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Critique Ciné : 13 Hours (2016)

7 Août 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : 13 Hours (2016)

13 Hours // De Michael Bay. Avec John Krasinski, James Badge Dale et Max Martini.


Tout le monde connaît ou a entendu parlé de l’attaque de Benghazi sur l’ambassade américaine le 11 septembre 2012. En ce jour symbolique pour les américains et onze ans après les attentats du 11 septembre, des forces se sont rebellées en Libye. A l’issue, on déplore la mort de plusieurs agents de la CIA, de soldats mais également la mort de l’ambassadeur et de son conseiller. Si cette histoire de vous dit rien, je vous conseille de regarder 13 Hours et si vous la connaissez déjà, je vous conseille aussi de regarder 13 Hours. Michael Bay est un réalisateur tourmenté. Moi qui aime beaucoup son cinéma, on sent ici le film personnel. Il n’a pas fait de grosses recettes dans le monde entier mais c’est un très beau film de guerre qui nous plonge au coeur de cette histoire comme si nous y étions avec la dose de patriotisme qu’il faut et la dose d’action que cela méritait. En adaptant le livre de Mitchell Zuckoff, Michael Bay ne lésine pas sur les moyens (sûrement payés grâce aux recettes du dernier Transformers). En laissant le scénario à Chuck Hogan (The Strain, The Town), il s’est assuré un savoureux mélange avec son lot de bonnes surprises et c’est en grande partie pour cela que 13 Hours fonctionne aussi bien.

Benghazi (Libye), 11 septembre 2012. Face à des assaillants sur-armés et bien supérieurs en nombre, six hommes ont eu le courage de tenter l’impossible. Leur combat a duré 13 heures. Ceci est une histoire vraie.

Dans le genre, 13 Hours m’a énormément fait penser à La chute du Faucon Noir de Ridley Scott qui est déjà un très solide exemple de ce qu’est un bon film de guerre pour moi. Michael Bay est un réalisateur de talent et il a ici l’occasion de le démontrer. Il met tout cela au service de grandes séquences d’échanges de tire, de bombes qui explosent, mais aussi de bons sentiments toujours dans la retenue. 13 Hours rend aussi un hommage à ces hommes qui se sont battus pour sauver l’honneur américain (et accessoirement l’ambassadeur sans malheureusement y parvenir). En termes de mise en scène, rien à redire le papa sait très bien ce qu’il fait et n’a besoin de personne. Si l’on retrouve certains gimmicks, ce que j’ai également apprécié c’est la façon dont 13 Hours parvient à nous faire passer un agréable moment. Au delà de ça, quand on sait que tout cela est l’adaptation d’une histoire vraie, on est beaucoup plus compatissant avec ce qui se passe. J’ai beaucoup aimé d’ailleurs le fait que Michael Bay respecte tout le monde dans le film et ne cherche pas à faire des personnages caricaturaux et au contraire, apporte de la profondeur au récit grâce à l’histoire personnelle de chacun des personnages et l’implication que cela peut avoir pour eux.

Ainsi, les ennemis ne sont pas juste des ennemis. 13 Hours justifie très bien le propos qu’ils tentent de porter. Sans compter que le film ne cherche pas à faire d’amalgame (alors qu’actuellement on a tendance à entendre ce genre de choses dans la presse et dans le monde), choisissant un point de vue sans nécessairement tuer l’autre. Au delà de la mort de l’ambassadeur, 13 Hours retrace surtout le chaos dans lequel le pays a été plonger après la chute de Khadafi. John Krasinski change de registre pour le meilleur. J’avais pour habitude de le voir dans des registres plus romantiques ou comiques mais il porte très bien cette sacrée histoire. Finalement, 13 Hours est donc une traversée détonnante et brillante qui vient montrer la vraie étendue du talent de Michael Bay.

Note : 9/10. En bref, Michael Bay délivre ici un film tout en retenue et intelligent sur un fait survenu en Libye en 2012.

Date de sortie : 30 mars 2016

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