exemple malgré son talent sans faille). Lady Gaga, derrière son jeu froid et sévère apporte une vraie notion horrifique à la série. En plus de ça, elle s’avère être une vraie porte parole de la voix féminine. Plus féministe que jamais, American Horror Story est en train de devenir plus mature et les créateurs et scénaristes apportent alors des réflexions plus intéressantes à un univers qui avait tendance à tourner à l’auto-parodie lors de ses deux précédentes saisons. Moins de gimmicks de mise en scène également permettent de se construire sur les personnages, les décors et moins sur des effets de style inutiles. Certes, il y a toujours quelques ratés, mais l’ensemble fonctionne. Mon personnage préféré sera probablement celui de Liz Taylor incarné par un Denis O’Hare méconnaissable. C’est probablement le rôle de sa carrière (ou l’un des rôles de sa carrière). Il brille de milles feux et apporte une âme à une série qui commençait à en manquer terriblement. L’espoir de voir une saison 6 d’aussi bonne facture se présage, en grande partie car Ryan Murphy semble avoir compris avec la saison 5 que American Horror Story n’était pas une comédie de comptoir mais un terrain de réflexion au travers du prisme horrifique.

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